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Que les personnes en quête d´optimisme et de bonne humeur passent leur chemin.
Aujourd´hui, après le Nutella aux bonnes noisettes et au méchant DEHP (voir aussi l'article original sur le blog d'Abonéobio), nous parlerons du non moins méchant bisphénol A (BPA) - et on ne peut pas dire que le sujet donne une folichonne envie de sourire.

Avant toute chose, histoire de partir sur de bonnes bases, voici la définition du bisphénol A donnée par l´ami Wiki :
« Le bisphénol A (BPA) est un composé chimique issu de la réaction entre deux équivalents de phénol et un équivalent d'acétone, dont la toxicité sur le corps humain est en débat.»

Et bien ca y est ! C´est officiel ! Nous pouvons désormais changer le temps employé dans la définition. Depuis hier, ce n´est plus en débat. C´était !

En effet, mardi 27 septembre, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a rendu public deux rapports qui avancent de façon catégorique les dangers de ce produit de synthèse largement utilisé dans la fabrication des plastiques.

La première étude - cherchant à disposer d'une vision globale des effets sanitaires du BPA – a permit d´affirmer l´urgence de limiter l'exposition au BPA des populations les plus sensibles.
C´est désormais un objectif "prioritaire", vu ses effets "avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, même à de faibles niveaux d'exposition".

La chose ne serait être aisée, car ce satané BPA se trouve partout !

En effet, un deuxième travail – visant à recenser les utilisations du BPA – conclut que "près d'une soixantaine de secteurs d'activité potentiellement utilisateurs de bisphénol A en France ont été identifiés".
La liste que voici est longue comme un jour sans pain (ou sans poison) : emballages alimentaires, lunettes et lentilles de contact, CD et DVD, câbles, mastics, adhésifs, électroménager, optiques de phare et pare-chocs, articles de sport, appareils médicaux, revêtements de sol, vernis et peintures, encres d'imprimerie...

Nous pourrions cependant être tentés de penser que seuls les emballages alimentaires représentent un danger pour l´Homme.
Et bien pas du tout ! Notre peau, perméable, absorbe bel et bien ce perturbateur endocrinien qu´est le BPA.

Ainsi, trois catégories d'effets "suspectés" sur la santé humaine ont été retenues, touchant à la fertilité féminine, aux pathologies cardiovasculaires et au diabète.
Les effets "avérés" chez l'animal sont au nombre de sept, parmi lesquels l'avancement de l'âge de la puberté, l'augmentation de la survenue de kystes ovariens et de lésions sur la glande mammaire, l'altération de la production spermatique…

Le rapport conclut également que la dose journalière admissible (DJA), fixée au niveau européen à 0,05 milligramme par kilo de poids corporel et par jour pour le bisphénol A, ne constituerait pas réellement un seuil de protection contre les effets du composé chimique.
Suite à ces rapports, la réaction de l'Autorité européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) est particulièrement attendue. En effet, en septembre 2010, l'EFSA avait estimé qu'aucun élément scientifique ne rendait nécessaire d'abaisser la DJA pour le bisphénol A.

Par ailleurs, "un étiquetage systématique de tous les produits contenant du bisphénol A quand il y a un contact du produit avec les populations" a été proposé par la ministre de l'écologie.

Ce ne peut en aucun cas être suffisant. Il est urgent que les grandes instances interdisent tous types de poison, même en dessous du seuil admissible (Ridicule - "On s´empoisonne ?" - "Oui mais doucement alors...").
Ces perturbateurs endocriniens (BPA, phtalate, aspartam…) ne peuvent continuer à entrer dans la composition de produits, quels qu´ils soient, si cela représente un danger concret, même minime, pour l´Homme.
Cela tombe sous le sens non ?

En attendant des changements globaux, nous ne saurons que vous conseiller, au moins d´un point de vue vestimentaire, de vous vêtir en Quat´rues (On ne perd pas le Nord s´il vous plait).
Des vêtements en coton biologique avec des sérigraphies aux encres à l´eau. Le tout labellisé GOTS (Global Organic Textil Standard) et issu du commerce équitable.
Qui dit mieux !?


Sources (en plus des liens intégrés au texte) :
Site de l´ANSES, Wikipédia, Le Monde , Naturenews
Compléments d'informations :
"Les emballages plastiques sont-ils dangereux pour la santé ?" chez Eco-Wizz