Léa et Tom vivent et travaillent en Ariège. Faute de trouver un logement, ils décident en 2007 de s’installer sous une tente, une yourte.

En échange du défrichage et de l’entretien de la parcelle, un propriétaire toulousain leur prête son terrain en friches au milieu des bois. Ils fabriquent alors une yourte en laine et en bois

Ils entretiennent ainsi la parcelle et mettent en valeur le lieu, créant des terrasses pour cultiver un potager et un jardin d’agrément...

Après plusieurs mois de travail, le bilan est très positif : Tom et Léa ont créé un habitat bien intégré au paysage et leur impact écologique est quasi-nul sur un site dont la biodiversité a été recréée.
Ils vivent et travaillent dans le plus grand respect de la nature et sont bien intégrés localement, accueillis et soutenus par le maire et les habitants de la commune. Ils se sont inscrits sur les listes électorales et ont demandé à payer les impôts locaux.

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Mais ceux qui vivent dans une yourte n´ont pas forcément de pot (j´ai pas pu m´empêcher, même si c´est très facile). La DDEA (Direction Départementale de l’Environnement et de l’Agriculture) a porté plainte contre Tom et Léa.
Leur délit : avoir choisi d’habiter une tente (une yourte) plutôt que de crever de froid dehors.

Malgré la grave crise du logement, le 9 février 2010, ils ont été condamnés par l’État en correctionnelle à la destruction de leur habitat sous deux mois, 600€ d’amendes et 10€ de pénalités par jour de retard. La DDEA fonde sa plainte sur le code de l’urbanisme pour défaut de permis de construire.
Or, il s’agit d’une tente en toile qui ne laisse aucune empreinte durable sur le sol. On ne construit pas une tente, on ne détruit pas une tente : on monte et démonte ! Ce dossier pose le problème du Droit au logement, en particulier du droit des personnes aux revenus modestes dans un contexte de crise économique grave.
Il pose aussi le problème du Droit du travail, du droit à s’abriter quand on participe à la richesse locale par son travail.

Ainsi, Léa et Tom réclament la relaxe et le droit de vivre dans leur yourte.
L´audience est prévue le 17 février 2011 à la cour d´appel de Toulouse.

Vous pouvez les soutenir en signant la pétition que vous trouverez sur le site Halem (Habitants de Logements Éphémères ou mobiles, qui détaille aussi davantage l´affaire).
Vous pouvez aussi télécharger la pétition papier et la faire signer autour de vous.

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