samsung sa me sidere
J’ai mis longtemps avant de me décider à changer mon vieux portable contre un « smartphone ». Le fait qu’il soit intelligent me faisait peur (smart = intelligent. Si si !). Et puis toujours ce souci de ne pas consommer pour consommer.
Finalement, il y a trois moi de cela, mon vieux cellulaire a rendu l’âme (tant et si bien qu’un portable non intelligent en ait une) et le temps était venu d’acheter un fameux smartphone.

Faisant quelques recherches pour orienter mon choix, je découvre que Samsung s’assure du respect des droits des ouvriers qui fabriquent ses produits et s’impose des codes de bonne conduite, comportant des règles éthiques strictes.
Chouette. Ajouté à cela que ses applications sont plutôt réussies (c’est en tout cas ce que mon entourage laissait entendre), j’étais décidé. J’ai donc fait l’acquisition d’un téléphone (et plus si affinités) Samsung, heureux d’avoir à l’oreille un objet fabriqué dans des conditions décentes.

Malheureusement, mon bonheur de consommateur fut de courte durée.
En effet, la marque ferme les yeux sur des conditions de travail indignes qui prévalent dans les usines chinoises qui fabriquent pour son compte.

Les résultats d’enquêtes menées en Chine par des membres infiltrés de l’association China Labor Watch les conditions réelles dans lesquelles sont fabriqués les produits de la marque.
Maltraitance des travailleurs, violation des règles fondamentales de santé et de sécurité, heures supplémentaires excessives, recours massif à des stagiaires pour certains âgés de moins de 16 ans - pour ainsi dire des enfants.
Une sombre réalité, bien éloignée de l’image d’entreprise citoyenne et socialement responsable dont se réclame le géant sud-coréen dans sa communication publique.

A tel point que trois associations, dont Peuples Solidaires, déposent aujourd’hui une plainte auprès du Parquet de Bobigny contre Samsung afin de faire reconnaître que les engagements éthiques de la marque constituent une publicité de nature à induire les consommateurs en erreur.

Me concernant, ça n’a pas loupé, je suis joliment tombé dans le panneau. Et à en croire les stats de vente de la marque, je suis loin d’être le seul. Très loin même.
Les baisés, comptons nous, et signons l'appel lancé par les associations.