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Recherche - déforestation

vendredi 1 février 2013

Demain y aura-t-il toujours des forêts?


Petite vidéo plutôt positive - avec explications associées - piochée parmi les perles Chiffroscope de Canal +


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Mésopotamie 8000 ans avant notre ère. Plutôt que de poursuivre un gibier incertain et de cueillir des baies aléatoires, pourquoi ne élever ses propres animaux et planter lui-même des graines.
source : http://www.nytimes.com/1997/11/18/science/new-clues-show-where-people-made-the-great-leap-to-agriculture.html?pagewanted=all&src=pm
 
Depuis que l'homme a commencé à cultiver la terre il y 8000 ans, le monde a ainsi perdu 45% de ses forêts.
Source : Convention on Biological Diversity
http://www.cbd.int/forest/problem.shtml
On estime que 74% de la déforestation dans le monde aujourd'hui est due à la création de terres cultivables (20% dus à l'agriculture commerciale, 12% dus à l'élevage à grande échelle, 42% dus à l'agriculture de subsistance).
Source : United Nations Framework Convention on Climate Change, Investment and financial flows to address climate change, 2007, p.81.
(source : http://unfccc.int/files/essential_background/background_publications_htmlpdf/application/pdf/pub_07_financial_flows.pdf
Rapport du GIEC, 2007, p. 81)
 
De 1970 à 2010, la forêt Amazonienne a elle seule a perdu presque 20% de sa surface. En 2050, elle pourrait être réduite de moitié.
Source : RAISSON (Virginie), Atlas des futurs des mondes, Robert Laffont, 2009, p. 149.
 
C'est ce qu'on appelle la transition forestière qui intervient souvent lorsque la population d'un pays quitte la campagne pour la ville, laissant les arbres repousser sur une partie des terres agricoles.
Source : RUDEL (Thomas), Forest transitions : towards a global understanding of land use change, Global environmental change, pp. 23-31.
http://www.greenbiz.com/sites/default/files/document/CustomO16C45F64217.pdf
Ce n'est pas le seul facteur qui explique la transition forestière. Celle-ci peut être due à une prise de conscience par des gouvernements des risques de pénurie de bois. C'est ce qui s'est passé en Chine, au Bangladesh et en Inde.
 
En France, l'espace boisé reprend ainsi de la hauteur depuis 1829 et a retrouvé aujourd'hui son niveau du début du 14ème siècle.
Source : MATHER (A. S.), FAIRBAIRN (J.) et NEEDLE (C. L.), The Course and Drivers of the Forest Transition : the  case  of  France, p.67.
http://www.helsinki.fi/sivut2006/press/worldforests/Mather1999.pdf
 
Les forêts américaines, elles, gagnent du terrain depuis 1920.
Source : RUDEL (Thomas), Forest transitions : towards a global understanding of land use change, Global environmental change, p. 26.
http://www.greenbiz.com/sites/default/files/document/CustomO16C45F64217.pdf
 
Au total, dans les années 90, presque 40% des pays ont vu leur forêts s'étendre.
Source : RUDEL (Thomas), Forest transitions : towards a global understanding of land use change, Global environmental change, p. 26. 38% exactement.
http://www.greenbiz.com/sites/default/files/document/CustomO16C45F64217.pdf


jeudi 26 juillet 2012

IKEA - prix bas pour les meubles, coûts élevés pour la nature

Visuel Défoirestation Quat reus vêtements équitables et bio
Qui n'a pas 1, 2, voire 15 meubles IKEA chez soi ? Parce que peu onéreux et pratiques (quoi que !) à monter, nous sommes déjà tous (ou presque) passés à la caisse dans le grand magasin bleu et jaune proche de chez nous.
C’était sans savoir que, pour assumer une vente annuelle mondiale de 100 millions de meubles, la marque suédoise IKEA utilise 12 millions de mètres cubes de bois par an. Des quantités astronomiques.
La nature en paie le prix.

Des besoins gigantesques en bois


La filiale d'IKEA Swedwood possède un bail en République de Carélie (extrême nord de la Russie) sur 300.000 hectares de forêts naturelles, dont certaines zones sont encore vierges. Une très grande partie des bois utilisés dans les meubles d'IKEA proviennent de cette région au climat subarctique où les arbres poussent très lentement.

A la cadence de 800 arbres par jour, des arbres parfois plusieurs fois centenaires sont abattus en quelques secondes. D’énormes machines coupent, ébranchent, empilent et sillonnent les marais, détruisant de nouvelles forêts primaires et leurs riches écosystèmes. Les coupes rases à la solde d’IKEA ne cessent de s'étendre (Pour rappel, il ne reste plus à ce jour que 10% des forêts vierges boréales).

Déforestation certifiée par le FSC


IKEA communique souvent sur la « durabilité » et sa «gestion forestière responsable ». Difficile de le lui reprocher puisque cette zone de Carélie a reçu l' « écolabel » FSC (Forest Stewardship Council). La marque suédoise peut donc tranquillement considérer la destruction de la forêt boréale comme étant un acte responsable.

De nombreuses organisations de protection de l'environnement critiquent depuis longtemps ce label FSC. Ses normes, déjà très laxistes, ne sont pas respectées dans la pratique et des centaines de cas révèlent des certifications douteuses et autres fraudes (voir le site www.fsc-watch.org). Les forêts vierges de Scandinavie et des tropiques sont ainsi détruites avec la caution du label FSC.

Pour aller plus loin


Vous pouvez soutenir les revendications des associations Protect the Forest et Spok en signant cette pétition - IKEA, bien pire qu'un marchand de meubles.
Vous pouvez apprendre à faire vos meubles vous-même - Conception de meubles assistée par ordinateur MB Concept.
Vous pouvez vous informer davantage en lisant :
• Protect the Forest : Russian forest ecologist confirms criticism
• Mongabay : IKEA logging old-growth forest for low-price furniture in Russia
• FSC-Watch : IKEA supplier Swedwood in Karelia: TV documentary exposes impacts of FSC certified clear-cuts in HCV forests
Ou en regardant :


vendredi 27 avril 2012

Faire feu de tout bois

porno des bois
En cette fin d’avril, après une courte période d'hibernation, la Green Team se réunit à nouveau avec une thématique ambitieuse : « le bois dans tous ses états ».

Il est donc temps de sortir du bois ("Se manifester, apparaître au grand jour" ) - en tachant d'oublier qu’il n’est feu que de bois vert ("Seule la jeunesse est capable d'ardeur") - afin d’abattre du bois ("Faire de la besogne") et montrer de quel bois nous nous chauffons ("Montrer ce dont on est capable").

Entre-deux-tours présidentiel oblige, l’envie ne nous manque pas de casser du bois sur le dos de celui-ci ("Le battre").
Cependant, nous nous contenterons de toucher du bois ("Désigne un geste superstitieux pour conjurer le mauvais sort") en espérant qu’une majorité de français souhaite donner une volée de bois vert ("Infliger une correction") à cette tête de bois ("Avoir la tête dure") pourvue d’une langue qui ne l’est pas moins ("Langage figé, notamment de la propagande politique").
Car s’il ne faut pas juger du bois par l'écorce ("Il ne faut pas juger les gens sur leur mine"), souvenons nous que son quinquennat a eu l’effet d’un emplâtre sur une jambe de bois ("Sans aucune efficacité") et qu’il n’est définitivement pas du bois dont on fait les héros ("Courageux").


Ceci étant dit - et les expressions avec le mot « bois » se faisant rares - il n’ pas été facile de trancher pour un sujet en particulier.

En effet, nous aurions pu être pratique, et vous parler de nouveau de la taxe Robin des bois. Utopie pendant des années, cette taxe sur les transactions financières est en train de devenir réalité...
Une victoire ? Que nenni ! Car la taxe irait au budget national au lieu d'être affectée au développement. En savoir plus par ici.

Nous aurions tout aussi bien pu être critique, et disserter sur la catastrophe qu'est la déforestation à travers le monde.
Nous préférons, cette fois-ci, vous inviter à relire les billets du blog Quat’rues qui traitent du sujet.

Visuel Défoirestation Quat reus vêtements équitables et bio
Nous aurions pu, pourquoi pas, être ludique, et vous inviter à découvrir des jouets en bois fabriqués en France, par exemple sur les sites « Jeujoueethique » et « Bioviva ».

Enfin, nous aurions pu être pornoboisphique, et vous rappeler combien le bois et dame nature peuvent être coquins.

Nous aurions pu...
Mais nous n’avons pas su trancher et avons donc fait feu de tout bois.


Retrouvez les billets des autres membres de la Green Team
(Nous en profitons pour rappeler que les propos tenus dans ce billet n’engage que l'équipe Quat'rues !)
Abi [Vertissimmo] : En Sologne les vieilles charpentes en bois se réincarnent en lampes
Jean-Marc [Marron Rouge] : Même le bois se recycle
Karen [Blog maison écologique] : Jardin écologique : la permaculture
Michèle [Attention à la Terre] : Palettes en bois : recyclage et art

lundi 19 décembre 2011

Barbie et ses potes, exploiteurs du genre humain, parfois assassins

visuel_en_cours_4.jpg Nous savions Barbie accro à la déforestation.
Et bien ce n'est pas tout ! Elle (ou du moins son constructeur, Mattel) exploite des personnes pour sa fabrication. Elle n'est malheureusement pas la seule !


Début décembre, cœur de Paris - devant la fontaine des Innocents - un homme viril grimé en "Barbie en colère" affirme s'être échappé de l'usine.
Cette action, organisée par Peuples Solidaires, s'inscrit dans le cadre d'une campagne baptisée "C'est pas du jeu!" menée par cinq ONG européennes depuis 2009.

Peuples Solidaires rappelle que 4 millions de personnes, principalement des femmes migrantes âgées de 15 à 30 ans, travaillent dans l'industrie du jouet en Chine (où sont produits produit 80% des jouets vendus dans le monde). A l'approche de Noël, les ouvrières sont soumises à des pressions encore plus importantes.

Travaillant parfois 11 à 12 heures par jour et pour un salaire journalier moyen d'environ 3,50 euros, ces employées sont souvent logés au sein même de l'usine, à 8 à 10 par chambrée. Ces conditions de travail déplorables poussent parfois certaines d’entre elles jusqu'au suicide.


Les responsables de l'association dénoncent ces conditions de travail indignes et souhaite interpeller les géants du secteur (Mattel, Disney, Hasbro, Bandai, Lego...) afin qu'ils prennent des mesures pour que leurs fournisseurs se conforment au droit du travail.

Au cours d'une conférence de presse, une responsable de l'ONG chinoise Sacom (étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises) a souligné que son organisation, qui surveille l'industrie du jouet depuis 2005, n'a pas observé de changements significatifs en sept ans.

Selon un sondage réalisé par l'association, 52% des Français achète des jouets dans l'année et 76% d'entre eux ont conscience qu'il existe de réels problèmes de conditions de production dans le secteur. 57% d'entre eux se déclarent prêts à se mobiliser en choisissant des produits qui garantissent des conditions de travail équitables, quitte à payer plus cher.

Cependant, toutes les secondes, 3 poupées Barbie sont vendues dans le monde.


PS : Si quelqu'un a un truc pour virer la pub avant la vidéo, je suis assurément preneur !

mercredi 2 novembre 2011

Le vert est la couleur de l´écologie... C’est aussi celle de la peur

Nous voici de nouveau embarqués dans une loop avec nos copains de la Green Team, et ce pour notre plus grand plaisir!

Sujet du jour : Halloween !
Gasp !!!

Écologiquement parlant, il y a de nombreux sujets à traiter qui font froid dans le dos. En effet, si le vert est la couleur de l´écologie et (de l’espoir !), c’est aussi celle de la peur... Ne dit-on pas "Vert de peur" ! Le nucléaire, la déforestation, le changement climatique... autant de sujets régulièrement traités sur ce blog qui peuvent aisément faire frissonner de peur.

Aujourd´hui, nous ferons court. Une petite vidéo.
Dans laquelle vous trouverez du vert (plein d´herbe), une dimension écologique (une voiture qui roule, beurk ! Pour un café en canette, re-beurk !), peut-être même un soupçon de peur ?!

Avis aux amateurs... Prière de monter le son à fond ! (et de faire taire les rabats-peur qui connaissent déjà)



Et si vous souhaitez finir comme Hulk (en voilà une blague effrayante d´insipidité !), nous vous invitons vivement à lire les billets de nos compères de la Green Team :

* Abi - Vertissimmo : Le top 5 des horreurs ménagères à éviter absolument cet hiver
* Jean-Marc - Marron Rouge : Ne plus avoir peur de l’écologie
* Erick - Ceza.me : L’écologie, ça fait peur … mais pas pour de vrai
* Gus - Ec(h)oMag : Peur d’avoir peu
* Michèle - Attention à la Terre : Halloween dessin et recette : même pas peur
* Clovis - Quat’Rues : Le vert est la couleur de l´écologie... C’est aussi celle de la peur

jeudi 25 août 2011

"Green, the film"... et ces marques qui favorisent la déforestation

Visuel Défoirestation Quat reus vêtements équitables et bio  T shirt bio équitable Quat'rues "Défoirestation"

Le contexte

En 1950, la forêt indonésienne couvrait 160 millions d'hectares. Aujourd'hui, suite à une déforestation massive démarrée dans les années 70, il en reste moins de 48 millions.
Si ce sont les industries du timbre et du papier qui ont été les premières dévastatrices, c'est bien l'industrie de l'huile de palme qui est aujourd'hui à l'origine de ce désastre écologique.

La très forte demande, croissante, vient essentiellement de l'Europe, l'Inde et la Chine, pour qui ces biocarburants à base d’huile de palme est la formule miracle - "super énergie verte renouvelable" - pour combattre ce diable de changement climatique.
Un rapport datant de 2009 de l'UNEP (United Nations Environment Programme) prouve pourtant le contraire. Les hectares voués aux biocarburants à base d'huile de palme sont autant de surface en moins pour la forêt tropicale et par conséquent, une véritable catastrophe écologique pour la biodiversité.

Le film

Son nom est Green et elle est seule dans un monde qui ne lui appartient plus. Elle est une femelle orang-outang, victime de la déforestation et de l'exploitation massive de ressources.
Ce film est un voyage plein d'émotion pour suivre les derniers jours de Green. Un voyage visuel, sans mots superflus, pour présenter les trésors de la forêt tropicale... et l'impact dévastateur de la déforestation pour la production de l'huile de palme.

Vous pouvez voir le film en suivant ce lien : Green, the film

Quoi faire ?

Vous trouverez sur le site du film des propositions d'actions quotidiennes pour lutter en faveur de la forêt indonésienne et de ses habitants.
Vous pouvez aussi arrêter de manger des produits comme le Nutella, Ben&Jerry (pourtant estampillé commerce équitable !), M&M's, MacDonald et les autres ci-dessous... ces marques utilisent de l'huile de palme comme ingrédient.

huile de palme marques utilisatrices

mercredi 8 juin 2011

Barbie sacrifie les forêts indonésiennes pour aller en boite !

Après Nestlé, l'organisation écologique Greenpeace a décidé d'utiliser l'image de Ken pour dénoncer la déforestation des forêts indonésiennes dont serait complice Mattel.

Barbie est en effet une accro de déforestation. Pour être emballée dans une jolie boîte, elle sacrifie les forêts indonésiennes, notamment des régions abritant les derniers tigres et orangs-outans de Sumatra. Le fabricant de Barbie, Mattel, encourage cette addiction en s'approvisionnant en papier d'emballage auprès d'Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts.

Greenpeace vous propose d'interpeller le PDG de Mattel en lui demandant d'arrêter d'emballer ses jouets en sacrifiant les forêts.

En attendant, Ken en prend un sacré coup au moral et se fait la malle...

lundi 28 février 2011

Vivre en autarcie : une solution à l´avenir ?

vivre en autarcie blog vêtement équitable
Nous, Eco-informateurs, avons décidés aujourd’hui, de vous présenter à notre sauce une invention, un état d’esprit, un mode de vie qui nous interpelle. Pour cette thématique « Ça vient d’ailleurs », je vous parlerai d’un mode de vie encore peu répandu mais qui pourrait (re)devenir très en vogue : vivre en autarcie.

Le terme autarcie vient de l'adaptation du grec autarkeïa, de autos, soi-même et arkein, c'est-à-dire protéger, secourir, se suffire.

Ainsi, l'autarcie est un système économique idéal d'un territoire géographiquement défini, d'une région ou d'un État habité par des acteurs économiques qui peuvent suffire à tous leurs besoins et vivre seulement de leurs propres ressources. L'autarcie a ainsi pour but principal de réduire le plus possible les dépenses à l'importation, et ainsi tenter d'établir un équilibre économique à l'intérieur du pays. Jusqu’à ce jour, aucun état n’est parvenu à établir un système parfaitement autarcique.

Par extension, l'autarcie désigne également un mode de vie dans lequel un foyer produit tout ce qu'il consomme, ou du moins l'essentiel, et ne recourt donc pas ou peu au commerce pour compléter ses besoins.

Aujourd’hui, les causes d’une vie en autarcie peuvent être de deux natures.

La première relève de l’isolement, ou le mode de vie autarcique n’est pas un choix, mais une obligation. Mais obligation n’est pas ici synonyme de punition. Des tribus indigènes d’Amazonie, vivant au cœur de la forêt, ont trouvé des solutions pour subvenir à tous leurs besoins vitaux et vivent en parfaite harmonie avec la nature. Leur isolement est d’ailleurs leur salut.
Car leur premier contact avec d’autres êtres humains se révèlent très souvent être catastrophique, car ces humains vont de paire avec leurs machines, détruisant sans complexe, à coup de déforestation massive, l’écosystème sans lequel ces tribus ne peuvent continuer à vivre comme ils le souhaitent. Ils en sont désormais réduit à se battre pour défendre leur patrimoine culturel (Lire les épisodes « Matthieu en Amérique Latine » : épisode 1, épisode 2, épisode 3)
Historiquement, les groupes vivant en symbiose avec la nature et capables de vivre en autosuffisance ont souvent, voir toujours, regrettés leurs rencontres avec d’autres êtres vivant de façon plus « moderne ». Les tribus Amérindienne confrontées aux conquistadors, les indiens d’Amérique confrontés aux chasses massives de bisons puis aux restrictions territoriales, les tribus d’Afrique noire confrontées au christianisme et à l’esclavagisme… Les exemples sont légions.

Visuel Défoirestation Quat reus vêtements équitables et bio
Plus récemment un nouveau mode de vie en autarcie a vu le jour et s’apparente à un choix. En effet, certaines personnes, confrontées depuis toujours à une vie basée sur les échanges économiques, décident d’apprendre à vivre en autosuffisance.
Les raisons sont multiples mais les motivations sont très souvent liées à l’environnement. Le retour à la terre : se préparer à acquérir une indépendance alimentaire et énergétique.
- Vous trouvez que les carottes que l’on trouve en supermarché sont bourrées d’OGM et qu’il y en a vraiment assez d’être dépendant du pétrole. Celui-ci sera de toute façon bientôt épuisé, et tant qu’à changer de mode de vie, autant s’y mettre maintenant.
- Vous pensez que notre système économique et que la « loi du profit à tout prix » sont forcément liés au dérèglement climatique.
- Vous souhaitez vous coucher et vous lever avec le soleil.
Alors ce mode de vie est fait pour vous. Il demande certainement de nombreux sacrifices. Mais certains pensent qu'il n'y a qu'à ce prix que nous pourrons sauver notre planète...

Je trouve et je pense cela personnellement. Vis-je en autarcie pour autant ? Non…
Ma dépendance au monde qui m’entoure et dans lequel j’évolue - le clavier sur lequel je tapote, le café que je sirote, le film que je savoure, et la liste est longue – est encore trop forte. (Cela ne m'empêche pas d'essayer de vivre au mieux avec mes convictions)

Est un mal ? Un bien ? Suis-je encore trop jeune, pas assez mûr ? Le ferai-je un jour ? La vie en autarcie est-elle nécessaire, voir indispensable, comme un pansement sur le monde ? Trop de questions sont encore en suspend…
Et vous, qu’en pensez-vous ?


N'hésitez pas à lire les billets des Eco-informateurs rédigés sur la thématique "Ca vient d'ailleurs" :

• Abi [Vertissimo] : Ca vient des USA : l’isolant révolutionnaire écolo à base de champignons
• Audrey [Paris by light] : Ça vient des States : Whole Foods Market
• Cyrille [Ecowizz]: Le lombricompostage : comment fabriquer un lombricomposteur ?
• Esra [Terra Cités] : Habitat collectif et bien mutualisés, un concept exportable en France ?
• Jean-Marc [Marron Rouge] D’ailleurs il y a aussi les déserts
• Karen [Cuisine saine] : La cuisine végétarienne ça vient d’ailleurs et c’est durable !
• laurence [aboneobio] : la cosmétique bio équitable ça vient d’ailleurs
• Ludivine [Peau Ethique] : Un look bio et tendance avec des marques venues d’ailleurs.

mardi 15 juin 2010

"Where the Hell is Matt ?"... Refresh-time

C´est pas tout jeune et on va peut-être nous dire qu´on est pas à la page, mais l´œil aguerri de notre webmestre (fi fi) en chef est tombé sur cette vidéo il y a peu : "Where the Hell is Matt ?"

Comme il le dit si bien (notre cher webmestre, pas Matt...), voilà une "belle bouffée de fraicheur et d´évasion". Du coup, aujourd'hui, plutôt que de vous parler déforestation ou faim dans le monde, on voulait partager ca avec vous.

Reste qu´à proposer à Math de refaire la même en T shirts Quat´rues !
(Et si la musique vous gonfle un brin, coupez le son et mettez votre morceau préféré !^^)

vendredi 4 juin 2010

Journée mondiale de l´environnement... Une blague ?

La Journée mondiale de l´Environnement du 5 juin, n´aura jamais été mieux fêtée qu´en 2010. Entre déforestation, pratiques agricoles douteuses, pollution atmosphérique et marée noire, le tout assaisonné de sommet de Copenhague ou de grenelle de l´environnement (Le bien nommé Numéro2), l´Homme s´invite à la grande fête de Dame nature. Et il en faudrait pas beaucoup plus pour qu´ « Il » finisse de mettre l´ambiance en l´air…

4 elements visuel QuatRues
Ainsi, l´année 2010 devait démarrer toute de verte vêtue. Le sommet de Copenhague de décembre 2009 promettait un avenir serein, résolvant toutes anicroches environnementales et autres tracas climatologiques. Mais après 12 jours de sommet peu reluisant (un accord non contraignant qui n'est pas signé par tous les pays et obtenu par des négociations confuses), le constat est sans appel : Les pays riches sont dans l´incapacité de s´engager pour le climat et l´environnement.

Mais l'Organisation des Nations unies (ONU) a déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité. Pas de raisons de se démonter donc, la conservation de la diversité biologique est devenue une préoccupation mondiale, face aux menaces qui pèsent sur elle (urbanisation croissante, pratiques agricoles, déforestation...)

Ainsi donc, l´assemblée nationale française, qui n´est pas en reste tant qu´il ne s´agit que de discuter le bout de gras question climat et environnement, a voté le texte de loi Grenelle 2, en date du 11 Mai 2010. Cette seconde partie du vaste ensemble législatif pour la protection de l'environnement est passé quasiment inaperçu (ou presque). Le résultat expliquant peut-être cela :
- L'objectif du Grenelle 1 de réduire l´utilisation des pesticides de moitié d'ici à 2020 est au fond des oubliettes.
- le retrait du marché d'un de ces produits ne pourra se faire qu'après examen par l'Afssa (Agence française de sécurité des aliments).
-Après l'abandon de la taxe carbone pour tous, celle imposable aux poids lourds (plus de 3,5 tonnes), prévue initialement pour 2010 est repoussée à 2012.


En parallèle, et partout dans le monde cette fois, la déforestation et l’érosion des sols, la surexploitation des ressources, provoquent une augmentation des inondations et des glissements de terrain. La pollution atmosphérique, les pluies acides, la pollution chimique des sols (pesticides, métaux lourds…) sont également les conséquences des activités humaines.

L’évolution technologique est également responsable d’accidents graves, résultant de problèmes techniques ou de négligences.
Le dernière en date, pour ne citer qu´elle, est bien sûr la marée noire de Louisiane, de Floride, du golfe du Mexique, où 1 million de litres de pétrole (certains disent même 2 à 3 millions) se déversent chaque jour. Ce sont là plus de 600 espèces animales menacées de disparaitre.

maree noire Louisiane 2010
Mais n´oublions pas que c´est l´année de la biodiversité. Et que si ces espèces-ci disparaissent… euh… et bien nous ferons tout pour protéger celles qui restent.

Enfin, tout n´est pas perdu… Parait-il !? Quelques points plus positifs, donc, pour essayer de terminer ce billet avec le sourire :

-Les pays riches se sont engagés à augmenter leurs aides financières consacrées à la déforestation, et ce, pas plus tard que lors de la conférence sur la déforestation qui s'est déroulée jeudi 27 mai à Oslo.
Ce processus, dénommé REDD, (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation), aura pour objectif de gérer 4 milliards de dollars et de remplacer la valeur de la forêt déboisée par une compensation financière. Une façon de partager les responsabilités. "Les pays développés doivent leur expansion en partie à la destruction des ressources naturelles. Aujourd'hui, nous les invitons à participer à la préservation de la planète", explique Tarcisio Granizo, sous-secrétaire d'État au ministère du Patrimoine équatorien.

-Enfin, de nouvelles négociations de l'ONU sur le changement climatique a débuté ce lundi 31 Mai. Les représentants de 182 gouvernements sont réunis à Bonn pour faire avancer les travaux de l'ONU sur les changements climatiques entrepris l'an dernier à Copenhague. Les pourparlers visent à revenir sur les questions qui n'ont pas trouvé de solution et à ouvrir la voie à la pleine application des actions contre le changement climatique à travers le monde.
Certaines sources laissent entendre que les délégués réussissent enfin à discuter autour d'un texte qu'aucun Etat n'a encore rejeté… Une lueur d´espoir ?!

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