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Mot clé - être humain

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mardi 29 janvier 2013

La croissance est un problème, pas une solution


Interview de l'agriculteur, philosophe et essayiste français Pierre rahbi.
(J'ai tout retranscrit sous forme de texte ci-dessous, histoire que des bouts de textes puissent être facilement copier-coller et les idées circuler !)



Les crises actuelles vont-elles permettre de remettre en question le système dans le quel nous vivons ?

Ce n’est pas que je me réjouisse de ça, c’est que je me dis finalement que l’être humain a besoin de passer par des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent finir sur un chaos généralisé - et c’est tout à fait possible - parce qu’il y a une sorte de cocotte minute d’incertitudes, d’inquiétudes qui mine les âmes et les consciences et je suis persuadé qu’une seule ville exploserait, toute la France explose. Si nous continuons à nous accrocher à ce modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire. Parce que tous les pays émergeants veulent vivre à la moderne et où va-t-on trouver les ressources pour que des milliards d’individus aient tous un frigo, une voiture, de l’électricité. C’est totalement impossible ; irréaliste. Il y a donc aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Moi je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance de la complexité, des comptes en banque qui explosent. La vraie puissance n’est pas là. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu et à produire de la joie. Parce que nous sommes dans une société où on déborde de tout mais aussi l’un des pays consommateur d’anxiolytiques pour réparer finalement les dégâts que produise la société de la matière.

La société, au lieu d’être structurée sur un schéma de ce qui est à la mesure humaine, elle est structurée sur un schéma de ce qui est à la démesure humaine. Qui sait aujourd’hui, quand on va dans un supermarché, d’où vient le pull, la chemise, les chaussures ? On ne sait pas. C’est une virtualisation du système. Je préférerai qu’il y ait des artisans, des commerçants, tout le monde gagne sa vie, ça créé une convivialité, de la sensibilité humaine aux choses. Alors que pour le moment, c’est entièrement dans la virtualisation et on est devenu – enfin pas moi, moi je le fais jamais – des brigades de pousseurs de caddies qui me terrifient. On dit qu’on est revenu au néolithique, on est devenu des cueilleurs. On cueille, on cueille. Tout ça n’est pas juste et n’est pas bon.


L’écologie semble aujourd’hui avoir été écartée du débat politique. Pourquoi ?

C’est vrai que l’écologie n’irrigue pas toute la sphère sociale et c’est vraiment une anomalie. Le phénomène de la vie, c'est-à-dire de ce qui fait que nous existons, devrait avoir une place dans l’éducation des enfants. Or, nous n’avons que des structures éducatives qui occultent complètement les fondements de la vie pour aller le plus vite possible à fabriquer un petit consommateur-producteur pour le futur. Faut pas se faire d’illusion.

Le problème est là. L’écologie est minorée par ignorance. Comment aujourd’hui prendre conscience de cette problématique gravissime qui est la plus importante et concerne la survie de tous ? Il y a cette défaillance qui occulte les problèmes les plus importants, donnant beaucoup plus d’importance au superflue qu’à ce qui est indispensable. C’est l’ensemble du système social qui est dans l’ignorance, voire même le mépris, mettant une distance par rapport à ces questions qui sont indispensables à la suite de l’histoire.

Selon vous, le progrès technique nous libère t’il ?

Qu’est ce que c’est que vivre ? On ne se pose même pas cette question. On arrive au monde, on nous conditionne et on se met à s’agiter, à faire comme on nous a dit de faire. Voilà. Il faut trouver son boulot, gagner sa vie, sur une thématique de ce qu’on appelle le progrès libérateur. Alors que le progrès ne libère pas. Je ne veux pas remettre en question certaines avancées qui ont apporté un certain bien-être. Mais ce bien-être n’est pas forcément partagé, il se banalise. Et par ailleurs, l’argent auquel nous avons donné la plus grande place et a prit le pouvoir sur l’ensemble du destin de la collectivité humaine, et bien vous pouvez avoir tous les milliards que vous voulez, vous pouvez tout acheter, sauf la joie. La joie ne s’achète pas. Il n’y a pas de supermarchés où acheter de la joie. C’est quelque chose qui se construit, qui est d’une toute autre nature que de la matière. Cette satisfaction que l’on ressent, même dans la simplicité. Je dirais même au contraire que c’est dans la simplicité que je ressens le plus de joie. C’est pas dans la complexité de l’accumulation. L’accumulation d’argent ne m’intéresse pas. L’accumulation de matière ne m’intéresse pas. J’ai un frigo, ça suffit. Je n’ai pas besoin de deux frigos. J’ai une voiture. Je ne peux pas rouler dans deux voitures. J’ai accès à cet aspect qui nous facilite la vie que nous a amené le progrès. Mais est-ce que ce progrès est à notre service ou sommes nous asservis par ce progrès ? Quand nous voyons aujourd’hui la civilisation moderne, c’est la plus fragile de l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui, plus d’électricité, plus de pétrole, plus de communication, la civilisation est à terre. Elle ne tient sur rien du tout. Elle est extrêmement fragile. Donc il faut vraiment qu’aujourd’hui l’humanité se pose la question, le progrès pour quoi faire ? Et ensuite, enfin je dirai même avant, qu’est ce que vivre ? On a tendance à se dire en voyant la détresse et la difficulté des gens, plutôt qu’existe-t-il une vie après la mort, existe-t-il une vie avant la mort ? Parce que si vivre c’est s’agiter, consommer, etc., moi je n’appelle pas ça de la vie. Ca n’a aucun intérêt

D’où peut venir le changement ?

D’où voulez-vous que ça vienne ? Si on éduquait les enfants, tout petits, au contentement et non pas à l’avidité permanente – avidité qui est stimulée par la publicité, qui ne dit pas « vous avez assez d’argent pour être heureux », elle vous dit « il vous manque toujours ». Donc cette civilisation du manque chronique et permanent installe les esprits dans le manque. Mais non. J’ai à manger. Ca c’est une exigence fondamentale, tout le monde doit avoir à manger. Tout le monde doit être vêtu, tout le monde doit être abrité, tout le monde doit être soigné. Ca, c’est qu’une civilisation digne de ce nom doit résoudre pour tout le monde.

Je cite souvent ce côté d’une civilisation carcérale qui a la prétention de libérer – alors que c’est la civilisation la plus carcérale de l’histoire de l’humanité. De la maternelle à l’université, on est enfermé, les jeunes appellent ça « le bahut », ensuite les casernes, ensuite tout le monde travaille dans des boites, des grandes, des petites. Pour s’amuser on va en boite, on monte dans sa caisse. Et puis on a la boite à vieux, quand on en peut plus, quand on est usé. On nous met alors dans une boite définitive que je vous laisse deviner. Ce qui veut dire qu’il y a un leurre. Pendant ce temps là, les oiseaux chantent. Moi je n’ai pas envie de me priver du chant des oiseaux. Je ne veux pas me priver des beaux couchers de soleil. Je n’ai pas envie de me priver du silence. J’ai envie de jouir de ce que la vie nous donne de meilleur. Et de plus beau. Mais à la condition bien sûr que je sois nourri et vêtu. Parce que si je n’ai pas tout cela, aucun bonheur n’est possible. Donc une fois qu’on a résolu ça, vivons. Mais si il faut constamment, toute sa vie, besogner sans raison pour remplir les poubelles, qu’elles débordent de déchets, ça n’a aucun sens. Aucun sens. Par contre, il y a à résoudre le problème de ce qui manque. La faim dans le monde. Il faut aider et mettre en place des programmes pour que les gens puissent se nourrir. Il y a un milliard de gens, dont des enfants innocents, qui naissent pour agonir. On souhaite presque qu’ils meurent très vite. Parce qu’ils agonisent tout doucement. Pendant ce temps là, on n’hésite pas à mettre des milliards dans les armements, pour apprendre à se détruire et détruire cette magnifique planète. Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Je ne vois pas cette planète comme étant au fait de l’intelligence. C’est pas vrai. Combien de souffrance nous produisons ? Que de souffrance.

Le seul intérêt que nous ayons aujourd’hui, c’est de comprendre que nous avons une seule planète, qu’elle est magnifique, qu’elle nous offre tout pour jubiler, qu’elle est belle, qu’il y a des océans, des mers, des montagnes, des forêts. C’est une splendeur. Si nous étions intelligents, nous prendrions soin de tout ça. Et on jubilerait de tout ça. Ca ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire. Ce n’est pas le paradis ou de l’oisiveté. Faisons ce qu’il faut, gardons l’équilibre. Ne nous laissons pas prendre par la matière qui va être vouée à l’accumulation financière. C’est stupide. Qu’est ce que ça veut dire de l’argent, de l’argent, de l’argent ? Pour quoi faire ?

Comment convaincre ceux qui profitent de la société de l’accumulation ?

Qui enrichit ces gens là ? C’est nous tous. Ces gens là se sont enrichis parce qu’ils vendent des choses que nous achetons de plus en plus. Ils se sont enrichis parce que toute une communauté humaine leur donne les pleins pouvoirs en leur demandant des choses à outrance, dans la surabondance. Ils n’existent que parce que des citoyens les font exister. Moi le premier, je ne roule pas en char à bœufs, je roule en voiture. Je pollue malgré moi mais je suis bien obligé d’avoir une voiture pour me déplacer. J’ai aussi un frigo et tout le confort moderne. Tout cela, on ne pourrait pas le récuser si il il était fait dans l’intention de véritablement améliorer la condition humaine. Ce qui fausse tout, c’est que cela devient prétexte à enrichissement indéfini. Mais si les objets fabriqués par le génie du monde moderne avaient pour véritable vocation d’améliorer la condition humaine dans une forme de sobriété, simplicité – moi je rêverai d’une voiture toute simple. Pas besoin d’options mais je suis bien obligé de prendre ce qu’il y a sur le marché. C’est cette outrance le problème, c'est-à-dire de saisir quelque chose que l’on a inventé pour le faire acheter au maximum de gens, de façon à ce que ces gens aillent du nécessaire vers le superflu. Malheureusement, on est dans une société où, avant de faire que chaque être humain sur cette planète se nourrisse - même dans les pays dit prospères, une misère est en train de naitre de façon terrifiante – on a donné très peu de place à ce qui est indispensable et qui amène véritablement la joie et on a donné aucune limite au superflu. Il parait que malgré la crise d’aujourd’hui, le marché du luxe fonctionne très bien. Ca vous donne une idée. Tous ces trucs inutiles, tous ces trucs brillants, toute cette folie, c’est complètement stupide. Je ne vois pas pourquoi un diamant mériterait un prix pareil. C’est un caillou brillant c’est tout ! C’est rien d’autre. Donc revenons à l’intelligence. Et l’intelligence nous ramène à quelque chose qui est fait de simplicité - et le bien le plus précieux, c’est la vie. Donc occupons nous de la vie plutôt que de diamants et de fanfreluches qui n’ont aucun intérêt.

Comment soustraire les biens communs à ceux qui spéculent dessus ?

Admettons qu’on aille jusqu’à l’extrême, un jour, un groupuscule humain hyper riche va posséder la planète. Les enfants qui arriveront seront des locataires. On leur dira « tu dois payer ton droit d’exister ». C’est stupide. Il y a quelque chose de navrant. C’est d’une laideur infinie de voir que c’est parce que j’ai de l’argent, j’ai le droit sur tout. Non. L’argent ne doit pas donner le droit sur tout. Et c’est là que la politique doit réguler. Mais comme la politique est en accointance avec les galions d’argent, comment voulez-vous que ça fonctionne ? Ils sont là pour finalement maintenir cette inégalité criante, pour la maintenir. Ils font de l’acharnement thérapeutique sur un modèle moribond. On sait très bien que notre modèle est fini. Il est tellement mauvais et mal orienté qu’il finira dans le chaos – alors qu’il pourrait finir dans quelque chose de plus noble avec une nouvelle orientation, une nouvelle vision de ma vie. Sans cela, ça peut finir très très mal.

Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. Le jour où on comprendra que l’humain et la nature doivent être au cœur de nos préoccupations, que toute l’organisation de la société doit s’inspirer, ou être inspirée par cette nécessité absolue, alors là on va changer de logique. On ne doit pas mettre l’argent comme prince et potentat, auquel tout le monde doit rendre hommage. Le problème aujourd’hui est que le lucre domine tout et rend l’humanité toute entière complètement folle et démente. Il faut sortir de cette logique où l’argent est dominant. L’argent est noble quand il permet le troc, l’échange. C’est quand même plus facile d’avoir quelques billets dans sa poche que 2 kilos de pommes de terre pour avoir une paire de chaussure. L’argent en soi n’est pas à récuser, dès lors qu’il participe à un organisme de régulation du bien-être entre tous. Quand il régule le bien-être, oui. Mais quand il régule seulement la richesse, non. C’est à partir de ce moment là que celui qui en a le plus va dominer celui qui en a le moins. Et on va alors jusqu’à cette horreur que je récuse profondément. C’est que le bien commun qui est indispensable à la survie de toute une génération, que ce soit la terre, l’eau, les semences devraient être soustraites à la spéculation. Aujourd’hui, on achète le bien des générations futures. La Terre ne doit pas être propriété. Moi j’ai de la terre à moi mais je suis prêt à dire que ce n’est pas la mienne. Moi je l’ai soigné pour qu’elle soit transmise à mes enfants ou à d’autres gens. Tous ces biens communs ne devraient pas figurer dans la spéculation. Ca voudrait dire que  ceux qui ont de l’argent font un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais qui est normalisé par la règle du jeu : si vous gagnez de l’argent, vous avez de l’argent, vous êtes puissants. Et bien non. Ca devrait pas être comme ça.

Changer les règles du jeu démocratique… pour aller vers quoi ?

On ne peut pas changer un monstre pareil du jour au lendemain. Ce serait complètement irréaliste de croire que ça peut changer comme ça, d’un coup de baguette magique. Non. Ce que je reproche, c’est qu’on ne se mette pas sur la voie du changement. On continue à croire que notre modèle de société va encore perdurer. Ca n’est pas vrai. Et ce qui serait intelligent et intéressant, c’est de dire que  ce modèle est fini. Il est destructeur ». Ce paradigme, cette idéologie a été générée par l’Europe et elle en est elle-même la première victime. Je m’explique : si vous avez l’occasion de lire des voyageurs qui décrivaient leur voyage à travers l’Europe au 16ème et 17ème siècle, ils disaient que lorsqu’ils passaient d’une province à l’autre, les gens avaient leur langue particulière, leur façon de se vêtir, l’architecture était diverse, la façon de se nourrir. Tout était d’une diversité tout à fait extraordinaire. Partout. On était dans la posture de l’être humain qui prend les ressources là ou elles sont et, grâce à son génie, transforme ses ressources pour pouvoir répondre à ses besoins, ses nécessités. L’Europe était une mosaïque extraordinaire de diversités. Tout ça a été nivelé. On a amené un modèle niveleur. Tout le monde doit fonctionner de la même façon. C’est le modèle de l’idéologie actuelle. Cette standardisation a été très nuisible à l’Europe dans sa diversité. J’aurai préféré naitre dans une Europe diversifiée plutôt que dans l’Europe standardisée d’aujourd’hui. De là, cette idéologie est allée niveler partout. Les anglo-saxons sont allés massacrer ces pauvres gens innocents d’Amérique. On s’installe chez les autres, on les tue, et ensuite on met de la peinture démocratie dessus. On est toujours avec son petit pot de démocratie pour l’écrire sur toutes les saloperies. Démocratiquement, vous pouvez faire beaucoup de choses et du coup on est dans l’ambigüité la plus totale. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut au moins être conscient que nous allons faire une impasse, que ce modèle est en train de se déliter et qu’on ne le réparera pas du tout, même en faisant de petites choses alternatives, ce modèle est fini et qu’il faut aujourd’hui aller vers autre chose. Ce que fais la société civile - quand nous avons proposé « Tous candidats », j’ai écrit un petit livret qui s’appelle « Eloge du génie créateur de la société civile » - car partout on peut voir des gens qui essayent de faire autrement.

La société civile est un laboratoire dans lequel est en train de s’élaborer le futur. Un Etat intelligent devrait encourager ça. Dire qu’il y a la créativité de la société civile, c’est raisonnable, il y a beaucoup d’autolimitation. Je crois que ce sera quelque chose de salvateur. Si on ne fait pas ça, ça passera sous forme d’explosion sociale. C’est à mon avis presque inévitable.

lundi 21 novembre 2011

Le pouvoir de l'argent... ou "acheter, c'est voter" !

consommer autremant - acheter c'est voter"Acheter en conscience aide à faire évoluer le système social dans un sens ou dans l'autre", suggère Pierre Rabhi.
En effet, chacun de nos actes d'achat participe, comme un vote, à la construction d'un monde prenant en considération l'Homme et l'environnement. Un monde dans lequel nous souhaitons évoluer.

Le site www.consommerautrement.net, initiative du Marché Citoyen et de Colibris, vous propose de découvrir pourquoi et comment voter avec vos achats.
5 étapes pour apprendre à consommer autrement au quotidien :
- Décider où faire ses achats
- Sélectionner le producteur
- Évaluer la valeur d'un produit
- Connaitre les impacts
- Acheter... ou non

A la fin de cet exercice enrichissant, vous pourrez voir et comparer vos résultats. Si vous le souhaitez, vous pourrez aussi choisir de participer à un tirage au sort avec de nombreux lots à gagner.

visuel engagé Code-barre-toi   T shirt bio et équitable "Code-barre-toi"

lundi 28 mars 2011

Triennale de l'affiche politique à Mons

Triennale affiche politique Mons blog quatrues
Les 150 affiches du Concours International Triennale de l’Affiche Politique font émerger des questionnements sur l’actualité de ces trois dernières années.

La Triennale se révèle une formidable ode à la diversité et à la tolérance, sans cesse encouragée par la création artistique. Les thèmes abordés sont : le désarmement, la confrontation Est-Ouest, la problématique Nord-Sud, la faim dans le monde, les minorités, les migrations humaines, le racisme, le fascisme, les commémorations sociales et politiques, l'environnement, la violence, le sida, la maltraitance, la condition de la femme, le travail forcé les guerres et conflits...
Ces messages nous émeuvent ou nous choquent face à la réalité dont nous sommes les acteurs au quotidien. Quoi qu'il en soit, lorsqu'une affiche nous parle, elle restera gravée dans notre mémoire et nous permettra un recul nécessaire propice à la réflexion et à la critique.

Informations pratiques

XIème Triennale de l'affiche politique du 17 septembre 2010 jusqu'au 30 avril 2011(oui ben quoi!? Il vous reste 1 gros mois non ? ;5)
au Mundaneum, 76 rue de Nimy à Mons
Fermeture les jours fériés

Tarifs : 3 € - 1.5 € (étudiant) - gratuit pour les - de 12 ans
Article 27 accepté
Entrée gratuite tous les premiers mercredis du mois
Visite guidée (fr) tous les premiers dimanches du mois à 14h30
Réservation obligatoire
Tarif : 5 € /pers

samedi 26 février 2011

Earth Hour 2011-Une heure pour la planète...et après?

Earth hour 2011 blog Quat rues vêtements équitables
Il y a un mois exactement, les Eco-informateurs décidaient de relayer très tôt la prochaine heure pour la planète, une pause symbolisant la lutte contre le changement climatique : « Earth Hour 2011».
Un mois plus tard (et précisément un mois avant l’événement), nous voilà pour une première piqûre de rappel. Rappeler l’événement d’une part, mais aussi rappeler qu’au-delà du symbole, notre lutte peut être quotidienne, par le biais de petits gestes écologiques.


L’événement


Le 26 mars prochain, entre 20h30 et 21h30, des millions de personnes sont invitées à éteindre leurs lumières au même moment, aux quatre coins du globe.
L'évènement, symbolique, se veut un message fort et universel adressé aux chefs d'États pour leur demander de définir au mieux les orientations de la politique climatique mondiale.

Il y a en effet urgence à réagir si nous ne voulons pas mettre madame la Terre au placard. Fred Vargas parle de troisième révolution, précisant qu’ « il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais ».
C’est vrai qu’il est grand temps de s’activer pour donner un peu de répit à notre environnement. Mais que faire, nous qui ne sommes ni Dieu, ni super(wo)man ?


Et après


Il n’est pas forcé de vivre dans une yourte ou de devenir un adepte chevronné du Wwofing pour choisir, après cette heure pour la planète, de s´orienter vers un mode de vie plus responsable.
Au-delà du symbole, de nombreux gestes existent pour lutter au quotidien, directement ou non, contre le dérèglement climatique. Plein de petits riens à faire au jour le jour et qui peuvent améliorer la santé de notre planète, et par la même occasion la nôtre.

Mieux consommer

Choisir de consommer des produits fabriqués dans le respect de l’environnement et de l’être humain, c’est déjà contribuer au changement.
Mais il en va aussi de notre santé. Les gros industriels n’hésitent pas à vendre n’importe quoi et tirent profit de notre santé. Ils fabriquent même parfois le médicament pour guérir le cancer... résultat de la consommation d’aliments qu’ils commercialisent aussi !

- Assurons-nous que nos produits sont fabriqués dans des conditions décentes, pour la nature comme pour l'Homme. Fions-nous aux labels existants en apprenant à mieux les connaitre (tous ne sont pas aussi bons qu’ils le laissent entendre).

- Mangeons des aliments issus de l’agriculture biologique, et si possible produits localement ou issus de filière équitable. Nous favoriserons l´agriculture sans pesticides, néfastes aux pollinisateurs, et à notre santé ! Nous pouvons aussi essayer le compostage.

- Habillons-nous bio. Là aussi, favorisons les achats de vêtements fabriqués en local ou issus du commerce équitable. Toujours pas de pesticides, et nous encourageons des conditions de travail décentes aux fabricants.
Il est désormais possible de s´habiller de la tête aux pieds et de vêtir chérubins et amant(e)s !

- N’hésitons pas à utiliser des produits de nettoyage bio, et, si nous avons un jardin, jardinons écolo. Nos araignées et coccinelles, pesticides naturels, nous en seront redevables.

- En fin, en fouillant un peu, il est possible de consommer de façon responsable et intelligente à presque tous les niveaux : Pour jouer, équiper son entreprise, se maquiller, décorer sa maison...

Ce mode consommation peut s'avérer un peu plus coûteux... Sauf si nous apprenons à nous contenter de moins !
Nous trouvons par exemple préférable d'acheter 1 ou 2 t shirt bio et équitables par an chez Quat'rues (exemple choisit complètement au hasard!) que 15 ou 20 différents chez des grandes marques irrespectueuses (ou faussement respectueuses) de l'environnement et des droits humains.
Ce passage à un mode de consommation raisonnée (chez Quat'rues, nous parlons de "Déconsommation") semble inévitable tant il est vrai que nous sommes toujours plus nombreux sur Terre.

Visuel Déconsommation Earth hour 2011 blog Quat rues vêtements équitables et bio Visuel "Déconsommation", Quat´rues

Recycler

Un mode de consommation intéressant car il consiste, par définition, à utiliser des choses déjà existantes. Des sites nous proposent par exemple de donner plutôt que de jeter .
Nous pouvons aussi recycler votre électroménager et en trouver d’occasion, ou encore recycler vos piles et téléphones portables.

Le recyclage peut aussi être synonyme de
design et d’inventivité .

Arrêter de fumer

Cette proposition semble tomber un peu comme un cheveu sur la soupe après les deux premières. Et pourtant, si arrêtez de fumer est souvent un acte motivé par des raisons personnelles, il est important de savoir que le tabac est aussi plus que néfaste à l’environnement et aux droits humains !
De plus, les économies faites peuvent servir à mieux consommer !

Pour aller plus loin

La liste ci-dessus est bien sûr exhaustive. Il y a une multitudes de gestes à adopter au quotidien et les citer tous ici relève de l’impossible.
Nous pouvons aussi, toujours à titre d'exemple, nous inspirer des actes Ekolo[geek], farfouiller dans les dossiers d´Ecolo-info des Eco-Sapiens, ou encore suivre régulièrement les sujets débattus par les Eco-informateurs.

Nous vous invitons d'ailleurs dans l'immédiat à lire les articles édités par certains d´entre eux. Ils fourmillent, c'est sûr, de très bons conseils :

- Abi [vertissimmo]: Earth Hour 2011 - Pollution lumineuse : la facture ne cesse de s’alourdir en France

- Jean-Marc [Marron Rouge]: Earth Hour 2011 - Sans lumières pendant une heure c’est bien mais ce n’est suffisant pour garder notre planète

- Annabel [Un Bureau sur la Terre] : Earth Hour 2011 : un événement mondial pour l’économie d’énergie

- Romain [Objectif Planète] : Earth Hour 2011 : les lumières... et le reste !

- Urus [Quat´rues] : Eath Hour 2011 - Une heure pour la planète... et après ? (Ne cliquez pas, c´est ce billet ci ! ^^)