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mardi 24 janvier 2012

Se prépare t'on à un nouveau Fukushima en Inde ?

"Radioactivité", "plutonium", "déchets nucléaires", "Areva" et "EPR".

Voici autant de mots passés dans le langage courant dans les villages reculés de la chaîne de montagnes du Sahyadri, état du Maharashtra, sur la côte ouest de l’Inde.

Ces magnifiques villages qui entourent la ville de Jaitapur, à 400 Kms au sud de Mumbaï, font partie de l’un des dix plus grands « points chauds de biodiversité » de la planète (ce concept s’applique à des zones contenant au moins mille cinq cents espèces de plantes endémiques et ayant perdu au moins 70 % de leur habitat originel)...
...et Areva projette d’y construire prochainement six réacteurs nucléaires de 1 650 mégawatts.


Notre gouvernement, quant à lui, s'apprête à décider à huis clos de financer (ou non) ce projet mené par la Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL), partenaire d’Areva. Cette société, contrôlée par le gouvernement Indien, veut faire de Jaitapur le plus grand complexe nucléaire au monde dans une zone à haut risque sismique.

La société envisage pour cela de déplacer les quarante mille résidents qui vivent des ressources naturelles et des produits de cet écosystème (riz, millet, lentilles, légumes, herbes, poissons et fruits).

Les populations indiennes manifestent contre cette centrale qui pourrait mettre des millions de personnes en danger. Mais longtemps privée des technologies occidentales, l’Inde investit désormais énormément dans l’énergie nucléaire civile et ne se préoccupe guère de l’avis des populations et des dangers liés à l'environnement.

De plus, la cupidité des exportateurs du nucléaire pourrait conduire notre gouvernement à faire aboutir ce projet fou.


L'Inde a déclaré le 19 septembre 2011 qu'elle attendra les résultats des audits nucléaires français (décidés après la catastrophe de Fukushima) sur le réacteur de troisième génération EPR avant de s'engager avec Areva.

Il est donc encore temps de dénoncer ce projet catastrophique et de stopper le prochain Fukushima.

Les négociations ont lieu en ce moment. Signons la pétition appelant le Président Sarkozy et son ministre des Finances Baroin à renoncer à soutenir ce projet nucléaire dangereux.

Les signatures des citoyens français et indiens seront remises dans les bureaux du gouvernement.

lundi 5 décembre 2011

Le nucléaire sûr n’existe pas - La preuve par Greenpeace

Coucou réacteur Nogent Greenpeace
Ce matin, une équipe de Greenpeace nous a fait un simple mais efficace "coucou"... depuis l'intérieur du réacteur de Nogent-sur-Seine (Aube).

Avec peu de moyens, les militants de l'organisation écologiste sont entrés sans aucun problème au cœur même des installations nucléaires !
Greenpeace démontre ainsi - par le biais d'une action sans violence, dans le respect des individus et des installations - que le nucléaire sûr n’existe pas et que les centrales nucléaires françaises sont bel et bien vulnérables.
Ils sont ensuite montés sur le dôme d’un des deux réacteurs et ont peint le signe danger sur celui-ci.


D'autres militants se seraient introduits dans d'autres centrales, dont l'organisation refuse pour le moment de préciser les noms. "Si le dispositif de détection d'EDF et Areva est aussi performant qu'ils le disent, qu'ils trouvent ces militants !», précise Greenpeace.


Greenpeace dans une centrale nucléaire

Une fouille «approfondie» de toutes les centrales et installations nucléaires en France est en cours.
Pour suivre la partie de cache-cache, c'est par ici, un live-blog ouvert pour l'occasion par Greenpeace.

Vous pouvez aussi suivre l'actu de Greenpeace sur Facebook et Twitter

mercredi 30 novembre 2011

Ce qui devait arriver Areva - SaintéLyon est devenue une course atomique


Il y a pas une heure, notre épicier équitable préféré m'a fait part de ce billet (et de son contenu), me suggérant de relayer l'information à mon tour.

En avant Guingamp !

Ainsi donc, la SaintéLyon, course mythique de 68 kms, aura cette année encore comme sponsor principal Areva, leader mondial de l'énergie nucléaire.
"S’aligner au départ de la SaintéLyon, c’est s’engager dans un périple dont on ne connaît jamais vraiment l’issue"
. Telle est l'introduction en page d’accueil du site de cette grande course à pied réunissant près de 10 000 coureurs qui aura lieu les 3 et 4 décembre.
En changeant le début de la phrase (avant la virgule) par "Faire confiance au nucléaire (donc Areva)", nous avons un résultat somme toute assez cocasse. C'est peut-être ce point commun qui a motivé Areva à se racheter une image avec cet improbable partenariat.

En réaction, un appel à mobilisation est lancé par Sortir du Nucléaire.
Le réseau recherche des personnes disponibles pour tracter et distribuer des autocollants aux coureurs le samedi 3 décembre après-midi à partir de 15h et jusqu'à minuit à Saint-Etienne, dans le village où des stands seront installés et où les sportifs se prépareront.
Ils ont également besoin d'une équipe pour assurer une présence lors de l'arrivée à Lyon au Parc des sport de Gerland, de 6h du matin à 15h le dimanche 4 décembre.

Les coureurs qui se sentent solidaires sont invités, afin de signifier leur désaccord aux organisateurs de la course, à épingler leur dossard "la tête en bas", signifiant ainsi qu'avec le nucléaire, on marche (enfin "on court") sur la tête.
Le dossard restant visible, le règlement est respecté.

Enfin, vous pouvez faire réagir les organisateurs en mettant des messages sur la page facebook de la SaintéLyon (il s'agit là de signifier votre opposition à ce partenariat insensé. Le dire avec des fleurs, c'est le dire quand même ! Quoi qu'il en soit, il semblerait que le ménage soit fait très régulièrement)

Pour le matériel (autocollants, tracts, drapeaux et banderoles), vous pouvez contacter Delphine Boutonnet par téléphone au 04 82 53 38 90 ou par mail à delphine.boutonnet |arobase| sortirdunucleaire.fr

Des autocollants comme l'image illustrant ce billet sont disponibles (par exemple) à l’Épicerie Équitable.