Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


Mot clé - Greenwashing

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 31 octobre 2012

Quand le développement durable est récupéré à des fins purement cosmétiques


Grâce à l'engouement nouveau pour la protection de l'environnement, la défense des droits humains et une plus grande solidarité internationale, le concept de développement durable fait désormais partie du langage courant.
 
De grandes entreprises figurant parmi les plus puissantes au monde, l'ont malheureusement récupéré à des fins purement cosmétiques.
Pour améliorer leur image auprès des clients et actionnaires, elles adoptent un discours engagé sur le développement durable et ainsi masquer les impacts réels de leurs activités.
 
Les entreprises, acteurs économiques de poids, ont fait trop peu de progrès en terme de responsabilité sociale et environnementale. Il est nécessaire de mettre fin au double-discours.

Pour relancer le débat public afin que les entreprises assument leurs responsabilités, votez maintenant dans chacune des trois catégories :
« Une pour tous, tout pour moi ! » - Nominés : Bolloré, Vinci et Alteo
« Plus vert que vert » - Nominés : Auchan, Ubraseur environnement et Lesieur
« Mains sales, poches pleines » - Nominés : BNP Paribas, Perenco et Areva

lundi 3 septembre 2012

"Greenwashing" - Tryo


Extrait de l'album Ladilafé, voici le single Greewashing du groupe Tryo.

Anecdote amusante pour nos fans peoplesque :
Dans leur premier album, Tryo remerciait ironiquement France Télécom pour le boucan généré par les sonneries de téléphones. Dans la chanson cachée du nouveau disque, le groupe lance une invitation à composer le 06 25 48... Un numéro de téléphone qui correspond à celui d'un jeune plombier d'Évreux. Celui-ci est harcelé de coups de fil depuis la sortie de l'album lundi 27 août 2012. Merci Tryo !?

Ils auraient pu glisser notre numéro, ça aurait fait un petit coup de pub. Tiens, du coup, le voici : 06 48 00 13 11. Mais gardez-le pour vous surtout...



lundi 4 juin 2012

Les marques de mode éthique françaises tombent comme des mouches. A qui la faute ?

La part du gateau - visuel Quat'ruesAprès Azimuts artisans du Népal, c’est au tour d’Ideo de mettre la clé sous la porte.
C’est ainsi deux des plus grosses structures de mode issue d’un commerce équitable qui annoncent leurs fermetures coup sur coup depuis le début de l'année 2012.
Un vrai coup dur pour la mode éthique, et pour le commerce équitable en France plus généralement.


Car il est vrai que le commerce équitable n’est pas au mieux sur le territoire français. Depuis deux ans, il n'enregistre plus de croissance à deux chiffres et en 2011, les ventes n'ont progressé que de 4% à 315millions d'euros.
Bien qu’une majorité de Français ait une image positive du commerce équitable, la proportion d'acheteurs réguliers plafonne à moins de trois Français sur dix.
La crise est bien évidemment en cause mais elle n'explique pas tout. Un sondage BVA publié début mai à l'occasion de la quinzaine du commerce équitable montre que deux freins à l'achat se dégagent: le prix des produits et le scepticisme - 37% de la population reste à convaincre que cette démarche profite réellement aux petits producteurs.


Mais au-delà de ces difficultés nationales concernant le commerce équitable, se dégage dans le monde de la mode éthique un autre facteur important :
Une concurrence de plus en plus forte de grandes marques de prêt-à-porter
ayant décidées d’intégrer quelques vêtements en coton biologique dans leurs collections.


H%M collection inconsciente et menteuseH&M, La Redoute, C&A, Monoprix et autres adeptes du greenwashing, ont désormais compris qu´avoir quelques produits en coton bio en rayon (il s´agit souvent de même pas 1% de leur collection complète) peut s’avérer fort utile pour attirer une clientèle désireuse de mieux consommer sans trop fouiller. Les clients glissent un produit bio (s´il ne fait pas parti de ceux de l´affaire des traces d’OGM décelées dans le coton bio … qui fut bien moins médiatisée que ces collections bio) dans leur panier, au milieu de nombreux autres produits en coton conventionnel, fabriqués dans des conditions loin d’être équitables (même s’ils souhaitent parfois faire croire l’inverse en nommant par exemple leur collection « H&M Conscious ») et vendus avec des marges ahurissantes.
Ce produit bio permet cependant à ces marques de sortir une armada de commerciaux et de publicités vantant les mérites écologiques de la marque.


Ainsi, difficile de faire face à ces gros exploiteurs adeptes du greenwashing et disposant de moyens de communication énorme.

Pour l’instant, chez Quat’rues, les visuels nous permettent de nous distinguer (l’association de thématiques engagées et le graphisme unique constituent l’âme de la marque) et de traverser cette période difficile pour le commerce équitable, et ou l’offre du vêtement en coton bio est récupérée par des marques de la grande distribution.
Mais tiendrons-nous ? Pouvons-nous, les petits, nous qui travaillons réellement dans le respect de démarches éthiques et environnementales, survivre ?

La fin des aventures d'Azimuts et Ideo semble malheureusement prouver que non. Nous souhaitons aux membres de ces équipes bon courage.
Et de chouettes nouveaux chemins à parcourir…

jeudi 14 octobre 2010

Appel à vote pour les prix Pinocchio 2010

Prix Pinocchio 2010 blog Quat´rues
Afin de mobiliser les citoyens sur la responsabilité des entreprises, les Amis de la Terre organisent les « Prix Pinocchio du développement durable » pour élire parmi des entreprises françaises, les Pinocchios 2010.
Le vote est désormais ouvert en ligne sur www.prix-pinocchio.org, le site dédié qui présente les nominés dans trois catégories : « environnement », « droits humains » et « greenwashing ». La remise des prix, ouverte au public, sera organisée le 9 novembre 2010 à Paris, au Comptoir Général (80, quai de Jemmapes - 75010 Paris) à partir de 18h.

"Les concepts de développement durable et de responsabilité sociale et environnementale des entreprises figurent sans conteste parmi les avancées importantes de ces dernières années. Toutefois, en l’absence de cadre juridique contraignant, ils sont souvent récupérés par les multinationales qui les utilisent pour redorer leur image auprès des citoyens, des décideurs publics et des actionnaires. Les grandes entreprises françaises ne sont pas en reste, qui rivalisent d’ingéniosité pour se présenter comme des parangons de vertu, vidant le « développement durable » de son sens initial (...)

Douze cas concrets, proposés par des organisations de la société civile ou des citoyens, s’affrontent sur le site www.prix-pinocchio.org dans les catégories « environnement » (nominés : Axa, Total, Eramet, Alstom), « droits humains » (nominés : Sodexo, JL Vilgrain - Somdiaa - Sosucam, Orange, GDF-Suez) et « greenwashing » (nominés : Crédit Agricole, SNCF Zéro Carbone, Aéroport de Beauvais-Tillé, Renault/Dacia).
Ils présentent des projets de plusieurs grandes entreprises françaises dont les impacts environnementaux et sociaux sont souvent ignorés du public et particulièrement révélateurs de leur double discours".

Votez sur www.prix-pinocchio.org

T shirt bio équitable Préhistoire Quat´rues T shirt équitable et coton biologique "Préhistoire"

mercredi 25 novembre 2009

Résultats des prix Pinocchio 2009

visuel Pinocchio 2009 QuatRues t shirt bio equitable
Depuis hier, mardi 24 Novembre, nous connaissons les entreprises déclarées lauréates des prix Pinocchio 2009 par le public (7495 votants).

Les Amis de la Terre, en partenariat avec Peuples Solidaires, lançaient, le 8 Octobre, le vote public des internautes pour l’élection des Prix Pinocchio 2009. Douze entreprises françaises ont été nominées et concouraient dans trois catégories : environnement, droits humains et greenwashing. Toutes se disent en faveur du « développement durable » alors que leurs impacts réels sont lourds et négatifs pour l’environnement ou les populations locales.

Les entreprises nominées étaient les suivantes : Total, Michelin, BNP Paribas, EDF, Bolloré, Accor, Peugeot, Crédit Agricole, Perenco, Herta, Société Générale, et France Betteraves.

Et les lauréats sont :

Prix Pinocchio "Droits humains"
# N°1 BOLLORE avec 35% de votes
# N°2 CREDIT AGRICOLE avec 23% de votes
# N°3 PERENCO avec 22% de votes
# N°4 MICHELIN avec 19% de votes

Prix Pinocchio "Environnement"
# N°1 TOTAL avec 45% de votes
# N°2 AREVA avec 29% de votes
# N°3 BNP PARIBAS avec 14% de votes
# N°4 SOCIETE GENERALE avec 12% de votes

Prix Pinocchio "Greenwashing"
# N°1 EDF avec 42% de votes
# N°2 FRANCE BETTERAVES avec 30% de votes
# N°3 PEUGEOT avec 14% de votes
# N°4 HERTA avec 13% de votes

Présentations et descriptifs (très intéressants !) des lauréats des Prix Pinocchio 2009
Les lauréats en 2008

lundi 12 octobre 2009

Prix Pinocchio 2009 : le vote est lancé !

Prix Pinocchio Quat´rues Les Amis de la Terre Peuples Solidaires 2009
Les Amis de la Terre, en partenariat avec Peuples Solidaires, lançaient, le 8 Octobre, le vote public des internautes pour l’élection des Prix Pinocchio 2009. Douze entreprises françaises ont été nominées et concourent dans trois catégories : environnement, droits humains et greenwashing. Toutes se disent en faveur du « développement durable » alors que leurs impacts réels sont lourds et négatifs pour l’environnement ou les populations locales.
Bientôt un an après la première édition des prix Pinocchio du développement durable, qui avait récompensé Areva dans les catégories « environnement » et « greenwashing » et le groupe Louis Dreyfus dans la catégorie « droits humains », les Amis de la Terre lancent l’édition 2009 des Prix Pinocchio. Les entreprises nominées sont les suivantes : Total, Michelin, BNP Paribas, EDF, Bolloré, Accor, Peugeot, Crédit Agricole, Perenco, Herta, Société Générale, et France Betteraves.

Gwenael Wasse, chargé de campagne Responsabilité des entreprises aux Amis de la Terre, explique : « Cette seconde édition promet malheureusement d'être à nouveau un « grand cru ». Violation des droits sociaux, destruction de forêts, pollution locale, émission de gaz à effet de serre, communication biaisée, publicité trompeuse, etc : les doubles discours des multinationales n'ont pas cessé avec la crise et les promesses de réforme. Les citoyens vont pouvoir choisir leurs pires entreprises françaises de l'année 2009 ! »
Pour Fanny Gallois, chargée de campagne Droits de l’Homme au travail à Peuples Solidaires, « cet événement est également un moyen de donner une voix et une visibilité aux femmes et aux hommes qui se battent au quotidien contre les impacts négatifs des entreprises sur leur environnement de travail et de vie, pour faire valoir leurs droits ».

Les Prix Pinocchio mettent en lumière de nombreux abus concrets. Dans le cadre de leur campagne sur la responsabilité des entreprises, les Amis de la Terre demandent un encadrement juridique des impacts environnementaux et sociaux des multinationales, pour que cesse leur quasi-impunité de fait dans les pays du Sud.
La présentation des 12 cas et des Prix Pinocchio est accessible sur le site suivant :
www.prix-pinocchio.org
Les résultats y seront annoncés le 24 novembre, avec une cérémonie de remise des prix le soir même par Les Amis de la Terre et Peuples Solidaires à Paris.