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lundi 27 janvier 2014

La vérité sur le déplacement de Valérie Trierweiller en Inde


En voilà un titre racoleur aux effluves nauséabondes dignes de Gala, Public ou Voici.
Il n'en est rien pourtant.
Vous trouverez ci-dessous les explications de la présidente d'Action Contre la Faim, obligée de répondre à certaines rumeurs infondées, relayées par un journalisme sans scrupule. Mais qui, comme toute rumeur qui se respecte, peut faire le plus grand mal en un rien de temps.

Pourquoi relayons-nous cette information :
- Parce que nous croyons au bien fondé de l'ONG Action Contre la Faim, et qu'il serait dommage que les dons, plus que nécessaires, diminuent suite à cette rumeur.
- Parce que l'Inde est un pays pour lequel nous avons une affection toute particulière.
- Parce que, qu'il s'agisse de la première dame de France (l'est elle d'ailleurs ? Pour une réponse dont on se fout, lire les magazines cités ci-dessus), de son sosie, du pape, de Tintin ou Milou, de votre frère ou grand-mère, on s'en contre-balance. Il s'agit seulement de rétablir la vérité afin qu'Action Contre la Faim puisse faire encore longtemps en sorte que le monde aille un peu mieux.

Voici leur message, que vous pouvez à votre tour, faire circuler :


"Cher donateur/chère donatrice,

Depuis ce matin, les médias relaient l’information du déplacement de Valérie Trierweiller en Inde.

Comme beaucoup, vous vous posez des questions et, en tant que fidèles donateurs d’Action contre la Faim, je vous écris ce soir pour vous expliquer la situation et vous demander votre aide.

Comme de nombreuses personnalités, Valérie Trierweiller est une sympathisante active d’Action contre la Faim depuis 2011, avant même l’élection présidentielle. Son déplacement à Bombay est prévu depuis plusieurs mois et son objectif est double :

  • mieux faire connaître le problème de la faim en Inde
  • lever des fonds pour un programme sur le traitement de la malnutrition aigüe
Les informations qui circulent dans les médias laissant entendre que ce déplacement serait financé par vos dons sont parfaitement infondées.

Je tiens à vous rassurer sur le fait qu’aucun des frais de déplacement n’ont été pris en charge par Action contre la Faim. Vos dons et ceux de nos partenaires n’ont en aucun cas été utilisés.

Ce voyage est d’autant plus important que la situation humanitaire en Inde est critique : plus de 8 millions d’enfants souffrent de malnutrition. Le décès d’1 enfant de moins de cinq ans sur 2 est lié à la faim !

Il s’agit d’un véritable drame humain, d’une urgence silencieuse insoutenable.

Ce soir, ces enfants victimes de la faim ont besoin de nous, de vous, pour sortir de l’ombre. Si vous le pouvez, merci de soutenir nos programmes humanitaires 2014, en faisant un don sur notre site Internet sécurisé.

Rappelez-vous : la faim n’est pas une fatalité. Quand nos équipes disposent des ressources et des moyens nécessaires, elles sauvent une vie toutes les 3 minutes.

Merci d’avance de votre grande fidélité à notre cause et merci à tous ceux qui nous ont déjà renouvelé leur confiance".

Stéphanie Rivoal,
Présidente


mardi 24 janvier 2012

Se prépare t'on à un nouveau Fukushima en Inde ?

"Radioactivité", "plutonium", "déchets nucléaires", "Areva" et "EPR".

Voici autant de mots passés dans le langage courant dans les villages reculés de la chaîne de montagnes du Sahyadri, état du Maharashtra, sur la côte ouest de l’Inde.

Ces magnifiques villages qui entourent la ville de Jaitapur, à 400 Kms au sud de Mumbaï, font partie de l’un des dix plus grands « points chauds de biodiversité » de la planète (ce concept s’applique à des zones contenant au moins mille cinq cents espèces de plantes endémiques et ayant perdu au moins 70 % de leur habitat originel)...
...et Areva projette d’y construire prochainement six réacteurs nucléaires de 1 650 mégawatts.


Notre gouvernement, quant à lui, s'apprête à décider à huis clos de financer (ou non) ce projet mené par la Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL), partenaire d’Areva. Cette société, contrôlée par le gouvernement Indien, veut faire de Jaitapur le plus grand complexe nucléaire au monde dans une zone à haut risque sismique.

La société envisage pour cela de déplacer les quarante mille résidents qui vivent des ressources naturelles et des produits de cet écosystème (riz, millet, lentilles, légumes, herbes, poissons et fruits).

Les populations indiennes manifestent contre cette centrale qui pourrait mettre des millions de personnes en danger. Mais longtemps privée des technologies occidentales, l’Inde investit désormais énormément dans l’énergie nucléaire civile et ne se préoccupe guère de l’avis des populations et des dangers liés à l'environnement.

De plus, la cupidité des exportateurs du nucléaire pourrait conduire notre gouvernement à faire aboutir ce projet fou.


L'Inde a déclaré le 19 septembre 2011 qu'elle attendra les résultats des audits nucléaires français (décidés après la catastrophe de Fukushima) sur le réacteur de troisième génération EPR avant de s'engager avec Areva.

Il est donc encore temps de dénoncer ce projet catastrophique et de stopper le prochain Fukushima.

Les négociations ont lieu en ce moment. Signons la pétition appelant le Président Sarkozy et son ministre des Finances Baroin à renoncer à soutenir ce projet nucléaire dangereux.

Les signatures des citoyens français et indiens seront remises dans les bureaux du gouvernement.

lundi 7 novembre 2011

"Citoyennes du Monde" - Marine autour du monde - 2ème épisode

En juin, nous vous faisions part du très long périple de Marine en éditant quelques-unes de ses photos.

En voici aujourd'hui de nouvelles - sur lesquelles les protagonistes portent toujours le T shirt Quat'rues "Citoyennes du monde" - prisent dans les différents pays que Marine a eu la chance de traverser.
Et à en juger par son itinéraire, ce n'est pas fini. Tant mieux, car nous nous régalons de ces clichés !

T shirt bio équitable Mongolie
Voici Adya, 13 ans, et son petit frère de 1 an et demi, deux merveilleux enfants Mongols. Ils font partie d'une famille nomade qui s'est installée près de la ville d'Arvaikheer en Mongolie Centrale.
Tout au long de l'année scolaire, Adya va a l'école a Arvaikheer. Elle rentre dans sa famille pendant les vacances d'été où elle s'occupe alors de son frère, de ses deux petites sœurs et aide ses parents pour les taches quotidiennes.


Quat'rues bio éthique en Chine
YangYi est Chinoise et originaire de Chengdu. Elle est venue s’installer à Shanghai avec son mari où travaille pour un site internet qui enseigne différentes langues étrangères a un public chinois.
Elle ne rêve cependant que de rentrer dans sa ville natale auprès de sa famille et de ses amis.


T shirt équitable et bio Inde
Marine est ici entourée d’adorables petites filles rencontrées à Jodhpur, dans l’état du Rajasthan. Elle font partie d’un groupe d’’individus appelé « dalits » (littéralement « opprimés »), ou plus communément « intouchables », considérés à proprement parler comme 'hors du système des castes'.
Ces jeunes filles sont donc reléguées aux tâches les plus dégradantes et subissent de nombreuses discriminations. Elles passent leurs journées a ramasser des déchets dans la rue et les trainent dans des sacs qui sont aussi grands qu'elles. Malgré tout, comme toujours ou presque en Inde, elles gardent le sourire.


T shirt equitable bio Taj Mahal Inde
Pour finir, voici Marine avec le T shirt équitable et bio "Tout là eau" devant le magnifique Taj Mahal, à Agra.
Vous pouvez retrouver d'autres photos mais aussi les récits de Marine sur son blog "Voyage d'une souche".

lundi 21 février 2011

Etre « Marron Rouge » !

Recyclage recyclé Marron Rouge blog Quat-rues
Rien à voir avec l´expression initiale plutôt péjorative (être marron), bien au contraire, le Rouge, complémentaire du Marron (sur le logo fort réussi), a son importance !
Ainsi, être Marron Rouge pourrait signifier être un fervent adepte du recyclage.

Un portefeuille en ceinture de sécurité recyclée, une housse de téléphone en chambre à air recyclée, des dessous de Verre en papier journal recyclé…
Vous l´aurez compris, chez Marron Rouge, le recyclage est roi ! La boutique en ligne propose de nombreux produits en provenance d´Inde et issus du commerce équitable.
Objets de décoration, de design, accessoires de modes, en matières recyclées ou naturelles sont au rendez-vous.

Et la commercialisation de ces produits éthiques manufacturés sont les prémices d´un projet à long terme : La mise en place d’une filière équitable en Inde pour la fabrication de linge de maison.

Le projet de Jean-Marc et Thierry est né de différents voyages en Inde au sein d’une association « Parrainages Inde ». Cette association parraine des femmes seules ayant de très faibles revenus.
Marron Rouge a pour objectif d´employer ces femmes, aujourd´hui tributaires de patrons peu scrupuleux (lorsqu´elles ont un travail), en leur garantissant une véritable rémunération. Le partenariat vise à mettre en place de bonnes conditions de travail (bonne rémunération, achat de matériel, temps de travail, indépendance) et contribuer ainsi à l´amélioration des conditions de vie de ces femmes (scolarité des enfants, reprise d´études éventuelle).

Un beau projet que nous ne manqueront pas de suivre à l´avenir... Marron rouge que nous sommes !


La boutique en ligne Marron Rouge
Le blog Marron Rouge
Retrouvez Marron Rouge sur Facebook

vendredi 19 novembre 2010

Accords Union Européenne-Inde : du business sur le dos des malades - Par Benjamin

Pharmacie-Jodhpur-Inde-Février 2010Jodhpur-Inde-Février 2010

Nous relayons aujourd'hui un billet de Benjamin Joyeux, du blog http://www.binjamin.info. Il aborde ici un sujet qui n´est pas traité par les médias et qui met pourtant en cause la vie de millions de personnes.


"Actuellement et en catimini, des responsables indiens et européens se rencontrent à Bruxelles pour mettre au point les détails de finalisation d’un accord de libre-échange entre l’Inde et l’Union européenne, en cours de négociation depuis plusieurs mois. Or cet accord risque de réduire l'accès à des médicaments génériques bon marché pour des millions de personnes.

La Commission européenne souhaite en effet une meilleure réciprocité dans l'accès aux marchés des pays émergents, en particulier la Chine et l’Inde, comme elle l’a indiqué début novembre en présentant sa stratégie commerciale pour les cinq ans à venir :
"Mon objectif est de veiller à ce que les entreprises européennes obtiennent des conditions équitables et que nos droits soient respectés afin que nous puissions tous profiter des bénéfices du commerce", a notamment souligné le commissaire européen au Commerce, Karel de Gucht.

Bien lui en fasse : mais doit-on sacrifier le droit à la santé pour tous sur l’autel du business ? Car la question se pose sérieusement au regard de certaines clauses écrites dans l’accord bilatéral signé entre Bruxelles et New Delhi. En effet, les règles sur la propriété intellectuelle proposées par l’Europe risquent d’entraver sérieusement la production des médicaments génériques indiens. Car l’accord prévoit d’allonger les droits de la propriété industrielle ou encore d’inclure une notion d'exclusivité des données (la très controversée clause de data exclusivity). Cela contraindrait les fabricants de génériques à de longs et coûteux essais et privilégierait les grands laboratoires pharmaceutiques au détriment des malades n'ayant pas les moyens de se soigner.
Or on n’y pense pas toujours, mais l’Inde, au delà des clichés habituels (vaches sacrées, Bolywood, call centers ou logiciels informatiques), c’est surtout l’un des plus gros producteurs de médicaments génériques dans le monde. Depuis les années 1970, le Sous Continent produit des médicaments pour les pays en développement, tant et si bien qu’on le considère aujourd’hui comme la « pharmacie du monde ». Ces génériques bon marché ont permis des avancées spectaculaires dans le traitement de maladies graves comme la tuberculose, le paludisme ou encore le SIDA. L’Inde fabrique aujourd'hui 20% des génériques dans le monde.

Actuellement par exemple, plus de 50 % des médicaments distribués par l'Unicef viennent d'Inde. Des experts estiment que dans le cas des antirétroviraux destinés aux malades du SIDA, ce chiffre s'élève à 93 %.

Le développement de l'industrie indienne a eu un impact déterminant sur l’ensemble de la planète, favorisant des baisses drastiques des médicaments et des traitements, malgré toutes les déclarations contraires des grandes entreprises pharmaceutiques. Dans les années 90, une fois mis en concurrence (certes toute relative) avec l'Inde, les laboratoires occidentaux ont revu leurs tarifs à la baisse, entrainant la chute des prix de plus de 90 % en quelques années.

Et l’Europe remettrait en cause ce progrès indéniable au nom du sacro-saint business ?

L'adoption de ce traité signifie rien de moins que la mort de centaines de milliers de personnes. L’industrie pharmaceutique indienne ne serait plus en capacité de fournir des médicaments aux pays en développement et les laboratoires occidentaux pourraient de nouveau affirmer que les prix sont justes et au plus bas, sans contradicteur. En plus ces accords vont au-delà des demandes, déjà strictes, de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

De l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Parlement européen en passant par des chercheurs et des personnalités politiques de tous bords, beaucoup ont d’ores et déjà vivement critiqué ces mesures. Les négociateurs, eux, restent muets.

Le gouvernement indien lui-même commence à s’inquiéter et à se demander si dans les négociations internationales en cours, en particulier au sein des négociations autour d’ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou Accord commercial anti-contrefaçon[1]) les médicaments, leur fabrication et leur commercialisation ne doivent pas être exclus.

Il est temps que les citoyens s’emparent de ce sujet, en interpellant par exemple leurs députés européens sur la nécessité d’empêcher que les négociations commerciales en cours entre l’UE et l’Inde puissent porter sur les droits de propriété intellectuelle concernant les médicaments, et en leur demandant également de réclamer à la Commission une transparence totale sur cet accord de libre échange.

Les gouvernements des « pays riches » et les grandes organisations internationales n’ont toujours pas tiré les leçons de la triple crise écologique, économique et démocratique actuelle et continuent de signer des accords dans le dos des peuples au bénéfice des multinationales, en l’espèce les grands groupes pharmaceutiques au détriment des malades d’Afrique et d’ailleurs. Mais la société civile internationale s’organise et ils ne pourront pas éternellement passer outre ses légitimes revendications."

Benjamin Joyeux

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[1] L’ACTA est une proposition de traité international multilatéral concernant les droits de propriété intellectuelle, la lutte contre les produits contrefaits et les échanges illicites de fichiers sans autorisation des ayants-droit. Il est en cours d'élaboration entre plusieurs États qui se rencontrent périodiquement pour négocier: l'Australie, le Canada, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, les Etats-Unis, le Japon, la Jordanie, le Maroc, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse et l'Union européenne. L'absence de publicité des négociations suscite de vives critiques, les dispositions du nouvel accord s'annonçant bien plus complètes et restrictives que celles déjà prévues par l'ADPIC, négocié à la fin du cycle d'Uruguay du GATT en 1994.

lundi 8 mars 2010

Quat´rues en Inde - Taj Mahal

Ulli et Fanny ont taillé la route au Rajasthan, Inde du nord, en février, emportant bien sûr dans leurs bagages t shirts et vestes équitable Quat´rues.

Des clichés des voyageuses devant le célèbre Taj Mahal d´Agra, sud de Delhi.
Quat´rues autour du monde Taj Mahal Inde