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Mot clé - abeille

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jeudi 25 avril 2013

Bannir les tueurs d'abeilles

visuel engagé Do you wanna Bee

Dans le monde entier, des milliards d’abeilles meurent en silence, ce qui menace nos cultures et notre alimentation. Mais dans quelques jours, l’Union européenne pourrait interdire les pesticides les plus dangereux et ouvrir la voie à une interdiction internationale qui pourrait bel et bien sauver les abeilles.

Plus d'abeilles, plus de pollinisation. Plus de pollinisation, plus de plantes, dont fruits et légumes bien sûr. Et pour les carnivores : plus de plantes, plus d´alimentation pour le bétail. Plus de bétail, plus de viande.

Lire la suite et signer la pétition Avaaz : "Europe: bannir les tueurs d'abeilles!"

Pour comprendre en quoi le déclin des pollinisateurs est une catastrophe, lire aussi Do you wanna bee the next ? - Ou pourquoi les pollinisateurs sont-ils indispensables ?

mercredi 4 juillet 2012

Do you wanna bee the next ? - Ou pourquoi les pollinisateurs sont-ils indispensables ?

visuel engagé Do you wanna Bee[Visuel Quat'rues "Do you wanna bee the next ?"] - présent dans la prochaine collection en septembre 2012.

Il est une très belle histoire d´amour entre le monde végétal et le monde animal : la pollinisation.
De cette histoire dépend l'équilibre de la planète, et par extension, notre survie !

Car les plantes et les fleurs, aussi belles et envoutantes soient-elles, sont aussi bien fragiles. Des êtres délicats qui représentent pourtant l´avenir de notre planète.
Sans leur histoire d'amour avec "Les Pollinisateurs", rien ne serait possible.


Pollinisation, comment ça marche ?

Lors du processus de pollinisation, le pollen est transporté de l'anthère (organe mâle) au stigmate (organe femelle) de la même fleur ou d'une autre fleur de la même espèce. Une fois sur le stigmate, le grain de pollen permet l´acheminement des gamètes mâles jusqu'à l'ovule afin de le féconder.
Il existe plusieurs stratégies utilisées par la nature pour disperser le pollen d'un anthère mâle à un stigmate femelle.

Parmi celles-ci, la plus courante est la zoogamie ou pollinisation par les animaux. En explorant les fleurs à la recherche de nectar, les insectes (entre autres les abeilles, les papillons, les diptères ou certains coléoptères) et les oiseaux au long bec pointu (les oiseaux-mouches ou les souïmangas)se frottent aux étamines, récoltant involontairement des grains de pollen (jusqu'à 100 000) qu’ils abandonneront par la suite dans une autre fleur.

La majorité des végétaux comptent sur les animaux pour assurer leur pollinisation. En effet, plus de 70% des cultures (dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons) dépendent fortement ou totalement d'une pollinisation animale.

Aujourd´hui, l´intensification de l’agriculture menace les communautés d´insectes et leur action stabilisatrice sur le service de pollinisation, y compris d'espèces non cultivées.
D´autre part, la généralisation des pesticides et de possibles synergies avec d'autres polluants sont aussi la cause de la régression des pollinisateurs.


pollen biodiversité blog Quat_ruesDiptère [Photo L. Vourzay | © OPIE]


Déclin des pollinisateurs... Quelles conséquences ?

Avec le recul de nombreuses espèces de pollinisateurs et en particulier des papillons et des abeilles, les plantes se reproduisent moins bien. Nous tuons ainsi la biodiversité végétale sur notre planète et appauvrissons la terre. Certains experts prévoient une baisse des rendements agricoles (déjà localement observée).

Par ailleurs, le monde végétal et le monde animal sont si intimement liés que l’extinction d’un seul organisme peut nuire à toute une communauté (A titre d’exemple, lorsqu’une plante tropicale disparaît, on estime qu’elle emporte 30 espèces associées avec elles, et pour un arbre tropical, ce sont 400 espèces qui s’éteignent).

Enfin, La chaine alimentaire prend racine dans le monde végétal.
Plus d'abeilles, plus de pollinisation. Plus de pollinisation, plus de plantes, dont fruits et légumes bien sûr. Et pour les carnivores : plus de plantes, plus d´alimentation pour le bétail. Plus de bétail, plus de viande.


Que faire à notre niveau ?

Pour favoriser et protéger les pollinisateurs, il existe de nombreuses petites actions que nous pouvons intégrer à notre quotidien. Elles touchent souvent indirectement les premiers concernés, mais vont indiscutablemet dans le bon sens, celui de la sauvegarde de la biodiversité.

Ce sont ces petits gestes qui donneront naissance à de plus grands, permettant ainsi de continuer à écrire cette belle histoire d´amour !


Vous êtes simple consommateur :
- Mangez bio et si possible local ou équitable. Vous favoriserez l´agriculture sans pesticides, néfastes aux pollinisateurs, et vous réduirez les kilomètres parcourus par votre pomme.
- Habillez vous bio... et tant qu´à faire local ou équitable. Toujours pas de pesticides, tout en favorisant des conditions de travail décentes aux fabricants.
- Nettoyez bio. Si vous avez une araignée au plafond, c´est sain pour votre maison (et un grain de folie est toujours bon!)

Si en plus vous jardinez :
- choisissez et aménagez votre terrain au mieux.
- Bannissez pesticides et produits chimiques.
- Plantez des espèces locales.
- Favorisez les micros-habitats (habitat végétal de petits animaux).
- Installez des nichoirs à oiseaux et insectes.


Sources :
"La fleur, la pollinisation et les insectes" sur spipoll.org
"Le mystère de la disparition des abeille" sur Arte.tv
La pollinisation sur Wikipedia.org


jeudi 17 février 2011

Nouvelle campagne d´affichage de France Nature Environnement : en partie censurée

A deux jours de l´ouverture du Salon de l´Agriculture (du 19 au 27 février), la FNE (France Nature Environnement), qui regroupe environ 3000 associations de protection de la nature et de l'environnement, lance une campagne d´affichage... qui n´est pas du goût de tout le monde.
En effet, alors que le ministre de l´agriculture la qualifie de « scandaleuse et inacceptable », la région Bretagne va assigner en justice la FNE pour "atteinte à son image".

Le contexte

Quelques jours en amont du salon de l´agriculture, France Nature Environnement lance une campagne d'affichage pour sensibiliser les citoyens aux excès de l'agriculture industrielle. Elle a défini pour cela trois angles d'attaque :

- l'impact des pesticides qui causent la disparition des abeilles. L'emploi massif de pesticides dangereux contribue au déclin des abeilles et des autres pollinisateurs. La France est le 1er consommateur européen de produits phytosanitaires.
- le nourrissage de certains animaux d'élevage avec des OGM importés. Des OGM sont importés pour alimenter le bétail français alors que nous nous interdisons d'en cultiver et que le consommateur n'en veut pas.
- la concentration des élevages industriels, à l'origine de la pollution des algues vertes. Des tonnes de lisier, issues des déjections des élevages industriels, provoquent, en augmentant le taux de nitrates dans l'eau, des marées d'algues vertes.

La censure

Alors que toutes les affiches ont été autorisées par la justice (après une saisie des interprofessions porcine et bovine INTERBEV et INAPORC) et par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (saisie aussi par le comité régional de tourisme de la région Bretagne), la régie publicitaire de la RATP Métrobus a décidé que trois des six visuels prévus dans le dispositif d'affichage ne seront pas présents sur les panneaux.
Dans un premier temps, aucune explication officielle n´est fournie à la FNE.

Plus tard, la RATP explique qu´elle a jugé que les affiches concernant les algues vertes avaient un message ''trop agressif '' visant ''directement les éleveurs'', et donc ''contraires au principe de neutralité du service public'', rapporte Le Parisien.
Quant à l'affiche inspirée du film Kill Bill de Quentin Tarantino, Métrobus a estimé qu'elle n'avait pas les autorisations requises pour reprendre ce thème.


Mais la FNE a obtenu gain de cause dans les affaires en amont de la campagne d´affichage. La demande d’interdiction de diffusion des visuels mis en cause a été rejetée car la mesure constituait une restriction disproportionnée à la liberté d’expression.

France Nature Environnement demande que l’affichage prévu  du 15 au 21 février soit respecté par la RATP et s'indigne de devoir ainsi pousser un cri d’alarme face à cette censure.


Un dialogue, pas une lutte

Le président de la FNE, Bruno Genty, explique dans Libération que le but de cette campagne n´est pas d´insulter les agriculteurs ou de froisser qui que ce soit, mais bien de dénoncer les excès de l'agriculture intensive. "Si l'image était plus nuancée, on aurait seulement touché une population déjà convaincue, alors que là ça frappe le grand public. On nous dit que c'est choquant, mais on s'est auto-censuré pour ne pas insulter la profession agricole".

Le but de la campagne n'est donc pas de rompre le dialogue ou de stigmatiser les agriculteurs, mais bien d'engager un débat avec les pouvoirs publics !
La FNE a d´ailleurs plusieurs propositions à leur soumettre. Principalement, celle d´aider les agriculteurs qui ont une pratique de l'agriculture moins intensive. Car le contexte agricole français n´est pas pas seulement confronté à des problèmes environnementaux, mais aussi économiques !


Retrouvez aussi la pétition lancée par la FNE pour l'interdiction des pesticides les plus dangereux et l'application pleine et entière du plan Ecophyto 2018, qui vise à réduire de 50% en dix ans l'usage des pesticides. Par ici pour la signer.

Affiches non censurées :
Affiche FNE 1_blog Quat-rues_t shirt bio
Affiche FNE 2_blog Quat-rues_t shirt équitable
Affiche FNE 3_blog Quat-rues_t shirt éthique

Affiches censurées :
Affiche FNE 1 censurée_blog Quat-rues_vetement bio
Affiche FNE 2 censurée_blog Quat-rues_vêtement équitable
Affiche FNE 3 censurée_blog Quat-rues_vetement éthique

mardi 8 février 2011

Si on continuait à écrire une belle histoire d´amour ?

pollinisation biodiversité blog Quat_rues Hyménoptère [Photo A. Schwartz | © MNHN]

"Les histoires d´amour finissent mal... en général", chantaient les Rita Mitsouko.
Nous (chers humains) avons tout intérêt à faire en sorte que la belle histoire d´amour entre le monde végétal et le monde animal dure le plus longtemps possible. De celle-ci dépend l'équilibre de la planète, et par extension, notre survie !

Car les fleurs et les plantes, belles et mystérieuses, sont aussi des êtres bien délicats, et surtout représentent l´avenir de notre planète. Sans leur histoire d'amour avec "Les Pollinisateurs", rien ne serait possible.

Pollinisation, késako ?

Lors du processus de pollinisation, le pollen est transporté de l'anthère (organe mâle) au stigmate (organe femelle) de la même fleur ou d'une autre fleur de la même espèce. Une fois sur le stigmate, le grain de pollen permet l´acheminement des gamètes mâles jusqu'à l'ovule afin de le féconder. Il existe plusieurs stratégies utilisées par la nature pour disperser le pollen d'un anthère mâle à un stigmate femelle.

Parmi celles-ci, la plus courante est la zoogamie ou pollinisation par les animaux. En explorant les fleurs à la recherche de nectar, les insectes (entre autres les abeilles, les papillons, les diptères ou certains coléoptères) et les oiseaux au long bec pointu (les oiseaux-mouches ou les souïmangas)se frottent aux étamines, récoltant involontairement des grains de pollen (jusqu'à 100 000) qu’ils abandonneront par la suite dans une autre fleur.

La majorité des végétaux comptent sur les animaux pour assurer leur pollinisation. En effet, plus de 70% des cultures (dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons) dépendent fortement ou totalement d'une pollinisation animale.

Aujourd´hui, l´intensification de l’agriculture menace les communautés d´insectes et leur action stabilisatrice sur le service de pollinisation, y compris d'espèces non cultivées.
D´autre part, la généralisation des pesticides et de possibles synergies avec d'autres polluants sont aussi la cause de la régression des pollinisateurs.


pollen biodiversité blog Quat_ruesDiptère [Photo L. Vourzay | © OPIE]

Déclin des pollinisateurs... Quelles conséquences ?

Avec le recul de nombreuses espèces de pollinisateurs et en particulier des papillons et des abeilles, les plantes se reproduisent moins bien. Nous tuons ainsi la biodiversité végétale sur notre planète et appauvrissons la terre. Certains experts prévoient une baisse des rendements agricoles (déjà localement observée)

Par ailleurs, le monde végétal et le monde animal sont si intimement liés que l’extinction d’un seul organisme peut nuire à toute une communauté (A titre d’exemple, lorsqu’une plante tropicale disparaît, on estime qu’elle emporte 30 espèces associées avec elles, et pour un arbre tropical, ce sont 400 espèces qui s’éteignent).

Enfin, La chaine alimentaire prend racine dans le monde végétal.
Plus d'abeilles, plus de pollinisation. Plus de pollinisation, plus de plantes, dont fruits et légumes bien sûr. Et pour les carnivores : plus de plantes, plus d´alimentation pour le bétail. Plus de bétail, plus de viande.

Que faire à notre niveau ?

Pour favoriser et protéger les pollinisateurs, il existe quantité de petites actions que nous pouvons faire dans la vie de tous les jours. Elles touchent souvent indirectement les premiers concernés, mais vont indubitablement dans le bon sens, celui de la sauvegarde de la biodiversité.

Ce sont ces petits gestes qui donneront naissance à de plus grands, permettant ainsi de continuer à écrire cette belle histoire d´amour !


Vous pouvez glisser tous ces gestes dans vos résolutions suite à "1 heure pour la planète".

Vous êtes simple consommateur :
- Mangez bio et si possible local ou équitable. Vous favoriserez l´agriculture sans pesticides, néfastes aux pollinisateurs, et vous réduirez les kilomètres parcourus par votre pomme.
- Habillez vous bio... et tant qu´à faire local ou équitable. Toujours pas de pesticides, tout en favorisant des conditions de travail décentes aux fabricants.
- Nettoyez bio. Si vous avez une araignée au plafond, c´est sain pour votre maison (et un grain de folie est toujours bon!)

Si en plus vous jardinez :
- choisissez et aménagez votre terrain au mieux.
- Bannissez pesticides et produits chimiques.
- Plantez des espèces locales.
- Favorisez les micros-habitats (habitat végétal de petits animaux).
- Installez des nichoirs à oiseaux et insectes.

Si vous êtes féru de belles images, vous pouvez aller voir "Pollen", de Disneynature. C´est la World-Company mais voilà un film d´utilité publique !



Sources :
"La fleur, la pollinisation et les insectes" sur spipoll.org
"Le mystère de la disparition des abeille" sur Arte.tv
La pollinisation sur Wikipedia.org