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Mot clé - biodiversité

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mardi 29 avril 2014

Green Up Film Festival

Green Up Film Festival
On se réveille un peu tard. Soit.
Le festival en ligne du développement durable et de l'économie verte se termine demain. Soit.

Mais cela vous laissera peut-être le temps de visionner les 10 films présentés dans des catégories comme "Biodiversité", "Déchets / Pollution" ou "Alimentation / agriculture".

Vous pouvez aussi bien sûr voter pour ceux qui vous plaisent et les partager.
Mais surtout en apprendre un peu plus par le biais de la catégorie Agir.

Green Up Film Festival imp ecran

jeudi 25 avril 2013

Bannir les tueurs d'abeilles

visuel engagé Do you wanna Bee

Dans le monde entier, des milliards d’abeilles meurent en silence, ce qui menace nos cultures et notre alimentation. Mais dans quelques jours, l’Union européenne pourrait interdire les pesticides les plus dangereux et ouvrir la voie à une interdiction internationale qui pourrait bel et bien sauver les abeilles.

Plus d'abeilles, plus de pollinisation. Plus de pollinisation, plus de plantes, dont fruits et légumes bien sûr. Et pour les carnivores : plus de plantes, plus d´alimentation pour le bétail. Plus de bétail, plus de viande.

Lire la suite et signer la pétition Avaaz : "Europe: bannir les tueurs d'abeilles!"

Pour comprendre en quoi le déclin des pollinisateurs est une catastrophe, lire aussi Do you wanna bee the next ? - Ou pourquoi les pollinisateurs sont-ils indispensables ?

mercredi 4 juillet 2012

Do you wanna bee the next ? - Ou pourquoi les pollinisateurs sont-ils indispensables ?

visuel engagé Do you wanna Bee[Visuel Quat'rues "Do you wanna bee the next ?"] - présent dans la prochaine collection en septembre 2012.

Il est une très belle histoire d´amour entre le monde végétal et le monde animal : la pollinisation.
De cette histoire dépend l'équilibre de la planète, et par extension, notre survie !

Car les plantes et les fleurs, aussi belles et envoutantes soient-elles, sont aussi bien fragiles. Des êtres délicats qui représentent pourtant l´avenir de notre planète.
Sans leur histoire d'amour avec "Les Pollinisateurs", rien ne serait possible.


Pollinisation, comment ça marche ?

Lors du processus de pollinisation, le pollen est transporté de l'anthère (organe mâle) au stigmate (organe femelle) de la même fleur ou d'une autre fleur de la même espèce. Une fois sur le stigmate, le grain de pollen permet l´acheminement des gamètes mâles jusqu'à l'ovule afin de le féconder.
Il existe plusieurs stratégies utilisées par la nature pour disperser le pollen d'un anthère mâle à un stigmate femelle.

Parmi celles-ci, la plus courante est la zoogamie ou pollinisation par les animaux. En explorant les fleurs à la recherche de nectar, les insectes (entre autres les abeilles, les papillons, les diptères ou certains coléoptères) et les oiseaux au long bec pointu (les oiseaux-mouches ou les souïmangas)se frottent aux étamines, récoltant involontairement des grains de pollen (jusqu'à 100 000) qu’ils abandonneront par la suite dans une autre fleur.

La majorité des végétaux comptent sur les animaux pour assurer leur pollinisation. En effet, plus de 70% des cultures (dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons) dépendent fortement ou totalement d'une pollinisation animale.

Aujourd´hui, l´intensification de l’agriculture menace les communautés d´insectes et leur action stabilisatrice sur le service de pollinisation, y compris d'espèces non cultivées.
D´autre part, la généralisation des pesticides et de possibles synergies avec d'autres polluants sont aussi la cause de la régression des pollinisateurs.


pollen biodiversité blog Quat_ruesDiptère [Photo L. Vourzay | © OPIE]


Déclin des pollinisateurs... Quelles conséquences ?

Avec le recul de nombreuses espèces de pollinisateurs et en particulier des papillons et des abeilles, les plantes se reproduisent moins bien. Nous tuons ainsi la biodiversité végétale sur notre planète et appauvrissons la terre. Certains experts prévoient une baisse des rendements agricoles (déjà localement observée).

Par ailleurs, le monde végétal et le monde animal sont si intimement liés que l’extinction d’un seul organisme peut nuire à toute une communauté (A titre d’exemple, lorsqu’une plante tropicale disparaît, on estime qu’elle emporte 30 espèces associées avec elles, et pour un arbre tropical, ce sont 400 espèces qui s’éteignent).

Enfin, La chaine alimentaire prend racine dans le monde végétal.
Plus d'abeilles, plus de pollinisation. Plus de pollinisation, plus de plantes, dont fruits et légumes bien sûr. Et pour les carnivores : plus de plantes, plus d´alimentation pour le bétail. Plus de bétail, plus de viande.


Que faire à notre niveau ?

Pour favoriser et protéger les pollinisateurs, il existe de nombreuses petites actions que nous pouvons intégrer à notre quotidien. Elles touchent souvent indirectement les premiers concernés, mais vont indiscutablemet dans le bon sens, celui de la sauvegarde de la biodiversité.

Ce sont ces petits gestes qui donneront naissance à de plus grands, permettant ainsi de continuer à écrire cette belle histoire d´amour !


Vous êtes simple consommateur :
- Mangez bio et si possible local ou équitable. Vous favoriserez l´agriculture sans pesticides, néfastes aux pollinisateurs, et vous réduirez les kilomètres parcourus par votre pomme.
- Habillez vous bio... et tant qu´à faire local ou équitable. Toujours pas de pesticides, tout en favorisant des conditions de travail décentes aux fabricants.
- Nettoyez bio. Si vous avez une araignée au plafond, c´est sain pour votre maison (et un grain de folie est toujours bon!)

Si en plus vous jardinez :
- choisissez et aménagez votre terrain au mieux.
- Bannissez pesticides et produits chimiques.
- Plantez des espèces locales.
- Favorisez les micros-habitats (habitat végétal de petits animaux).
- Installez des nichoirs à oiseaux et insectes.


Sources :
"La fleur, la pollinisation et les insectes" sur spipoll.org
"Le mystère de la disparition des abeille" sur Arte.tv
La pollinisation sur Wikipedia.org


mardi 24 janvier 2012

Se prépare t'on à un nouveau Fukushima en Inde ?

"Radioactivité", "plutonium", "déchets nucléaires", "Areva" et "EPR".

Voici autant de mots passés dans le langage courant dans les villages reculés de la chaîne de montagnes du Sahyadri, état du Maharashtra, sur la côte ouest de l’Inde.

Ces magnifiques villages qui entourent la ville de Jaitapur, à 400 Kms au sud de Mumbaï, font partie de l’un des dix plus grands « points chauds de biodiversité » de la planète (ce concept s’applique à des zones contenant au moins mille cinq cents espèces de plantes endémiques et ayant perdu au moins 70 % de leur habitat originel)...
...et Areva projette d’y construire prochainement six réacteurs nucléaires de 1 650 mégawatts.


Notre gouvernement, quant à lui, s'apprête à décider à huis clos de financer (ou non) ce projet mené par la Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL), partenaire d’Areva. Cette société, contrôlée par le gouvernement Indien, veut faire de Jaitapur le plus grand complexe nucléaire au monde dans une zone à haut risque sismique.

La société envisage pour cela de déplacer les quarante mille résidents qui vivent des ressources naturelles et des produits de cet écosystème (riz, millet, lentilles, légumes, herbes, poissons et fruits).

Les populations indiennes manifestent contre cette centrale qui pourrait mettre des millions de personnes en danger. Mais longtemps privée des technologies occidentales, l’Inde investit désormais énormément dans l’énergie nucléaire civile et ne se préoccupe guère de l’avis des populations et des dangers liés à l'environnement.

De plus, la cupidité des exportateurs du nucléaire pourrait conduire notre gouvernement à faire aboutir ce projet fou.


L'Inde a déclaré le 19 septembre 2011 qu'elle attendra les résultats des audits nucléaires français (décidés après la catastrophe de Fukushima) sur le réacteur de troisième génération EPR avant de s'engager avec Areva.

Il est donc encore temps de dénoncer ce projet catastrophique et de stopper le prochain Fukushima.

Les négociations ont lieu en ce moment. Signons la pétition appelant le Président Sarkozy et son ministre des Finances Baroin à renoncer à soutenir ce projet nucléaire dangereux.

Les signatures des citoyens français et indiens seront remises dans les bureaux du gouvernement.

jeudi 25 août 2011

"Green, the film"... et ces marques qui favorisent la déforestation

Visuel Défoirestation Quat reus vêtements équitables et bio  T shirt bio équitable Quat'rues "Défoirestation"

Le contexte

En 1950, la forêt indonésienne couvrait 160 millions d'hectares. Aujourd'hui, suite à une déforestation massive démarrée dans les années 70, il en reste moins de 48 millions.
Si ce sont les industries du timbre et du papier qui ont été les premières dévastatrices, c'est bien l'industrie de l'huile de palme qui est aujourd'hui à l'origine de ce désastre écologique.

La très forte demande, croissante, vient essentiellement de l'Europe, l'Inde et la Chine, pour qui ces biocarburants à base d’huile de palme est la formule miracle - "super énergie verte renouvelable" - pour combattre ce diable de changement climatique.
Un rapport datant de 2009 de l'UNEP (United Nations Environment Programme) prouve pourtant le contraire. Les hectares voués aux biocarburants à base d'huile de palme sont autant de surface en moins pour la forêt tropicale et par conséquent, une véritable catastrophe écologique pour la biodiversité.

Le film

Son nom est Green et elle est seule dans un monde qui ne lui appartient plus. Elle est une femelle orang-outang, victime de la déforestation et de l'exploitation massive de ressources.
Ce film est un voyage plein d'émotion pour suivre les derniers jours de Green. Un voyage visuel, sans mots superflus, pour présenter les trésors de la forêt tropicale... et l'impact dévastateur de la déforestation pour la production de l'huile de palme.

Vous pouvez voir le film en suivant ce lien : Green, the film

Quoi faire ?

Vous trouverez sur le site du film des propositions d'actions quotidiennes pour lutter en faveur de la forêt indonésienne et de ses habitants.
Vous pouvez aussi arrêter de manger des produits comme le Nutella, Ben&Jerry (pourtant estampillé commerce équitable !), M&M's, MacDonald et les autres ci-dessous... ces marques utilisent de l'huile de palme comme ingrédient.

huile de palme marques utilisatrices

jeudi 20 janvier 2011

Condamnés par l’État à devenir des SDF

Léa et Tom vivent et travaillent en Ariège. Faute de trouver un logement, ils décident en 2007 de s’installer sous une tente, une yourte.

En échange du défrichage et de l’entretien de la parcelle, un propriétaire toulousain leur prête son terrain en friches au milieu des bois. Ils fabriquent alors une yourte en laine et en bois

Ils entretiennent ainsi la parcelle et mettent en valeur le lieu, créant des terrasses pour cultiver un potager et un jardin d’agrément...

Après plusieurs mois de travail, le bilan est très positif : Tom et Léa ont créé un habitat bien intégré au paysage et leur impact écologique est quasi-nul sur un site dont la biodiversité a été recréée.
Ils vivent et travaillent dans le plus grand respect de la nature et sont bien intégrés localement, accueillis et soutenus par le maire et les habitants de la commune. Ils se sont inscrits sur les listes électorales et ont demandé à payer les impôts locaux.

Droit au logement Yourte blog QuatRues
Mais ceux qui vivent dans une yourte n´ont pas forcément de pot (j´ai pas pu m´empêcher, même si c´est très facile). La DDEA (Direction Départementale de l’Environnement et de l’Agriculture) a porté plainte contre Tom et Léa.
Leur délit : avoir choisi d’habiter une tente (une yourte) plutôt que de crever de froid dehors.

Malgré la grave crise du logement, le 9 février 2010, ils ont été condamnés par l’État en correctionnelle à la destruction de leur habitat sous deux mois, 600€ d’amendes et 10€ de pénalités par jour de retard. La DDEA fonde sa plainte sur le code de l’urbanisme pour défaut de permis de construire.
Or, il s’agit d’une tente en toile qui ne laisse aucune empreinte durable sur le sol. On ne construit pas une tente, on ne détruit pas une tente : on monte et démonte ! Ce dossier pose le problème du Droit au logement, en particulier du droit des personnes aux revenus modestes dans un contexte de crise économique grave.
Il pose aussi le problème du Droit du travail, du droit à s’abriter quand on participe à la richesse locale par son travail.

Ainsi, Léa et Tom réclament la relaxe et le droit de vivre dans leur yourte.
L´audience est prévue le 17 février 2011 à la cour d´appel de Toulouse.

Vous pouvez les soutenir en signant la pétition que vous trouverez sur le site Halem (Habitants de Logements Éphémères ou mobiles, qui détaille aussi davantage l´affaire).
Vous pouvez aussi télécharger la pétition papier et la faire signer autour de vous.

Droit au logement commerce équitable Quat´rues Visuel Quat´rues Droit au logement

lundi 21 juin 2010

Halte au(x) massacre(s) de ces blaireaux francais

pétition France blaireau biodiversité
Non, il ne s´agit pas de sauver l´équipe de France de football de la férocité maladive des journalistes sportifs. Les pauvres... ils ont quand même pas une vie facile. Être payé des millions pour taper dans un ballon et faire rêver une bonne partie de la planète.
Nous comprenons qu´ils soient plutôt révoltés par cette vie accablante, justifiant leur refus de s´entraîner. Et puis ce n´est pas comme si ils représentaient tout un pays... et que notre réputation, déjà bien ternie chez nos voisins de tous bords, allait en prendre un coup (mince, un élan patriotique chez Quat´rues... sic...)

Bref, n´épiloguons pas là dessus afin de garder en tête la beauté du sport (re-sic) et revenons à nos moutons... euh nos blaireaux !

Il y a deux semaines, nous intitulions un billet "Pourquoi le thon rouge ?", soulevant nos interrogations quant à mettre le thon rouge à toutes les sauces (l´idée étant d´arrêter de le manger quand même !), oubliant ainsi les milliers d´espèces menacées d´extinction.

Alors nous voilà avec notre histoire de blaireau (oh, ca va hein !).
"Sous prétexte d’être un vecteur de la tuberculose bovine, le blaireau est depuis quelques semaines l’objet d’une campagne sans précédent de piégeage dans le département de la Côte d’Or...A ce jour et d’après les chiffres en circulation, plus de deux milles blaireaux ont déjà été éradiqués en trois mois, cette opération devant se poursuivre jusqu’au 3ème dimanche de septembre.
Sa dynamique de population est très lente. Il est donc à craindre que cette destruction massive entraîne une baisse importante de ses effectifs, voire une disparition locale de l’espèce. Ceci va à l’encontre des engagements de la France en matière de préservation de la biodiversité."


Ainsi donc, si tout comme l´équipe Quat´rues, vous aimez ces blaireaux, malgré leurs petits défauts (oui, il y a petits et gros blaireaux... voir début de billet svp), nous vous invitons à en lire davantage et à signer la pétition relayée par les cyberacteurs.

vendredi 4 juin 2010

Journée mondiale de l´environnement... Une blague ?

La Journée mondiale de l´Environnement du 5 juin, n´aura jamais été mieux fêtée qu´en 2010. Entre déforestation, pratiques agricoles douteuses, pollution atmosphérique et marée noire, le tout assaisonné de sommet de Copenhague ou de grenelle de l´environnement (Le bien nommé Numéro2), l´Homme s´invite à la grande fête de Dame nature. Et il en faudrait pas beaucoup plus pour qu´ « Il » finisse de mettre l´ambiance en l´air…

4 elements visuel QuatRues
Ainsi, l´année 2010 devait démarrer toute de verte vêtue. Le sommet de Copenhague de décembre 2009 promettait un avenir serein, résolvant toutes anicroches environnementales et autres tracas climatologiques. Mais après 12 jours de sommet peu reluisant (un accord non contraignant qui n'est pas signé par tous les pays et obtenu par des négociations confuses), le constat est sans appel : Les pays riches sont dans l´incapacité de s´engager pour le climat et l´environnement.

Mais l'Organisation des Nations unies (ONU) a déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité. Pas de raisons de se démonter donc, la conservation de la diversité biologique est devenue une préoccupation mondiale, face aux menaces qui pèsent sur elle (urbanisation croissante, pratiques agricoles, déforestation...)

Ainsi donc, l´assemblée nationale française, qui n´est pas en reste tant qu´il ne s´agit que de discuter le bout de gras question climat et environnement, a voté le texte de loi Grenelle 2, en date du 11 Mai 2010. Cette seconde partie du vaste ensemble législatif pour la protection de l'environnement est passé quasiment inaperçu (ou presque). Le résultat expliquant peut-être cela :
- L'objectif du Grenelle 1 de réduire l´utilisation des pesticides de moitié d'ici à 2020 est au fond des oubliettes.
- le retrait du marché d'un de ces produits ne pourra se faire qu'après examen par l'Afssa (Agence française de sécurité des aliments).
-Après l'abandon de la taxe carbone pour tous, celle imposable aux poids lourds (plus de 3,5 tonnes), prévue initialement pour 2010 est repoussée à 2012.


En parallèle, et partout dans le monde cette fois, la déforestation et l’érosion des sols, la surexploitation des ressources, provoquent une augmentation des inondations et des glissements de terrain. La pollution atmosphérique, les pluies acides, la pollution chimique des sols (pesticides, métaux lourds…) sont également les conséquences des activités humaines.

L’évolution technologique est également responsable d’accidents graves, résultant de problèmes techniques ou de négligences.
Le dernière en date, pour ne citer qu´elle, est bien sûr la marée noire de Louisiane, de Floride, du golfe du Mexique, où 1 million de litres de pétrole (certains disent même 2 à 3 millions) se déversent chaque jour. Ce sont là plus de 600 espèces animales menacées de disparaitre.

maree noire Louisiane 2010
Mais n´oublions pas que c´est l´année de la biodiversité. Et que si ces espèces-ci disparaissent… euh… et bien nous ferons tout pour protéger celles qui restent.

Enfin, tout n´est pas perdu… Parait-il !? Quelques points plus positifs, donc, pour essayer de terminer ce billet avec le sourire :

-Les pays riches se sont engagés à augmenter leurs aides financières consacrées à la déforestation, et ce, pas plus tard que lors de la conférence sur la déforestation qui s'est déroulée jeudi 27 mai à Oslo.
Ce processus, dénommé REDD, (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation), aura pour objectif de gérer 4 milliards de dollars et de remplacer la valeur de la forêt déboisée par une compensation financière. Une façon de partager les responsabilités. "Les pays développés doivent leur expansion en partie à la destruction des ressources naturelles. Aujourd'hui, nous les invitons à participer à la préservation de la planète", explique Tarcisio Granizo, sous-secrétaire d'État au ministère du Patrimoine équatorien.

-Enfin, de nouvelles négociations de l'ONU sur le changement climatique a débuté ce lundi 31 Mai. Les représentants de 182 gouvernements sont réunis à Bonn pour faire avancer les travaux de l'ONU sur les changements climatiques entrepris l'an dernier à Copenhague. Les pourparlers visent à revenir sur les questions qui n'ont pas trouvé de solution et à ouvrir la voie à la pleine application des actions contre le changement climatique à travers le monde.
Certaines sources laissent entendre que les délégués réussissent enfin à discuter autour d'un texte qu'aucun Etat n'a encore rejeté… Une lueur d´espoir ?!

jeudi 4 mars 2010

Quand un petit pays du Sud donne une leçon au Nord : le projet ITT en Equateur. La parole est à Matthieu, l´image à Canal...

Nous avions prévu la mise en ligne de ce billet demain, mais comme une émission est vouée à ce sujet ce soir sur canal +, en avant... A NE PAS MANQUER !
Diffusion le 3 mars à 22H15 sur canal + : Une idée simple...
Rediffusion dimanche 07 mars 2010 à 03h05

Par Matthieu le Quang

"L’Equateur est un pays pauvre doté d’une immense biodiversité mais en même temps dépendant des ressources générées par l’exploitation pétrolière. Ce petit pays est en train de faire un appel au reste du monde afin d’avoir l’appui de pays et de citoyens responsables pour réussir la transition vers un modèle de développement plus soutenable et une économie post-pétrolière. En effet, le projet ITT (sigle venant du nom des trois forages d’exploration qui se trouvent dans la zone : Ishpingo-Tambococha-Tiputini) est une des initiatives du gouvernement équatorien afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agit de ne pas exploiter quelque 850 millions de barils de pétrole situés dans le Parc Yasuní, une réserve naturelle qui contient une des plus importantes biodiversités dans le monde. L’exploitation de ce pétrole lourd, de 14 degrés API, pourrait rapporter à l’Etat entre 5 et 6 milliards de dollars (avec un prix d’environ 70 dollars le baril).

L’Equateur possède une économie basée principalement sur la rente du pétrole. Il faut bien se souvenir que le pétrole représente 22,2% du PIB, 63,1% des exportations et 46,6% du Budget Général de l’Etat, pour l’année 2008. Les réserves de l’ITT représentent environ 20% des réserves totales connues dans le pays. C’est donc une manne financière dont un pays aussi pauvre que l’Equateur ne peut se passer. Pourtant, la proposition du gouvernement équatorien est de ne pas exploiter ces réserves. Mais en échange, l’Equateur, en partant du principe de co-responsabilité pour les problèmes environnementaux globaux, demande à la communauté internationale une contribution à hauteur de 50% de la manne financière dont il pourrait disposer s’il exploitait ce pétrole. C’est une proposition qui vise à lutter contre le réchauffement climatique et contre la perte – sans possibilité de retour – d’une très riche biodiversité, à empêcher l’émission d’environ 410 millions de tonnes de CO2, à freiner la déforestation et la pollution des sols, ainsi que la détérioration des conditions de vie des habitants de la région. Les fonds obtenus par l’initiative seront destinés principalement au changement de la matrice d’offre énergétique et productive, réduisant l’utilisation de combustibles fossiles en les substituant par des formes renouvelables d’énergie hydraulique, géothermique, éolienne ou solaire. Ils serviront aussi à la protection et à l’administration efficiente de 40 Aires Protégées et Territoires indigènes (dans le parc Yasuni, vivent des peuples libres en isolement volontaire : les Tagaeri, les Taromenane et les Oñamenane), à la reforestation d’un million d’hectares ainsi qu’à l’investissement dans l’éducation, la santé, l’habitat et dans la création d’emplois dans des projets en accord avec les besoins des populations locales. Et tout cela, en harmonie avec la nature c’est-à-dire en dépassant le caractère principalement extractif de l’actuel modèle de développement qui dépend de l’exploitation du pétrole et des forêts. Avec ce projet ITT, le gouvernement équatorien veut montrer le nouveau modèle de développement que doit suivre le pays. Ce modèle est basé sur le respect des droits de la nature, l’équité sociale et l’utilisation de manière soutenable des ressources. Cette nouvelle vision implique de rompre avec la vision anthropocentrée du développement et ainsi, constitue un grand défi dans le contexte mondial actuel. De cette manière, le développement économique de l’Equateur ne dépendra plus du sacrifice du patrimoine naturel du pays en l’aidant à la transition d’une économie extractive, basée sur l’exploitation du pétrole, vers un modèle soutenable de développement avec un large emploi de sources renouvelables d’énergie respectant la biodiversité et l’équité sociale."