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Mot clé - changement

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mardi 29 janvier 2013

La croissance est un problème, pas une solution


Interview de l'agriculteur, philosophe et essayiste français Pierre rahbi.
(J'ai tout retranscrit sous forme de texte ci-dessous, histoire que des bouts de textes puissent être facilement copier-coller et les idées circuler !)



Les crises actuelles vont-elles permettre de remettre en question le système dans le quel nous vivons ?

Ce n’est pas que je me réjouisse de ça, c’est que je me dis finalement que l’être humain a besoin de passer par des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent finir sur un chaos généralisé - et c’est tout à fait possible - parce qu’il y a une sorte de cocotte minute d’incertitudes, d’inquiétudes qui mine les âmes et les consciences et je suis persuadé qu’une seule ville exploserait, toute la France explose. Si nous continuons à nous accrocher à ce modèle de société, c’est le dépôt de bilan planétaire. Parce que tous les pays émergeants veulent vivre à la moderne et où va-t-on trouver les ressources pour que des milliards d’individus aient tous un frigo, une voiture, de l’électricité. C’est totalement impossible ; irréaliste. Il y a donc aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Moi je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance de la complexité, des comptes en banque qui explosent. La vraie puissance n’est pas là. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu et à produire de la joie. Parce que nous sommes dans une société où on déborde de tout mais aussi l’un des pays consommateur d’anxiolytiques pour réparer finalement les dégâts que produise la société de la matière.

La société, au lieu d’être structurée sur un schéma de ce qui est à la mesure humaine, elle est structurée sur un schéma de ce qui est à la démesure humaine. Qui sait aujourd’hui, quand on va dans un supermarché, d’où vient le pull, la chemise, les chaussures ? On ne sait pas. C’est une virtualisation du système. Je préférerai qu’il y ait des artisans, des commerçants, tout le monde gagne sa vie, ça créé une convivialité, de la sensibilité humaine aux choses. Alors que pour le moment, c’est entièrement dans la virtualisation et on est devenu – enfin pas moi, moi je le fais jamais – des brigades de pousseurs de caddies qui me terrifient. On dit qu’on est revenu au néolithique, on est devenu des cueilleurs. On cueille, on cueille. Tout ça n’est pas juste et n’est pas bon.


L’écologie semble aujourd’hui avoir été écartée du débat politique. Pourquoi ?

C’est vrai que l’écologie n’irrigue pas toute la sphère sociale et c’est vraiment une anomalie. Le phénomène de la vie, c'est-à-dire de ce qui fait que nous existons, devrait avoir une place dans l’éducation des enfants. Or, nous n’avons que des structures éducatives qui occultent complètement les fondements de la vie pour aller le plus vite possible à fabriquer un petit consommateur-producteur pour le futur. Faut pas se faire d’illusion.

Le problème est là. L’écologie est minorée par ignorance. Comment aujourd’hui prendre conscience de cette problématique gravissime qui est la plus importante et concerne la survie de tous ? Il y a cette défaillance qui occulte les problèmes les plus importants, donnant beaucoup plus d’importance au superflue qu’à ce qui est indispensable. C’est l’ensemble du système social qui est dans l’ignorance, voire même le mépris, mettant une distance par rapport à ces questions qui sont indispensables à la suite de l’histoire.

Selon vous, le progrès technique nous libère t’il ?

Qu’est ce que c’est que vivre ? On ne se pose même pas cette question. On arrive au monde, on nous conditionne et on se met à s’agiter, à faire comme on nous a dit de faire. Voilà. Il faut trouver son boulot, gagner sa vie, sur une thématique de ce qu’on appelle le progrès libérateur. Alors que le progrès ne libère pas. Je ne veux pas remettre en question certaines avancées qui ont apporté un certain bien-être. Mais ce bien-être n’est pas forcément partagé, il se banalise. Et par ailleurs, l’argent auquel nous avons donné la plus grande place et a prit le pouvoir sur l’ensemble du destin de la collectivité humaine, et bien vous pouvez avoir tous les milliards que vous voulez, vous pouvez tout acheter, sauf la joie. La joie ne s’achète pas. Il n’y a pas de supermarchés où acheter de la joie. C’est quelque chose qui se construit, qui est d’une toute autre nature que de la matière. Cette satisfaction que l’on ressent, même dans la simplicité. Je dirais même au contraire que c’est dans la simplicité que je ressens le plus de joie. C’est pas dans la complexité de l’accumulation. L’accumulation d’argent ne m’intéresse pas. L’accumulation de matière ne m’intéresse pas. J’ai un frigo, ça suffit. Je n’ai pas besoin de deux frigos. J’ai une voiture. Je ne peux pas rouler dans deux voitures. J’ai accès à cet aspect qui nous facilite la vie que nous a amené le progrès. Mais est-ce que ce progrès est à notre service ou sommes nous asservis par ce progrès ? Quand nous voyons aujourd’hui la civilisation moderne, c’est la plus fragile de l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui, plus d’électricité, plus de pétrole, plus de communication, la civilisation est à terre. Elle ne tient sur rien du tout. Elle est extrêmement fragile. Donc il faut vraiment qu’aujourd’hui l’humanité se pose la question, le progrès pour quoi faire ? Et ensuite, enfin je dirai même avant, qu’est ce que vivre ? On a tendance à se dire en voyant la détresse et la difficulté des gens, plutôt qu’existe-t-il une vie après la mort, existe-t-il une vie avant la mort ? Parce que si vivre c’est s’agiter, consommer, etc., moi je n’appelle pas ça de la vie. Ca n’a aucun intérêt

D’où peut venir le changement ?

D’où voulez-vous que ça vienne ? Si on éduquait les enfants, tout petits, au contentement et non pas à l’avidité permanente – avidité qui est stimulée par la publicité, qui ne dit pas « vous avez assez d’argent pour être heureux », elle vous dit « il vous manque toujours ». Donc cette civilisation du manque chronique et permanent installe les esprits dans le manque. Mais non. J’ai à manger. Ca c’est une exigence fondamentale, tout le monde doit avoir à manger. Tout le monde doit être vêtu, tout le monde doit être abrité, tout le monde doit être soigné. Ca, c’est qu’une civilisation digne de ce nom doit résoudre pour tout le monde.

Je cite souvent ce côté d’une civilisation carcérale qui a la prétention de libérer – alors que c’est la civilisation la plus carcérale de l’histoire de l’humanité. De la maternelle à l’université, on est enfermé, les jeunes appellent ça « le bahut », ensuite les casernes, ensuite tout le monde travaille dans des boites, des grandes, des petites. Pour s’amuser on va en boite, on monte dans sa caisse. Et puis on a la boite à vieux, quand on en peut plus, quand on est usé. On nous met alors dans une boite définitive que je vous laisse deviner. Ce qui veut dire qu’il y a un leurre. Pendant ce temps là, les oiseaux chantent. Moi je n’ai pas envie de me priver du chant des oiseaux. Je ne veux pas me priver des beaux couchers de soleil. Je n’ai pas envie de me priver du silence. J’ai envie de jouir de ce que la vie nous donne de meilleur. Et de plus beau. Mais à la condition bien sûr que je sois nourri et vêtu. Parce que si je n’ai pas tout cela, aucun bonheur n’est possible. Donc une fois qu’on a résolu ça, vivons. Mais si il faut constamment, toute sa vie, besogner sans raison pour remplir les poubelles, qu’elles débordent de déchets, ça n’a aucun sens. Aucun sens. Par contre, il y a à résoudre le problème de ce qui manque. La faim dans le monde. Il faut aider et mettre en place des programmes pour que les gens puissent se nourrir. Il y a un milliard de gens, dont des enfants innocents, qui naissent pour agonir. On souhaite presque qu’ils meurent très vite. Parce qu’ils agonisent tout doucement. Pendant ce temps là, on n’hésite pas à mettre des milliards dans les armements, pour apprendre à se détruire et détruire cette magnifique planète. Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Je ne vois pas cette planète comme étant au fait de l’intelligence. C’est pas vrai. Combien de souffrance nous produisons ? Que de souffrance.

Le seul intérêt que nous ayons aujourd’hui, c’est de comprendre que nous avons une seule planète, qu’elle est magnifique, qu’elle nous offre tout pour jubiler, qu’elle est belle, qu’il y a des océans, des mers, des montagnes, des forêts. C’est une splendeur. Si nous étions intelligents, nous prendrions soin de tout ça. Et on jubilerait de tout ça. Ca ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire. Ce n’est pas le paradis ou de l’oisiveté. Faisons ce qu’il faut, gardons l’équilibre. Ne nous laissons pas prendre par la matière qui va être vouée à l’accumulation financière. C’est stupide. Qu’est ce que ça veut dire de l’argent, de l’argent, de l’argent ? Pour quoi faire ?

Comment convaincre ceux qui profitent de la société de l’accumulation ?

Qui enrichit ces gens là ? C’est nous tous. Ces gens là se sont enrichis parce qu’ils vendent des choses que nous achetons de plus en plus. Ils se sont enrichis parce que toute une communauté humaine leur donne les pleins pouvoirs en leur demandant des choses à outrance, dans la surabondance. Ils n’existent que parce que des citoyens les font exister. Moi le premier, je ne roule pas en char à bœufs, je roule en voiture. Je pollue malgré moi mais je suis bien obligé d’avoir une voiture pour me déplacer. J’ai aussi un frigo et tout le confort moderne. Tout cela, on ne pourrait pas le récuser si il il était fait dans l’intention de véritablement améliorer la condition humaine. Ce qui fausse tout, c’est que cela devient prétexte à enrichissement indéfini. Mais si les objets fabriqués par le génie du monde moderne avaient pour véritable vocation d’améliorer la condition humaine dans une forme de sobriété, simplicité – moi je rêverai d’une voiture toute simple. Pas besoin d’options mais je suis bien obligé de prendre ce qu’il y a sur le marché. C’est cette outrance le problème, c'est-à-dire de saisir quelque chose que l’on a inventé pour le faire acheter au maximum de gens, de façon à ce que ces gens aillent du nécessaire vers le superflu. Malheureusement, on est dans une société où, avant de faire que chaque être humain sur cette planète se nourrisse - même dans les pays dit prospères, une misère est en train de naitre de façon terrifiante – on a donné très peu de place à ce qui est indispensable et qui amène véritablement la joie et on a donné aucune limite au superflu. Il parait que malgré la crise d’aujourd’hui, le marché du luxe fonctionne très bien. Ca vous donne une idée. Tous ces trucs inutiles, tous ces trucs brillants, toute cette folie, c’est complètement stupide. Je ne vois pas pourquoi un diamant mériterait un prix pareil. C’est un caillou brillant c’est tout ! C’est rien d’autre. Donc revenons à l’intelligence. Et l’intelligence nous ramène à quelque chose qui est fait de simplicité - et le bien le plus précieux, c’est la vie. Donc occupons nous de la vie plutôt que de diamants et de fanfreluches qui n’ont aucun intérêt.

Comment soustraire les biens communs à ceux qui spéculent dessus ?

Admettons qu’on aille jusqu’à l’extrême, un jour, un groupuscule humain hyper riche va posséder la planète. Les enfants qui arriveront seront des locataires. On leur dira « tu dois payer ton droit d’exister ». C’est stupide. Il y a quelque chose de navrant. C’est d’une laideur infinie de voir que c’est parce que j’ai de l’argent, j’ai le droit sur tout. Non. L’argent ne doit pas donner le droit sur tout. Et c’est là que la politique doit réguler. Mais comme la politique est en accointance avec les galions d’argent, comment voulez-vous que ça fonctionne ? Ils sont là pour finalement maintenir cette inégalité criante, pour la maintenir. Ils font de l’acharnement thérapeutique sur un modèle moribond. On sait très bien que notre modèle est fini. Il est tellement mauvais et mal orienté qu’il finira dans le chaos – alors qu’il pourrait finir dans quelque chose de plus noble avec une nouvelle orientation, une nouvelle vision de ma vie. Sans cela, ça peut finir très très mal.

Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. Le jour où on comprendra que l’humain et la nature doivent être au cœur de nos préoccupations, que toute l’organisation de la société doit s’inspirer, ou être inspirée par cette nécessité absolue, alors là on va changer de logique. On ne doit pas mettre l’argent comme prince et potentat, auquel tout le monde doit rendre hommage. Le problème aujourd’hui est que le lucre domine tout et rend l’humanité toute entière complètement folle et démente. Il faut sortir de cette logique où l’argent est dominant. L’argent est noble quand il permet le troc, l’échange. C’est quand même plus facile d’avoir quelques billets dans sa poche que 2 kilos de pommes de terre pour avoir une paire de chaussure. L’argent en soi n’est pas à récuser, dès lors qu’il participe à un organisme de régulation du bien-être entre tous. Quand il régule le bien-être, oui. Mais quand il régule seulement la richesse, non. C’est à partir de ce moment là que celui qui en a le plus va dominer celui qui en a le moins. Et on va alors jusqu’à cette horreur que je récuse profondément. C’est que le bien commun qui est indispensable à la survie de toute une génération, que ce soit la terre, l’eau, les semences devraient être soustraites à la spéculation. Aujourd’hui, on achète le bien des générations futures. La Terre ne doit pas être propriété. Moi j’ai de la terre à moi mais je suis prêt à dire que ce n’est pas la mienne. Moi je l’ai soigné pour qu’elle soit transmise à mes enfants ou à d’autres gens. Tous ces biens communs ne devraient pas figurer dans la spéculation. Ca voudrait dire que  ceux qui ont de l’argent font un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais qui est normalisé par la règle du jeu : si vous gagnez de l’argent, vous avez de l’argent, vous êtes puissants. Et bien non. Ca devrait pas être comme ça.

Changer les règles du jeu démocratique… pour aller vers quoi ?

On ne peut pas changer un monstre pareil du jour au lendemain. Ce serait complètement irréaliste de croire que ça peut changer comme ça, d’un coup de baguette magique. Non. Ce que je reproche, c’est qu’on ne se mette pas sur la voie du changement. On continue à croire que notre modèle de société va encore perdurer. Ca n’est pas vrai. Et ce qui serait intelligent et intéressant, c’est de dire que  ce modèle est fini. Il est destructeur ». Ce paradigme, cette idéologie a été générée par l’Europe et elle en est elle-même la première victime. Je m’explique : si vous avez l’occasion de lire des voyageurs qui décrivaient leur voyage à travers l’Europe au 16ème et 17ème siècle, ils disaient que lorsqu’ils passaient d’une province à l’autre, les gens avaient leur langue particulière, leur façon de se vêtir, l’architecture était diverse, la façon de se nourrir. Tout était d’une diversité tout à fait extraordinaire. Partout. On était dans la posture de l’être humain qui prend les ressources là ou elles sont et, grâce à son génie, transforme ses ressources pour pouvoir répondre à ses besoins, ses nécessités. L’Europe était une mosaïque extraordinaire de diversités. Tout ça a été nivelé. On a amené un modèle niveleur. Tout le monde doit fonctionner de la même façon. C’est le modèle de l’idéologie actuelle. Cette standardisation a été très nuisible à l’Europe dans sa diversité. J’aurai préféré naitre dans une Europe diversifiée plutôt que dans l’Europe standardisée d’aujourd’hui. De là, cette idéologie est allée niveler partout. Les anglo-saxons sont allés massacrer ces pauvres gens innocents d’Amérique. On s’installe chez les autres, on les tue, et ensuite on met de la peinture démocratie dessus. On est toujours avec son petit pot de démocratie pour l’écrire sur toutes les saloperies. Démocratiquement, vous pouvez faire beaucoup de choses et du coup on est dans l’ambigüité la plus totale. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut au moins être conscient que nous allons faire une impasse, que ce modèle est en train de se déliter et qu’on ne le réparera pas du tout, même en faisant de petites choses alternatives, ce modèle est fini et qu’il faut aujourd’hui aller vers autre chose. Ce que fais la société civile - quand nous avons proposé « Tous candidats », j’ai écrit un petit livret qui s’appelle « Eloge du génie créateur de la société civile » - car partout on peut voir des gens qui essayent de faire autrement.

La société civile est un laboratoire dans lequel est en train de s’élaborer le futur. Un Etat intelligent devrait encourager ça. Dire qu’il y a la créativité de la société civile, c’est raisonnable, il y a beaucoup d’autolimitation. Je crois que ce sera quelque chose de salvateur. Si on ne fait pas ça, ça passera sous forme d’explosion sociale. C’est à mon avis presque inévitable.

lundi 9 janvier 2012

Que du bon - voire encore du meilleur - pour 2012 !

Chez Quat’rues , l’année 2011 a été du pur bonheur. Et fort riche !

Non seulement pécuniairement parlant (Crésus et comparses n'ont qu'à bien se tenir! ^^), mais aussi et surtout en rencontres, partages, nouveautés, découvertes, créativité, bon sens…

L’année 2012, que nous souhaitons vous souhaiter des meilleures, promet de l’être tout autant.

Nous démarrons en effet - après 15 jours de repos - sur les chapeaux de roues ! (Expression dérivée de prendre un virage sur les chapeaux de roues c’est-à-dire conduire en négociant un virage à grande vitesse d’une manière telle que les enjoliveurs de roue donneraient en s’inclinant l’impression de toucher le sol – intéressant non ! ).

Avec les soldes
, dès mercredi, arrivera le 3ème réassort depuis début novembre. Certains de nos visuels ont connu un grand succès (merci à vous !) et nous sommes heureux de vous les proposer à nouveau dans toutes les tailles avant l’arrivée de la collection été au mois de mars.
Collection qui comptera de nombreuses nouveautés équitables en coton bio, tant en terme de visuels et de coupes que de variétés de produits !

Niveaux partenariats, Quat’rues est en pleine effervescence :
- Nous sommes en pleine délibération, avec Rhône en Vert et nos autres partenaires pour choisir les 50 gagnants du concours "Mon dessin en ligne". Verdict le 1er février !
- Quat’rues est aussi partenaire d’Ekitinfo en ce début d’année pour la deuxième édition du concours « Le futur du commerce équitable ». Du 1er janvier au 1er mars, vous pouvez participer en réalisant le visuel d’un produit high-tech que vous souhaiteriez trouver dans le commerce équitable. Nous en reparlerons dans la semaine !

D’autres partenariats de toutes beautés sont sur les rails du bon sens et de l’engagement. Notamment la participation de Quat'rues à la sortie nationale du remake "Tchao pantin", prévu le 6 Mai 2012.
Nous vous en dirons davantage en temps et en heure !
D’ici là, pour chacun de vos achats sur notre site Internet, Quat'rues reverse encore et toujours (ou non, c'est vous qui décidez) 3% du total de votre commande à une association. Nous avons en effet décidé de prolonger l'opération Dons aux associations jusqu'au 29 février 2012.

Ne reste plus qu'à vous souhaiter de nouveau du bon, du très bon, et encore du meilleur pour cette année 2012 !
L'équipe Quat'rues

vendredi 1 avril 2011

La France annonce l´arrêt et le démantèlement de ses centrales nucléaires !

C´est au cours d´une visite éclair au Japon, ce jeudi 31 mars, que le président français a annoncé l´arrêt et le démantèlement des centrales nucléaires en France. Une nouvelle qui pourrait bien changer la face du monde :
« (…) La France saura donner l´exemple en sortant de l´ère du nucléaire, annonce t´il. Il est grand temps de prendre conscience de la gravité de la situation. Nous ne pouvons prendre le risque que de telles catastrophes se reproduisent(…) ».

Son discours, bref mais efficace, a permis de prendre la mesure des changements à venir. C´est non seulement un énorme pas en avant pour l´environnement, mais aussi pour les générations futures.

Pour pallier le manque d´électricité, le chef de l´État se veut rassurant et explique que de nombreux autres moyens de produire de l´électricité existent, ou existeront, sans pour autant avoir recours aux énergies fossiles. Pas dans les mêmes quantités, certes (Le nucléaire couvre environ 75 % de la production française d'électricité), et les habitudes de vie devront changer.« Il nous faudra, à l´échelle mondiale, apprendre à consommer différemment, tout en évitant de garder la logique du profit à tout prix en ligne de mire », précise t´il.

Le président encourage d´ailleurs les français à donner l´exemple en devenant des consommateurs raisonnés, insistant sur le fait que la surconsommation est une des « plaies » du XXIème siècle.

Reste la question du financement d´un tel projet.
Le chef de l´état pourrait bien nous sortir sa botte secrète et proposer ce qui lui trotte en tête depuis le début de son mandat : la mise en place de la taxe Tobin (ou taxe Robin des Bois).
Consciencieux, Il n´oublie en effet pas que cette taxe de 0,05% sur les transactions financières permettrait de lever chaque année des centaines de milliards d'euros et lutter ainsi efficacement contre le changement climatique et la pauvreté.

Voir le discours du président à Tokyo

Sarkozy sortir du nucléaire
Ce billet du vendredi 1er avril 2011 a été rédigé dans le cadre d´une loop avec les amis de de la green team. Nous vous recommandons chaudement la lecture de leurs articles :

• Abi [vertissimmo] : Quand les machos de la construction tombent dans le panneau (bois)...
• Anne-So [Ecolo-info] : Infos à ne pas looper...
• Audrey [ParisbyLight] : Pulpe de Vie, l’écologie de la bonne humeur
• Cyrille [Ecowizz]: Sugru ou comment réparer facilement vos produits (ordinateur, téléphone portable, Iphone, chaussures, radio, etc.) au lieu de les jeter ?
• Eric [blogeurcitoyen] : New – une application, compteur geiger pour Iphone
• Erick [Cezame] : Soyons légers : Les cinq pubs écolo les plus drôles vues à la télé
• Gus [Ec(h)o Mag] : Le pont du Mont-Blanc à Genève se dote enfin de 4 pistes cyclables
• Jean-Marc [Marron Rouge] :
Rachel et Joseph
• Urus [Quat´rues] :
La France annonce l´arrêt et le démantèlement de ses centrales nucléaires

lundi 7 février 2011

Connecter le monde par la musique

"Playing for change", jouer pour le changement en français dans le texte. L´idée est simple, connecter le monde (enfin surtout les gens qui le peuple), par le langage universel de la musique.

Cela nous permet d´une part de redécouvrir de magnifiques morceaux revisités, comme ici "One Love" de Bob Marley



D´autre part, la fondation "Playing for change" poursuit l´idée que des changements sociaux positifs sont réalisables par le biais de l´éducation musicale, et plus généralement la musique.
L´argent récolté lors des tournées du groupe, par la vente des CDs ou les donations, sert à la création d´écoles dans les régions du monde très pauvres, touchées par des conflits ou des épidémies.

Le développement local est au cœur des projets. Les écoles sont en effet construites avec du matériel local, appartiennent et sont administrées par la communauté locale.
Les cours sont dispensés par des professeurs locaux et les instruments sont fabriqués par des artisans locaux. La communauté s´investit donc fortement dans le succès de l´école.

Ecole de Musique de Kirina (English) from PlayingForChangeFoundation on Vimeo.


La fondation(site en anglais)
Les vidéos "Playing for change"
Lire aussi Le sourire du lundi matin.

lundi 7 décembre 2009

Copenhague peut et doit être un succès

ultimatum climatique Copenhague Quat rues
Aujourd'hui s'est ouvert à Copenhague le sommet international sur le climat. Deux semaines durant, les chefs d'Etat et de gouvernement seront confrontés au plus grand défi qu'ils aient jamais à eu à affronter : préserver notre planète de changements climatiques dramatiques.

Copenhague doit être un succès ! Nous n'avons pas le droit à l'échec. Nous devons exiger un accord ambitieux à la hauteur des enjeux climatiques.

Vous pouvez encore agir dans la dernière ligne droite en signant la pétition « Ultimatum Climatique ». 500 000 personnes l'ont déjà fait.


Vous pouvez suivre jour après jour les actions de Greenpeace à Copenhague sur leur blog qui relaiera en permanence leurs dernières infos. Vous pourrez ainsi à tout moment être au courant de l'évolution des négociations.