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Mot clé - dérèglement climatique

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lundi 28 février 2011

Vivre en autarcie : une solution à l´avenir ?

vivre en autarcie blog vêtement équitable
Nous, Eco-informateurs, avons décidés aujourd’hui, de vous présenter à notre sauce une invention, un état d’esprit, un mode de vie qui nous interpelle. Pour cette thématique « Ça vient d’ailleurs », je vous parlerai d’un mode de vie encore peu répandu mais qui pourrait (re)devenir très en vogue : vivre en autarcie.

Le terme autarcie vient de l'adaptation du grec autarkeïa, de autos, soi-même et arkein, c'est-à-dire protéger, secourir, se suffire.

Ainsi, l'autarcie est un système économique idéal d'un territoire géographiquement défini, d'une région ou d'un État habité par des acteurs économiques qui peuvent suffire à tous leurs besoins et vivre seulement de leurs propres ressources. L'autarcie a ainsi pour but principal de réduire le plus possible les dépenses à l'importation, et ainsi tenter d'établir un équilibre économique à l'intérieur du pays. Jusqu’à ce jour, aucun état n’est parvenu à établir un système parfaitement autarcique.

Par extension, l'autarcie désigne également un mode de vie dans lequel un foyer produit tout ce qu'il consomme, ou du moins l'essentiel, et ne recourt donc pas ou peu au commerce pour compléter ses besoins.

Aujourd’hui, les causes d’une vie en autarcie peuvent être de deux natures.

La première relève de l’isolement, ou le mode de vie autarcique n’est pas un choix, mais une obligation. Mais obligation n’est pas ici synonyme de punition. Des tribus indigènes d’Amazonie, vivant au cœur de la forêt, ont trouvé des solutions pour subvenir à tous leurs besoins vitaux et vivent en parfaite harmonie avec la nature. Leur isolement est d’ailleurs leur salut.
Car leur premier contact avec d’autres êtres humains se révèlent très souvent être catastrophique, car ces humains vont de paire avec leurs machines, détruisant sans complexe, à coup de déforestation massive, l’écosystème sans lequel ces tribus ne peuvent continuer à vivre comme ils le souhaitent. Ils en sont désormais réduit à se battre pour défendre leur patrimoine culturel (Lire les épisodes « Matthieu en Amérique Latine » : épisode 1, épisode 2, épisode 3)
Historiquement, les groupes vivant en symbiose avec la nature et capables de vivre en autosuffisance ont souvent, voir toujours, regrettés leurs rencontres avec d’autres êtres vivant de façon plus « moderne ». Les tribus Amérindienne confrontées aux conquistadors, les indiens d’Amérique confrontés aux chasses massives de bisons puis aux restrictions territoriales, les tribus d’Afrique noire confrontées au christianisme et à l’esclavagisme… Les exemples sont légions.

Visuel Défoirestation Quat reus vêtements équitables et bio
Plus récemment un nouveau mode de vie en autarcie a vu le jour et s’apparente à un choix. En effet, certaines personnes, confrontées depuis toujours à une vie basée sur les échanges économiques, décident d’apprendre à vivre en autosuffisance.
Les raisons sont multiples mais les motivations sont très souvent liées à l’environnement. Le retour à la terre : se préparer à acquérir une indépendance alimentaire et énergétique.
- Vous trouvez que les carottes que l’on trouve en supermarché sont bourrées d’OGM et qu’il y en a vraiment assez d’être dépendant du pétrole. Celui-ci sera de toute façon bientôt épuisé, et tant qu’à changer de mode de vie, autant s’y mettre maintenant.
- Vous pensez que notre système économique et que la « loi du profit à tout prix » sont forcément liés au dérèglement climatique.
- Vous souhaitez vous coucher et vous lever avec le soleil.
Alors ce mode de vie est fait pour vous. Il demande certainement de nombreux sacrifices. Mais certains pensent qu'il n'y a qu'à ce prix que nous pourrons sauver notre planète...

Je trouve et je pense cela personnellement. Vis-je en autarcie pour autant ? Non…
Ma dépendance au monde qui m’entoure et dans lequel j’évolue - le clavier sur lequel je tapote, le café que je sirote, le film que je savoure, et la liste est longue – est encore trop forte. (Cela ne m'empêche pas d'essayer de vivre au mieux avec mes convictions)

Est un mal ? Un bien ? Suis-je encore trop jeune, pas assez mûr ? Le ferai-je un jour ? La vie en autarcie est-elle nécessaire, voir indispensable, comme un pansement sur le monde ? Trop de questions sont encore en suspend…
Et vous, qu’en pensez-vous ?


N'hésitez pas à lire les billets des Eco-informateurs rédigés sur la thématique "Ca vient d'ailleurs" :

• Abi [Vertissimo] : Ca vient des USA : l’isolant révolutionnaire écolo à base de champignons
• Audrey [Paris by light] : Ça vient des States : Whole Foods Market
• Cyrille [Ecowizz]: Le lombricompostage : comment fabriquer un lombricomposteur ?
• Esra [Terra Cités] : Habitat collectif et bien mutualisés, un concept exportable en France ?
• Jean-Marc [Marron Rouge] D’ailleurs il y a aussi les déserts
• Karen [Cuisine saine] : La cuisine végétarienne ça vient d’ailleurs et c’est durable !
• laurence [aboneobio] : la cosmétique bio équitable ça vient d’ailleurs
• Ludivine [Peau Ethique] : Un look bio et tendance avec des marques venues d’ailleurs.

samedi 26 février 2011

Earth Hour 2011-Une heure pour la planète...et après?

Earth hour 2011 blog Quat rues vêtements équitables
Il y a un mois exactement, les Eco-informateurs décidaient de relayer très tôt la prochaine heure pour la planète, une pause symbolisant la lutte contre le changement climatique : « Earth Hour 2011».
Un mois plus tard (et précisément un mois avant l’événement), nous voilà pour une première piqûre de rappel. Rappeler l’événement d’une part, mais aussi rappeler qu’au-delà du symbole, notre lutte peut être quotidienne, par le biais de petits gestes écologiques.


L’événement


Le 26 mars prochain, entre 20h30 et 21h30, des millions de personnes sont invitées à éteindre leurs lumières au même moment, aux quatre coins du globe.
L'évènement, symbolique, se veut un message fort et universel adressé aux chefs d'États pour leur demander de définir au mieux les orientations de la politique climatique mondiale.

Il y a en effet urgence à réagir si nous ne voulons pas mettre madame la Terre au placard. Fred Vargas parle de troisième révolution, précisant qu’ « il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais ».
C’est vrai qu’il est grand temps de s’activer pour donner un peu de répit à notre environnement. Mais que faire, nous qui ne sommes ni Dieu, ni super(wo)man ?


Et après


Il n’est pas forcé de vivre dans une yourte ou de devenir un adepte chevronné du Wwofing pour choisir, après cette heure pour la planète, de s´orienter vers un mode de vie plus responsable.
Au-delà du symbole, de nombreux gestes existent pour lutter au quotidien, directement ou non, contre le dérèglement climatique. Plein de petits riens à faire au jour le jour et qui peuvent améliorer la santé de notre planète, et par la même occasion la nôtre.

Mieux consommer

Choisir de consommer des produits fabriqués dans le respect de l’environnement et de l’être humain, c’est déjà contribuer au changement.
Mais il en va aussi de notre santé. Les gros industriels n’hésitent pas à vendre n’importe quoi et tirent profit de notre santé. Ils fabriquent même parfois le médicament pour guérir le cancer... résultat de la consommation d’aliments qu’ils commercialisent aussi !

- Assurons-nous que nos produits sont fabriqués dans des conditions décentes, pour la nature comme pour l'Homme. Fions-nous aux labels existants en apprenant à mieux les connaitre (tous ne sont pas aussi bons qu’ils le laissent entendre).

- Mangeons des aliments issus de l’agriculture biologique, et si possible produits localement ou issus de filière équitable. Nous favoriserons l´agriculture sans pesticides, néfastes aux pollinisateurs, et à notre santé ! Nous pouvons aussi essayer le compostage.

- Habillons-nous bio. Là aussi, favorisons les achats de vêtements fabriqués en local ou issus du commerce équitable. Toujours pas de pesticides, et nous encourageons des conditions de travail décentes aux fabricants.
Il est désormais possible de s´habiller de la tête aux pieds et de vêtir chérubins et amant(e)s !

- N’hésitons pas à utiliser des produits de nettoyage bio, et, si nous avons un jardin, jardinons écolo. Nos araignées et coccinelles, pesticides naturels, nous en seront redevables.

- En fin, en fouillant un peu, il est possible de consommer de façon responsable et intelligente à presque tous les niveaux : Pour jouer, équiper son entreprise, se maquiller, décorer sa maison...

Ce mode consommation peut s'avérer un peu plus coûteux... Sauf si nous apprenons à nous contenter de moins !
Nous trouvons par exemple préférable d'acheter 1 ou 2 t shirt bio et équitables par an chez Quat'rues (exemple choisit complètement au hasard!) que 15 ou 20 différents chez des grandes marques irrespectueuses (ou faussement respectueuses) de l'environnement et des droits humains.
Ce passage à un mode de consommation raisonnée (chez Quat'rues, nous parlons de "Déconsommation") semble inévitable tant il est vrai que nous sommes toujours plus nombreux sur Terre.

Visuel Déconsommation Earth hour 2011 blog Quat rues vêtements équitables et bio Visuel "Déconsommation", Quat´rues

Recycler

Un mode de consommation intéressant car il consiste, par définition, à utiliser des choses déjà existantes. Des sites nous proposent par exemple de donner plutôt que de jeter .
Nous pouvons aussi recycler votre électroménager et en trouver d’occasion, ou encore recycler vos piles et téléphones portables.

Le recyclage peut aussi être synonyme de
design et d’inventivité .

Arrêter de fumer

Cette proposition semble tomber un peu comme un cheveu sur la soupe après les deux premières. Et pourtant, si arrêtez de fumer est souvent un acte motivé par des raisons personnelles, il est important de savoir que le tabac est aussi plus que néfaste à l’environnement et aux droits humains !
De plus, les économies faites peuvent servir à mieux consommer !

Pour aller plus loin

La liste ci-dessus est bien sûr exhaustive. Il y a une multitudes de gestes à adopter au quotidien et les citer tous ici relève de l’impossible.
Nous pouvons aussi, toujours à titre d'exemple, nous inspirer des actes Ekolo[geek], farfouiller dans les dossiers d´Ecolo-info des Eco-Sapiens, ou encore suivre régulièrement les sujets débattus par les Eco-informateurs.

Nous vous invitons d'ailleurs dans l'immédiat à lire les articles édités par certains d´entre eux. Ils fourmillent, c'est sûr, de très bons conseils :

- Abi [vertissimmo]: Earth Hour 2011 - Pollution lumineuse : la facture ne cesse de s’alourdir en France

- Jean-Marc [Marron Rouge]: Earth Hour 2011 - Sans lumières pendant une heure c’est bien mais ce n’est suffisant pour garder notre planète

- Annabel [Un Bureau sur la Terre] : Earth Hour 2011 : un événement mondial pour l’économie d’énergie

- Romain [Objectif Planète] : Earth Hour 2011 : les lumières... et le reste !

- Urus [Quat´rues] : Eath Hour 2011 - Une heure pour la planète... et après ? (Ne cliquez pas, c´est ce billet ci ! ^^)