"Radioactivité", "plutonium", "déchets nucléaires", "Areva" et "EPR".

Voici autant de mots passés dans le langage courant dans les villages reculés de la chaîne de montagnes du Sahyadri, état du Maharashtra, sur la côte ouest de l’Inde.

Ces magnifiques villages qui entourent la ville de Jaitapur, à 400 Kms au sud de Mumbaï, font partie de l’un des dix plus grands « points chauds de biodiversité » de la planète (ce concept s’applique à des zones contenant au moins mille cinq cents espèces de plantes endémiques et ayant perdu au moins 70 % de leur habitat originel)...
...et Areva projette d’y construire prochainement six réacteurs nucléaires de 1 650 mégawatts.


Notre gouvernement, quant à lui, s'apprête à décider à huis clos de financer (ou non) ce projet mené par la Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL), partenaire d’Areva. Cette société, contrôlée par le gouvernement Indien, veut faire de Jaitapur le plus grand complexe nucléaire au monde dans une zone à haut risque sismique.

La société envisage pour cela de déplacer les quarante mille résidents qui vivent des ressources naturelles et des produits de cet écosystème (riz, millet, lentilles, légumes, herbes, poissons et fruits).

Les populations indiennes manifestent contre cette centrale qui pourrait mettre des millions de personnes en danger. Mais longtemps privée des technologies occidentales, l’Inde investit désormais énormément dans l’énergie nucléaire civile et ne se préoccupe guère de l’avis des populations et des dangers liés à l'environnement.

De plus, la cupidité des exportateurs du nucléaire pourrait conduire notre gouvernement à faire aboutir ce projet fou.


L'Inde a déclaré le 19 septembre 2011 qu'elle attendra les résultats des audits nucléaires français (décidés après la catastrophe de Fukushima) sur le réacteur de troisième génération EPR avant de s'engager avec Areva.

Il est donc encore temps de dénoncer ce projet catastrophique et de stopper le prochain Fukushima.

Les négociations ont lieu en ce moment. Signons la pétition appelant le Président Sarkozy et son ministre des Finances Baroin à renoncer à soutenir ce projet nucléaire dangereux.

Les signatures des citoyens français et indiens seront remises dans les bureaux du gouvernement.