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Mot clé - droit du travail

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lundi 19 décembre 2011

Barbie et ses potes, exploiteurs du genre humain, parfois assassins

visuel_en_cours_4.jpg Nous savions Barbie accro à la déforestation.
Et bien ce n'est pas tout ! Elle (ou du moins son constructeur, Mattel) exploite des personnes pour sa fabrication. Elle n'est malheureusement pas la seule !


Début décembre, cœur de Paris - devant la fontaine des Innocents - un homme viril grimé en "Barbie en colère" affirme s'être échappé de l'usine.
Cette action, organisée par Peuples Solidaires, s'inscrit dans le cadre d'une campagne baptisée "C'est pas du jeu!" menée par cinq ONG européennes depuis 2009.

Peuples Solidaires rappelle que 4 millions de personnes, principalement des femmes migrantes âgées de 15 à 30 ans, travaillent dans l'industrie du jouet en Chine (où sont produits produit 80% des jouets vendus dans le monde). A l'approche de Noël, les ouvrières sont soumises à des pressions encore plus importantes.

Travaillant parfois 11 à 12 heures par jour et pour un salaire journalier moyen d'environ 3,50 euros, ces employées sont souvent logés au sein même de l'usine, à 8 à 10 par chambrée. Ces conditions de travail déplorables poussent parfois certaines d’entre elles jusqu'au suicide.


Les responsables de l'association dénoncent ces conditions de travail indignes et souhaite interpeller les géants du secteur (Mattel, Disney, Hasbro, Bandai, Lego...) afin qu'ils prennent des mesures pour que leurs fournisseurs se conforment au droit du travail.

Au cours d'une conférence de presse, une responsable de l'ONG chinoise Sacom (étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises) a souligné que son organisation, qui surveille l'industrie du jouet depuis 2005, n'a pas observé de changements significatifs en sept ans.

Selon un sondage réalisé par l'association, 52% des Français achète des jouets dans l'année et 76% d'entre eux ont conscience qu'il existe de réels problèmes de conditions de production dans le secteur. 57% d'entre eux se déclarent prêts à se mobiliser en choisissant des produits qui garantissent des conditions de travail équitables, quitte à payer plus cher.

Cependant, toutes les secondes, 3 poupées Barbie sont vendues dans le monde.


PS : Si quelqu'un a un truc pour virer la pub avant la vidéo, je suis assurément preneur !

jeudi 20 janvier 2011

Condamnés par l’État à devenir des SDF

Léa et Tom vivent et travaillent en Ariège. Faute de trouver un logement, ils décident en 2007 de s’installer sous une tente, une yourte.

En échange du défrichage et de l’entretien de la parcelle, un propriétaire toulousain leur prête son terrain en friches au milieu des bois. Ils fabriquent alors une yourte en laine et en bois

Ils entretiennent ainsi la parcelle et mettent en valeur le lieu, créant des terrasses pour cultiver un potager et un jardin d’agrément...

Après plusieurs mois de travail, le bilan est très positif : Tom et Léa ont créé un habitat bien intégré au paysage et leur impact écologique est quasi-nul sur un site dont la biodiversité a été recréée.
Ils vivent et travaillent dans le plus grand respect de la nature et sont bien intégrés localement, accueillis et soutenus par le maire et les habitants de la commune. Ils se sont inscrits sur les listes électorales et ont demandé à payer les impôts locaux.

Droit au logement Yourte blog QuatRues
Mais ceux qui vivent dans une yourte n´ont pas forcément de pot (j´ai pas pu m´empêcher, même si c´est très facile). La DDEA (Direction Départementale de l’Environnement et de l’Agriculture) a porté plainte contre Tom et Léa.
Leur délit : avoir choisi d’habiter une tente (une yourte) plutôt que de crever de froid dehors.

Malgré la grave crise du logement, le 9 février 2010, ils ont été condamnés par l’État en correctionnelle à la destruction de leur habitat sous deux mois, 600€ d’amendes et 10€ de pénalités par jour de retard. La DDEA fonde sa plainte sur le code de l’urbanisme pour défaut de permis de construire.
Or, il s’agit d’une tente en toile qui ne laisse aucune empreinte durable sur le sol. On ne construit pas une tente, on ne détruit pas une tente : on monte et démonte ! Ce dossier pose le problème du Droit au logement, en particulier du droit des personnes aux revenus modestes dans un contexte de crise économique grave.
Il pose aussi le problème du Droit du travail, du droit à s’abriter quand on participe à la richesse locale par son travail.

Ainsi, Léa et Tom réclament la relaxe et le droit de vivre dans leur yourte.
L´audience est prévue le 17 février 2011 à la cour d´appel de Toulouse.

Vous pouvez les soutenir en signant la pétition que vous trouverez sur le site Halem (Habitants de Logements Éphémères ou mobiles, qui détaille aussi davantage l´affaire).
Vous pouvez aussi télécharger la pétition papier et la faire signer autour de vous.

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