Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


Mot clé - droits humains

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 20 janvier 2012

Trophées de la honte pour les entreprises : "The Public Eye Awards"


En Novembre, nous vous parlions des nominés des "Prix Pinocchio 2011".
Dans la même veine, vous pouvez choisir l'entreprise la plus honteuse de l'année avec "The Public Eye Awards".

Les entreprises les plus irresponsables de l’année sont choisies par La Déclaration de Berne et Greenpeace, afin de les dénoncer ouvertement en prévision du Forum économique mondial de Davos.

Six candidats ont été sélectionnés pour leurs atteintes à l’environnement, pour leurs mauvaises conditions de travail, pour leurs manque de transparence ou parce qu’elles n’assument pas leurs responsabilités sociales d’entreprise.

Deux prix seront remis. Le GLOBAL Award décerné par un jury indépendant et le PEOPLE’s Award, choisi par le vote des internautes du monde entier.
Vous avez jusqu’au 26 janvier prochain à minuit pour désigner votre grand gagnant.

Les entreprises sélectionnées parmi plus de 40 entreprises dénoncées par diverses ONG sont :

  • Tepco pour sa “gestion” de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima et ses failles en matière de sécurité.
  • Syngenta, le plus grand producteur agrochimique mondial écoule de nombreux produits hautement toxiques qui nuisent à l’être humain et à l’environnement.
  • Vale, deuxième entreprise minière de la planète et plus gros producteur de minerai du monde. Son palmarès ? Violation des droits humains et surexploitation de la nature
  • La banque britannique Barclays qui fait grimper le prix des produits alimentaires aux dépens des plus pauvres.
  • L’entreprise minière américaine Freeport McMoran pour les quelque 230’000 tonnes de déchets chargés de métaux lourds sont déversés dans la nature, à proximité de sa mine de Grasberg, en Indonésie.
  • Le groupe Samsung, pour l’utilisation de produits hautement toxiques dans ses usines.
  • A vous de voter !

    Retrouvez aussi les gagnants des précédentes éditions des Public Eye Awards.

    jeudi 7 avril 2011

    H&M, (un)conscious collection - Questions au collectif "Ethique sur l'étiquette"


    Nous avions rédigé courant février un billet mettant en parallèle la collection dite éthique d'H&M - surnommée "(un)conscious collection" pour l'occasion - et ses agissements (qui le sont beaucoup moins) dans ses usines de productions (voir le billet H&M, collection inconsciente... ).
    Si les relais du billet et les réactions ont été relativement nombreuses, une question reste en suspend : Comment, alors que cette collection sort courant avril, relayer cette information auprès d'un plus large public afin d'éviter que de tels agissements se perpétuent ?

    C'est donc tout naturellement que nous nous tournons vers le collectif Ethique sur l’étiquette pour leur poser la question.

    Créé en 1995, ce collectif regroupe des associations de solidarité internationale, de collectivités locales, des syndicats, des mouvements de consommateurs et des associations d’éducation populaire.

    Leur but premier est d’agir en faveur du respect des droits humains au travail dans le monde et de la reconnaissance du droit à l’information des consommateurs sur la qualité sociale de leurs achats.
    Le collectif, branche française du réseau européen Clean Clothes Campaign, demande ainsi aux entreprises présentes en France et aux grandes marques françaises et internationales de veiller aux conditions de production des marchandises qu’elles commercialisent.
    L’action du collectif se concentre sur les secteurs à forte intensité de main d’œuvre, comme le textile, les jouets ou les articles de sport. Depuis sa création, des avancées notables ont eu lieu en France, même si, de leur propre aveu, elles sont encore insuffisantes.

    Voici le mail que nous leur avons adressé ce matin même afin de savoir si la marque H&M prend vraiment ses clients pour des pigeons en lançant courant avril sa « Conscious collection » ? Et surtout, car nous pensons que la réponse est oui, que faire pour en informer le plus grand nombre ?

    "Bonjour,

    Co-gérant d'une entreprise de vêtement équitable et bio, Quat'rues, je me permets de vous écrire car je suis à la recherche de réponses vis à vis de cette grande entreprise qui n'est plus à présenter, H&M.
    En effet, cette marque sort courant Avril une collection appelée "Conscious collection". Elle justifie ce nom par l'emploi de coton biologique pour la fabrication des vêtements. Si cette action est louable, il en est d'autres qui le sont moins.
    En effet, H&M (entres autres) est par ailleurs dénoncé pour licenciement abusif au Cambodge par Peuples solidaires. 318 salariés Cambodgiens ont en effet été licenciés pour avoir demandé un salaire vital. Vous pouvez retrouver l'ensemble de ces informations sur ce billet : H&M, collection inconsciente...

    Ces salariés semblent avoir été licenciés en septembre 2010, période à laquelle vous vantiez les mérites d'H&M pour l'arrêt de sablage de leurs jeans. Si noter les avancées positives est plus que nécessaire, n'est il pas tout aussi important de mettre en avant ce type de comportement ?
    En effet, appeler sa collection "Conscious" tout en agissant de la sorte dans ces usines de production relève de la schizophrénie.

    J'en viens donc à mes questions :
    - Avez-vous entendu parler de ceci ? Si oui, avez-vous d'autres éléments à m'apporter ?
    - Pensez-vous relayer l'information ? (j'ai cherché sur votre site et n'ai rien trouvé... mais peut-être m'y suis-je mal prit)
    - Quelles sont d'après vous les actions concrètes à mettre en place pour, si ce n'est dénoncer, informer un maximum de personnes.

    Je vous remercie d'avance pour vos réponses. Ces questions sont davantage pour comprendre que pour dénoncer. De par mon emploi, je me sens en effet plus que concerné par les tentatives de greenwashing dans le monde de l'habillement. Et cela y ressemble bel et bien.

    Cordialement"

    Suite au prochain épisode...

    mercredi 25 novembre 2009

    Résultats des prix Pinocchio 2009

    visuel Pinocchio 2009 QuatRues t shirt bio equitable
    Depuis hier, mardi 24 Novembre, nous connaissons les entreprises déclarées lauréates des prix Pinocchio 2009 par le public (7495 votants).

    Les Amis de la Terre, en partenariat avec Peuples Solidaires, lançaient, le 8 Octobre, le vote public des internautes pour l’élection des Prix Pinocchio 2009. Douze entreprises françaises ont été nominées et concouraient dans trois catégories : environnement, droits humains et greenwashing. Toutes se disent en faveur du « développement durable » alors que leurs impacts réels sont lourds et négatifs pour l’environnement ou les populations locales.

    Les entreprises nominées étaient les suivantes : Total, Michelin, BNP Paribas, EDF, Bolloré, Accor, Peugeot, Crédit Agricole, Perenco, Herta, Société Générale, et France Betteraves.

    Et les lauréats sont :

    Prix Pinocchio "Droits humains"
    # N°1 BOLLORE avec 35% de votes
    # N°2 CREDIT AGRICOLE avec 23% de votes
    # N°3 PERENCO avec 22% de votes
    # N°4 MICHELIN avec 19% de votes

    Prix Pinocchio "Environnement"
    # N°1 TOTAL avec 45% de votes
    # N°2 AREVA avec 29% de votes
    # N°3 BNP PARIBAS avec 14% de votes
    # N°4 SOCIETE GENERALE avec 12% de votes

    Prix Pinocchio "Greenwashing"
    # N°1 EDF avec 42% de votes
    # N°2 FRANCE BETTERAVES avec 30% de votes
    # N°3 PEUGEOT avec 14% de votes
    # N°4 HERTA avec 13% de votes

    Présentations et descriptifs (très intéressants !) des lauréats des Prix Pinocchio 2009
    Les lauréats en 2008

    lundi 12 octobre 2009

    Prix Pinocchio 2009 : le vote est lancé !

    Prix Pinocchio Quat´rues Les Amis de la Terre Peuples Solidaires 2009
    Les Amis de la Terre, en partenariat avec Peuples Solidaires, lançaient, le 8 Octobre, le vote public des internautes pour l’élection des Prix Pinocchio 2009. Douze entreprises françaises ont été nominées et concourent dans trois catégories : environnement, droits humains et greenwashing. Toutes se disent en faveur du « développement durable » alors que leurs impacts réels sont lourds et négatifs pour l’environnement ou les populations locales.
    Bientôt un an après la première édition des prix Pinocchio du développement durable, qui avait récompensé Areva dans les catégories « environnement » et « greenwashing » et le groupe Louis Dreyfus dans la catégorie « droits humains », les Amis de la Terre lancent l’édition 2009 des Prix Pinocchio. Les entreprises nominées sont les suivantes : Total, Michelin, BNP Paribas, EDF, Bolloré, Accor, Peugeot, Crédit Agricole, Perenco, Herta, Société Générale, et France Betteraves.

    Gwenael Wasse, chargé de campagne Responsabilité des entreprises aux Amis de la Terre, explique : « Cette seconde édition promet malheureusement d'être à nouveau un « grand cru ». Violation des droits sociaux, destruction de forêts, pollution locale, émission de gaz à effet de serre, communication biaisée, publicité trompeuse, etc : les doubles discours des multinationales n'ont pas cessé avec la crise et les promesses de réforme. Les citoyens vont pouvoir choisir leurs pires entreprises françaises de l'année 2009 ! »
    Pour Fanny Gallois, chargée de campagne Droits de l’Homme au travail à Peuples Solidaires, « cet événement est également un moyen de donner une voix et une visibilité aux femmes et aux hommes qui se battent au quotidien contre les impacts négatifs des entreprises sur leur environnement de travail et de vie, pour faire valoir leurs droits ».

    Les Prix Pinocchio mettent en lumière de nombreux abus concrets. Dans le cadre de leur campagne sur la responsabilité des entreprises, les Amis de la Terre demandent un encadrement juridique des impacts environnementaux et sociaux des multinationales, pour que cesse leur quasi-impunité de fait dans les pays du Sud.
    La présentation des 12 cas et des Prix Pinocchio est accessible sur le site suivant :
    www.prix-pinocchio.org
    Les résultats y seront annoncés le 24 novembre, avec une cérémonie de remise des prix le soir même par Les Amis de la Terre et Peuples Solidaires à Paris.