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Mot clé - expulsion

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mercredi 18 juin 2014

Humeur du mois de juin 2014 - Coupe du monde oblige...

lundi 24 septembre 2012

"Roms : la commune humanité bafouée"

visuel engagé Charter en papier
"Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien : la politique d’expulsion des camps de « Roms » étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne : le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.

Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur..."

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vendredi 11 mai 2012

Le président Hollande doit marquer une rupture avec la xénophobie d'Etat et décréter un moratoire sur les expulsions

(Visuel Quat'rues créé dans le cadre d'un partenariat avec Réseau Education Sans Frontières - Le billet qui suit est un relais de cette même association)


En dix années, de l'Intérieur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a emprisonné en centre de rétention plus d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants étrangers sans papiers et en a expulsé de deux à trois cent mille.

A son tour expulsé de l'Elysée, son successeur a affirmé vouloir mener "une autre politique migratoire fondée sur des règles transparentes, stables et justes, conduite dans le respect de la dignité de tous les êtres humains qui sont sur notre territoire" (courrier au RESF et à l'OEE du  20 février 2012 http://www.educationsansfrontieres.org/article41771.html ).


Même si ses engagements ont été limités et prudents, cette volonté du Président Hollande devrait marquer une rupture avec la xénophobie d'Etat, se traduire par un profond réexamen du code de séjour des étrangers et des demandeurs d'asile (CESEDA) et permettre de répondre aux exigences minimum qui ont été portées par le Réseau Education Sans Frontière et par les militants et élus de gauche sous les quinquennats de Chirac et de Sarkozy :

* Conformément aux engagements écrits pris par le candidat Hollande, le placement en rétention des mineurs devra être interdit, la gratuité de l'AME rétablie, la liste des pays dits sûrs supprimée, le droit d'asile pleinement restauré.

* De même les parents d'enfants scolarisés ou les sans papiers ayant un travail déclaré ou au noir devront être régularisés, conformément aux engagements pris par le Parti Socialiste et plusieurs fois évoqués par le candidat.

* Même si, de façon incompréhensible, cet aspect de la question ne figure pas dans le programme du Parti Socialiste ni dans celui de son candidat, le RESF maintient son exigence de la régularisation des jeunes majeurs scolarisés, sauf à souhaitervoir les élèves des lycées des jeunes concernés défiler par centaines sous Hollande comme ils l'ont si souvent fait sous Sarkozy avec la solidarité de militants et d'élus des partis de gauche, dont le Parti Socialiste.

* Le démembrement des familles (l'expulsion d'un père ou d'une mère tandis que le conjoint et les enfants restent en France), mesure inhumaine s'il en est, devra être interdit.

* Les taxes prohibitives perçues sur la délivrance des titres de séjour doivent être réduites, ramenées, par exemples à celles exigées pour la délivrance d'un passeport français (80 €)

* L'accueil des étrangers, y compris ceux en situation régulière, est actuellement organisé dans certaines préfectures dans des conditions dégradantes. Il convient d'y remédier très rapidement.

Ces mesures, et celles concernant les autres catégories de sans papiers devront être prises au plus vite. RESF a cependant conscience de la difficulté à décider et à organiser ces dispositifs en quelques jours.

Aussi semble-t-il indispensable et urgent que le président de la République prenne dès son entrée en fonction une mesure forte, à la fois symbolique, et qui concrétise aux yeux de tous que les promesses électorales ne sont pas du vent : un moratoire sur les expulsions.

L'expulsion est, en effet, une mesure d'une extrême gravité, propre à mettre en cause la vie, l'avenir, de ceux sur lesquels elle s'abat. C'est tout à la fois une arrestation impromptue, une garde à vue, un emprisonnement (jusqu'à 45 jours !), la perte de son travail, de son logement, la spoliation des biens accumulés, la rupture définitive avec son milieu, ses amis, sa famille et une humiliation dont on ne se remet pas : le pays qu'on avait choisi vous rejette et vous dépose, parfois dans la tenue dans laquelle vous avez été arrêté, à la queue de l'avion, sur le tarmac d'un aéroport ou rien ni personne ne vous attend.

La volonté exprimée par le président d'une "une autre politique migratoire" respectant "la dignité de tous les êtres humains" impose la refonte du CESEDA.  Il serait dès lors inacceptable que des hommes, des femmes, des enfants soient expulsés sur la base de textes hérités du sarkozysme et promis à la corbeille très vite. Décréter un moratoire sur les expulsions est une mesure conservatoire à laquelle le nouveau pouvoir ne saurait se dérober.

Le changement, c'est maintenant ?


mardi 23 novembre 2010

Non à l´expulsion de Selmi Moetez, élève du LP Marc Seguin de Vénissieux

visuel t shirt équitable Quat rues RESF Visuel RESF - Quat´rues - Hiver 2009

Un élève du lycée Marc Seguin de Vénissieux(banlieue de Lyon), Moetez Selmi, a été arrêté le mardi 16 Novembre, alors qu'il venait chercher son diplôme de BEP au lycée. Il est aujourd'hui interné au centre de rétention de Lyon Saint Exupery.
Arrivé de Tunisie à l'âge de 15 ans, ses progrès constants lui ont permis d’obtenir son BEP. Depuis la rentrée, il s'est employé à poursuivre ses efforts en vue d'obtenir le baccalauréat et il effectuait un stage en entreprise la semaine de son interpellation.

Afin que l´élève Moetez poursuive sa scolarité en France et préserve les liens qu'il y a développés depuis son arrivée, vous pouvez signer la pétition RESF, afin de demander:
- sa libération
- l'annulation de son Obligation de Quitter le Territoire Français
- sa régularisation

Un rassemblement pour soutenir cet élève est organisé ce mardi 23 Novembre à 17 h 30 devant le Lycée Sembat- Seguin.

Print Visuel Charter, T shirt bio équitable Quat´rues

mardi 26 octobre 2010

"Illégal", portraits de femmes en résistance

illégal film expulsion Belgique
"Illégal"
Fiction, 2010
1h 35’
Réalisation : Olivier Masset-Depasse
Production : Versus Production
Distribution : Haut et Court

Synopsis :
Tania et Ivan son fils de 14 ans sont russes et vivent clandestinement en Belgique depuis huit ans. Sans cesse sur le qui-vive, Tania redoute les contrôles de police jusqu’au jour où elle est arrêtée.
La mère et le fils sont séparés. Tania est placée dans un centre de rétention. Elle fera tout pour retrouver son fils mais n'échappera pas pour autant aux menaces d'expulsion.

Bande-Annonce :

Illégal - Film annonce
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Avec environ 15.000 entrées, le film peine à trouver son public.
Aujourd'hui, "Illégal " est projeté dans 71 salles et a besoin de notre soutien afin de ne pas disparaitre.

"Les militants des droits de l’Homme n’apprendront rien qu’ils ne sachent déjà. Mais la force silencieuse de ces images, ces portraits de femmes en résistance, la rage qui anime d’un bout à l’autre le récit en font une belle incarnation d’un de leurs principaux combats"