La Journée mondiale de l´Environnement du 5 juin, n´aura jamais été mieux fêtée qu´en 2010. Entre déforestation, pratiques agricoles douteuses, pollution atmosphérique et marée noire, le tout assaisonné de sommet de Copenhague ou de grenelle de l´environnement (Le bien nommé Numéro2), l´Homme s´invite à la grande fête de Dame nature. Et il en faudrait pas beaucoup plus pour qu´ « Il » finisse de mettre l´ambiance en l´air…

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Ainsi, l´année 2010 devait démarrer toute de verte vêtue. Le sommet de Copenhague de décembre 2009 promettait un avenir serein, résolvant toutes anicroches environnementales et autres tracas climatologiques. Mais après 12 jours de sommet peu reluisant (un accord non contraignant qui n'est pas signé par tous les pays et obtenu par des négociations confuses), le constat est sans appel : Les pays riches sont dans l´incapacité de s´engager pour le climat et l´environnement.

Mais l'Organisation des Nations unies (ONU) a déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité. Pas de raisons de se démonter donc, la conservation de la diversité biologique est devenue une préoccupation mondiale, face aux menaces qui pèsent sur elle (urbanisation croissante, pratiques agricoles, déforestation...)

Ainsi donc, l´assemblée nationale française, qui n´est pas en reste tant qu´il ne s´agit que de discuter le bout de gras question climat et environnement, a voté le texte de loi Grenelle 2, en date du 11 Mai 2010. Cette seconde partie du vaste ensemble législatif pour la protection de l'environnement est passé quasiment inaperçu (ou presque). Le résultat expliquant peut-être cela :
- L'objectif du Grenelle 1 de réduire l´utilisation des pesticides de moitié d'ici à 2020 est au fond des oubliettes.
- le retrait du marché d'un de ces produits ne pourra se faire qu'après examen par l'Afssa (Agence française de sécurité des aliments).
-Après l'abandon de la taxe carbone pour tous, celle imposable aux poids lourds (plus de 3,5 tonnes), prévue initialement pour 2010 est repoussée à 2012.


En parallèle, et partout dans le monde cette fois, la déforestation et l’érosion des sols, la surexploitation des ressources, provoquent une augmentation des inondations et des glissements de terrain. La pollution atmosphérique, les pluies acides, la pollution chimique des sols (pesticides, métaux lourds…) sont également les conséquences des activités humaines.

L’évolution technologique est également responsable d’accidents graves, résultant de problèmes techniques ou de négligences.
Le dernière en date, pour ne citer qu´elle, est bien sûr la marée noire de Louisiane, de Floride, du golfe du Mexique, où 1 million de litres de pétrole (certains disent même 2 à 3 millions) se déversent chaque jour. Ce sont là plus de 600 espèces animales menacées de disparaitre.

maree noire Louisiane 2010
Mais n´oublions pas que c´est l´année de la biodiversité. Et que si ces espèces-ci disparaissent… euh… et bien nous ferons tout pour protéger celles qui restent.

Enfin, tout n´est pas perdu… Parait-il !? Quelques points plus positifs, donc, pour essayer de terminer ce billet avec le sourire :

-Les pays riches se sont engagés à augmenter leurs aides financières consacrées à la déforestation, et ce, pas plus tard que lors de la conférence sur la déforestation qui s'est déroulée jeudi 27 mai à Oslo.
Ce processus, dénommé REDD, (Reducing Emissions from Deforestation and Degradation), aura pour objectif de gérer 4 milliards de dollars et de remplacer la valeur de la forêt déboisée par une compensation financière. Une façon de partager les responsabilités. "Les pays développés doivent leur expansion en partie à la destruction des ressources naturelles. Aujourd'hui, nous les invitons à participer à la préservation de la planète", explique Tarcisio Granizo, sous-secrétaire d'État au ministère du Patrimoine équatorien.

-Enfin, de nouvelles négociations de l'ONU sur le changement climatique a débuté ce lundi 31 Mai. Les représentants de 182 gouvernements sont réunis à Bonn pour faire avancer les travaux de l'ONU sur les changements climatiques entrepris l'an dernier à Copenhague. Les pourparlers visent à revenir sur les questions qui n'ont pas trouvé de solution et à ouvrir la voie à la pleine application des actions contre le changement climatique à travers le monde.
Certaines sources laissent entendre que les délégués réussissent enfin à discuter autour d'un texte qu'aucun Etat n'a encore rejeté… Une lueur d´espoir ?!