Hydrolienne environnement énergie renouvelable Quat´rues
Hasard du calendrier ? Au lendemain du très bon score de la liste Europe-Écologie de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes, le président Sarkozy a lancé un vaste programme pour “dépenser un euro dans les énergies propres” à chaque euro dépensé pour le nucléaire.
Dans le domaine des énergies renouvelables, l’énergie des océans a, si l’on peut dire, le vent en poupe. Pour capter cette énergie, on s’intéresse de plus en plus aux éoliennes des mers : les hydroliennes. La première machine opérationnelle a été installée en 2003 en Norvège. A Paimpol, dans le nord de la Bretagne, une ferme d’hydroliennes d’une capacité de 4 à 6 mégawatts devrait être raccordée au réseau EDF au printemps 2012. Qui a navigué dans le coin sait que les courants y sont vigoureux…
Comme une éolienne, l’hydrolienne convertit l’énergie de la vitesse – énergie cinétique – en énergie électrique. Tout bon physicien vous le dira, l’énergie cinétique est proportionnelle à la masse. L’eau étant plus dense que l’air, l’énergie des courants marin est plus importante que celle des courants d’air. A diamètre constant, les hydroliennes produisent plus d’électricité que les éoliennes.

Il existe de nombreux prototypes qui ont été élaborés pour résister à la corrosion de l’eau salée (qui empêche, à terme, leur recyclage), à des contraintes mécaniques importantes et à l’érosion due aux sables et aux sédiments.
Ces prototypes permettront d’estimer leur impact environnemental sur la faune et la flore marine. Selon les premières études, elles ne causeraient pas trop de dommage aux habitants des mer.
La France grâce a son littoral d’une longueur exceptionnelle possède la plus grande réserve d’énergie issue des vagues et des courants marins. Le Royaume-Uni, où des essais sont en cours, et la métropole française concentrent la grande majorité du potentiel européen hydrolien.

Vous pouvez jetter un oeil l’émision “C’est pas sorcier” consacrée aux énergies des océans et des mers et lire cet article sur un projet (plus modeste) dans le Finistère.

Source : LeMonde.fr