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Mot clé - indignés

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lundi 26 mars 2012

La marche des possibles - Plus de 1000 km à pied pour manifester leur espérance !

marches des possibles
Les échéances électorales arrivent à grands pas. Les marcheurs aussi !
Crises économiques, crises sociales, crises alimentaires, crises environnementales... la crise de rire est leur réponse.

Ils se sont mis en marche le 3 mars 2012 au départ du Vieux Port de Marseille à 9h pour arri­ver unis à Paris le 21 avril 2012, la veille du pre­mier tour des élections pré­si­den­tiel­les.

Ils sont une cinquantaines, indignés, anonymous ou «citoyens affligés par les dérives du système actuel» et participent à cette « marche des possibles », qui se pro­pose de véhi­cu­ler des alter­na­ti­ves concer­nant nos maniè­res de vivre, de s’orga­ni­ser et de consom­mer. Les énergies alter­na­ti­ves au nucléaire et au pétrole, les sys­tè­mes d’orga­ni­sa­tions loca­les, l’échange de semen­ces libres, la culture de la terre, la ges­tion de l’eau, les méde­ci­nes natu­rel­les sont autant de questions soulevées.

Lors de leurs pas­sa­ges dans les villes, les marcheurs se réap­pro­prient l’espace public afin de rompre avec la logi­que du chacun pour soi et réin­ven­ter le « Vivre Ensemble ».
Cette initiative, indépendante et cons­trui­te par ceux qui y par­ti­ci­pent, a pour enjeu de créer une plate-forme des réflexions et des pos­si­bles, où chacun peut porter son ana­lyse et des solu­tions concrè­tes en place publi­que. Elle s’ins­cri­t dans la conti­nuité de nom­breux mou­ve­ments sociaux dépour­vus de logi­que cor­po­ra­tiste, qui ont vu le jour ces der­niè­res années et der­niers mois, par­tout dans le monde.

Au cours de leur parcours sur Lyon ces militants ont engagé plusieurs actions de « scotchage de vitrines » de banques et grandes enseignes de fast-food. En fin de journée le groupe souhaitait installer son campement sur la place du « Gros Cailloux » à la Croix Rousse, mais les forces de polices leur ont interdit de s'y installer.



Cette Marche est ouverte à tous, à toutes, à titre indi­vi­duel, milieux asso­cia­tifs ou mili­tants, à tous ceux sou­cieux de faire enten­dre leurs voix autre­ment que par les seules échéances électorales. Tout un chacun est invité à les rejoin­dre, lors des événements/étapes dans les villes ou bien pour quel­ques kilo­mè­tres.

Leur but : placer ce nou­veau prin­temps sous le signe de la dignité, de la soli­da­rité et de l’espé­rance.
Leur adage :
Nous sommes un,
Nous sommes un peuple,
Nous sommes un peuple en marche !

Leur blog : http://www.marche-marseille-paris.blogspot.com/

mercredi 23 novembre 2011

Flan de vigueur : Prendre aux pauvres pour donner aux riches

Il flotte dans l’air comme un sentiment d’injustice.
Comme si les inégalités, trop longtemps camouflées par l’omni-prudence du gouvernement et des grands entrepreneurs, venaient doucement à se frayer un chemin entre leurs propos hypnotiques et mensongers.
Ainsi, il semblerait que les classes populaires et moyennes soient un tantinet exaspérées de payer pour les plus riches. Si certains s’indignent déjà ouvertement, il n’en faudrait pas beaucoup plus pour qu’un bien plus grand nombre s’agitent… enfin ?

Le 7 novembre, le Premier Ministre annonce une série de mesures que le gouvernement va prendre pour réduire la dette du pays, soit 6.5 milliard d'euros, afin d'éviter la faillite. Pour cela il est prévu :
- une hausse de la TVA à taux réduit de 5.5% à 7% sur les services dont la restauration, le bâtiment (services aux particuliers)
- le gel de la revalorisation des prestations sociales
- la revalorisation de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes
- dépenses de santé à réduire
- hausse de la taxe sur le patrimoine
- avancement de l'âge de la retraite à 62 ans de 2018 à 2017
- gel des salaires du président de la république et des ministres gelés mais non baissés le temps de la crise.

Gasp !
Voici un certains nombres de résolutions vouées à faire des économies, sans contestations possibles !
Mais qui donc va payer ? Ne sont-ce pas là encore et toujours les classes populaires et moyennes qui seront les plus touchées ?
Les classes sociales supérieures ne pourraient-elles enfin payer (un peu plus ?) afin de réduire au maximum les sacrifices imposés aux plus modestes ? Ce pour une répartition (un peu plus ?) égalitaire des richesses... Peut-être ?

Voici un tableau, certes assez simplifié, mais tout de même réaliste, où est établi le parallèle entre le déficit de l’état et ce dont il se prive pour satisfaire les plus fortunés. (Vous avez aussi cette petite vidéo réalisée par l'opposition qui valide la valeur des chiffres).

Que faire ?
On se sent bien démunis face à cette volonté du gouvernement de continuer à faire le jeu des plus riches. Pour contester, certains trouveront peut-être le courage d'affronter le froid en rejoignant les indignés de la défense.
Pour ceux qui, comme nous, habitent trop loin (et ont une petite santé), et trouvent la solution de Bridget Kyoto un brin radical, il reste :
- la possibilité de signer cette pétition pour dire non à ce plan de rigueur.
- Se souvenir que nous sommes nombreux à en avoir ras la casquette (bien plus nombreux que ceux à qui profitent ces nouvelles mesures).
- Et garder en ligne de mire les urnes de 2012. Alors, ensemble, tout deviendra possible (ah non merde !) nous en ferons des jolies choses! Si si!

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