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mardi 20 novembre 2012

Ce n’est pas que nous soyons égoïstes mais...

« Métro-boulot-dodo ».

Trois petits mots qui, tellement entendus et remâchés, résonnent comme une boutade, un clin d’œil à l’humanité pressée et perturbée.

Mais pas nous. Non, non, non. Pas nous !

 

Et pourtant…

Ne sommes-nous pas non plus bercés par cette litanie de sacro-saints mots, qui régulent notre vie, ainsi que celles de milliards d’énergumènes peuplant la Grande Bleue ?

Ne nous levons-nous pas 5 jours par semaine, 47 semaines par an, non pas par plaisir, mais pour raccrocher notre wagon à cette loco-motivation commune, cette volonté de faire tourner le monde comme certains, une poignée, l’ont décidés ?

Ne rappelons-nous pas quotidiennement à nos chérubins l’importance de se faire une place de choix dans notre société ?

N’avons-nous pas votés dans l’espoir que le nouveau maître à penser nous façonne un monde meilleur, où l’argent reste Roi, sécurisant et décidant de tout ?

 

Que voulez-vous !

Ce n’est pas que nous soyons égoïstes, mais il est tellement important de mettre notre descendance à l’abri du besoin. Ce n’est pas nous qui choisissons. Ce sont les règles établies. L’€uro-régisseur de nos vies ne nous laisse que peu de temps. Acceptons le fait et le rythme imposé.

Ne nous laissons pas happer par ces nouvelles alternatives proposées par quelques utopistes cinglés et fainéants. Manger local, trier ses déchets, s’habiller équitable, développement soutenable, covoiturage, énergies vertes. Balivernes. Tous ces charlatans avides de solidarité sont condamnés à vivre en autarcie, loin du monde et de ses réalités, souvent pas bien loin de la pauvreté eux-mêmes. Regardons les choses en face.

 

Aide-toi et le ciel t’aidera. Aide ton prochain, il te chiera dans la main. Car que veut-il, le prochain ? Celui qui vit à deux heures d’avion de chez nous - et parfois bien plus près – dans des conditions déplorables que mêmes nos chiens n’en voudraient pas. Que veut-il ? Soyons lucide ! Notre place. Il veut notre place !!!

Il veut pouvoir, comme nous, en toute quiétude, acheter des vêtements de marques sans avoir à rendre de compte à personne – surtout pas à son patron qui le fait bosser 12 heures par jour pour un salaire de misère.

Il veut pouvoir, comme nous, prendre des vacances bien méritées en même temps que tout le monde, avachit sur une plage surpeuplée, se goinfrant de fruits bio importés de l’autre bout de la planète.

Il veut pouvoir, comme nous, conduire son 4*4 en ville, seul, pépère, et vider le contenu de son cendrier par la fenêtre si ça lui chante.

Il veut notre vie !

Et penserait-il à nous, alors, si les rôles étaient inversés ? Pensez-vous…

 

Alors, soyons raisonnables et cessons de penser qu’il pourrait y en avoir pour tous. Il n’y a pas de riches sans pauvres. C’est eux ou nous.

Ne nous blâmons pas. Bordel !!!


         "La part du gâteau" - Visuel Quat'rues

vendredi 27 janvier 2012

De la censure au coup de pub, il n'y a qu'un pas

"En mai 2012, Stéphane Guillon s'en va aussi..."
Ainsi s'intitule l'affiche annonçant le prochain spectacle de Stéphane Guillon, à l'Olympia du 1er au 6 mai prochain. Cette affiche a été posée, puis aussitôt retirée des murs du métro de Paris, ce jeudi 26 janvier.

La régie publicitaire de la RATP a en effet estimée l'affiche trop politique, n'entrant pas le cadre de leur convention.
Mouais... Y'aurait pas plutôt un petit fumet de censure là ?

Quoi qu'il en soit, l'affiche qui devait être une publicité vouée aux parisiens seulement, s'est désormais transformée en un gros coup de pub pour Stéphane Guillon partout en France.
Sur la toile, par le biais de twitters chevronnés, Stéphane Guillon en tête. Sur la petite lucarne aussi, avec le très regardé Petit Journal de Canal +.

A croire que la RATP souhaite aussi du changement en mai prochain !

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


lundi 17 janvier 2011

L´inconnu du métro

L´inconnu du métro - Blog Vêtements équitables Quat´rues
"Vous vous demandez qui est cet inconnu assis en face de vous qui regarde par la fenêtre. Chaque fois que vous tentez de regarder dans sa direction vous croisez son regard. Gêné vous baissez les yeux. On ne dévisage pas les gens. Il se demande la même chose. Pourtant vous ne le reverrez jamais. C’est l’inconnu du métro".

Pierre, Valentine, Hocine, Jalliamai, Nikita, Enzo, Ignace... Des portraits instantanés, comme ces photos qui les accompagnent.
Jamais trop longs, parfois barrés, souvent avec une pointe d´humour, ces portraits rappellent avec justesse et tendresse l´importance du rapport humain.

Voilà de quoi redorer le blason du déprimant leitmotiv "Boulot - métro - dodo". Faire du métropolitain un lieu d´échanges et de rencontres...
les commentaires sur le blog "l’inconnu du métro" laissent à penser que l´idée séduit et fait son chemin dans la tête de chaque nouveau lecteur.