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mercredi 8 août 2012

Xavier Rudd & Izintaba : Time to smile - Pause estivale et musicale (2ème)

Xavier Rudd-Time to smile
Xavier Rudd, attiré par le rock et le folk, mais surtout, par les sons particuliers de la musique traditionnelle aborigène, s'exerçait très jeune à la pratique du digeridoo. La légende veut qu'il ait appris à souffler dans cet étrange instrument de bois en s'entraînant d'abord... avec l'aspirateur familial.
Ayant une nette préférence pour les instruments acoustiques (dont il trouve les sonorités plus en accord avec ses convictions écologistes), il développe une esthétique de la vie inspirée en grande partie par le mode de vie Aborigène.

Végétarien de la première heure, Xavier Rudd milite pour la protection de la nature, contre le nucléaire, la pêche intensive à la baleine et adhère même au mouvement des barefooters, dont le credo consiste à débarrasser ses pieds de cet instrument d'aliénation insupportable qu'est la chaussure.

Vous le retrouvez ici pour le morceau "Time to smile" en compagnie du bassiste Tio Moloantoa et du percussionniste Andile Nqubezelo. Le trio baptisé Xavier Rudd & Inzintaba a en effet enregistré l'album Koonyum Sun parut au printemps 2010, délivrant un savant mélange de reggae, funk, blues et folk.

Xavier Rudd vient de sortir son 7ème album, l'excellent Spirit Bird.



Retrouvez aussi Xavier Rudd - "12th September"

vendredi 20 janvier 2012

Trophées de la honte pour les entreprises : "The Public Eye Awards"


En Novembre, nous vous parlions des nominés des "Prix Pinocchio 2011".
Dans la même veine, vous pouvez choisir l'entreprise la plus honteuse de l'année avec "The Public Eye Awards".

Les entreprises les plus irresponsables de l’année sont choisies par La Déclaration de Berne et Greenpeace, afin de les dénoncer ouvertement en prévision du Forum économique mondial de Davos.

Six candidats ont été sélectionnés pour leurs atteintes à l’environnement, pour leurs mauvaises conditions de travail, pour leurs manque de transparence ou parce qu’elles n’assument pas leurs responsabilités sociales d’entreprise.

Deux prix seront remis. Le GLOBAL Award décerné par un jury indépendant et le PEOPLE’s Award, choisi par le vote des internautes du monde entier.
Vous avez jusqu’au 26 janvier prochain à minuit pour désigner votre grand gagnant.

Les entreprises sélectionnées parmi plus de 40 entreprises dénoncées par diverses ONG sont :

  • Tepco pour sa “gestion” de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima et ses failles en matière de sécurité.
  • Syngenta, le plus grand producteur agrochimique mondial écoule de nombreux produits hautement toxiques qui nuisent à l’être humain et à l’environnement.
  • Vale, deuxième entreprise minière de la planète et plus gros producteur de minerai du monde. Son palmarès ? Violation des droits humains et surexploitation de la nature
  • La banque britannique Barclays qui fait grimper le prix des produits alimentaires aux dépens des plus pauvres.
  • L’entreprise minière américaine Freeport McMoran pour les quelque 230’000 tonnes de déchets chargés de métaux lourds sont déversés dans la nature, à proximité de sa mine de Grasberg, en Indonésie.
  • Le groupe Samsung, pour l’utilisation de produits hautement toxiques dans ses usines.
  • A vous de voter !

    Retrouvez aussi les gagnants des précédentes éditions des Public Eye Awards.

    jeudi 17 février 2011

    Nouvelle campagne d´affichage de France Nature Environnement : en partie censurée

    A deux jours de l´ouverture du Salon de l´Agriculture (du 19 au 27 février), la FNE (France Nature Environnement), qui regroupe environ 3000 associations de protection de la nature et de l'environnement, lance une campagne d´affichage... qui n´est pas du goût de tout le monde.
    En effet, alors que le ministre de l´agriculture la qualifie de « scandaleuse et inacceptable », la région Bretagne va assigner en justice la FNE pour "atteinte à son image".

    Le contexte

    Quelques jours en amont du salon de l´agriculture, France Nature Environnement lance une campagne d'affichage pour sensibiliser les citoyens aux excès de l'agriculture industrielle. Elle a défini pour cela trois angles d'attaque :

    - l'impact des pesticides qui causent la disparition des abeilles. L'emploi massif de pesticides dangereux contribue au déclin des abeilles et des autres pollinisateurs. La France est le 1er consommateur européen de produits phytosanitaires.
    - le nourrissage de certains animaux d'élevage avec des OGM importés. Des OGM sont importés pour alimenter le bétail français alors que nous nous interdisons d'en cultiver et que le consommateur n'en veut pas.
    - la concentration des élevages industriels, à l'origine de la pollution des algues vertes. Des tonnes de lisier, issues des déjections des élevages industriels, provoquent, en augmentant le taux de nitrates dans l'eau, des marées d'algues vertes.

    La censure

    Alors que toutes les affiches ont été autorisées par la justice (après une saisie des interprofessions porcine et bovine INTERBEV et INAPORC) et par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (saisie aussi par le comité régional de tourisme de la région Bretagne), la régie publicitaire de la RATP Métrobus a décidé que trois des six visuels prévus dans le dispositif d'affichage ne seront pas présents sur les panneaux.
    Dans un premier temps, aucune explication officielle n´est fournie à la FNE.

    Plus tard, la RATP explique qu´elle a jugé que les affiches concernant les algues vertes avaient un message ''trop agressif '' visant ''directement les éleveurs'', et donc ''contraires au principe de neutralité du service public'', rapporte Le Parisien.
    Quant à l'affiche inspirée du film Kill Bill de Quentin Tarantino, Métrobus a estimé qu'elle n'avait pas les autorisations requises pour reprendre ce thème.


    Mais la FNE a obtenu gain de cause dans les affaires en amont de la campagne d´affichage. La demande d’interdiction de diffusion des visuels mis en cause a été rejetée car la mesure constituait une restriction disproportionnée à la liberté d’expression.

    France Nature Environnement demande que l’affichage prévu  du 15 au 21 février soit respecté par la RATP et s'indigne de devoir ainsi pousser un cri d’alarme face à cette censure.


    Un dialogue, pas une lutte

    Le président de la FNE, Bruno Genty, explique dans Libération que le but de cette campagne n´est pas d´insulter les agriculteurs ou de froisser qui que ce soit, mais bien de dénoncer les excès de l'agriculture intensive. "Si l'image était plus nuancée, on aurait seulement touché une population déjà convaincue, alors que là ça frappe le grand public. On nous dit que c'est choquant, mais on s'est auto-censuré pour ne pas insulter la profession agricole".

    Le but de la campagne n'est donc pas de rompre le dialogue ou de stigmatiser les agriculteurs, mais bien d'engager un débat avec les pouvoirs publics !
    La FNE a d´ailleurs plusieurs propositions à leur soumettre. Principalement, celle d´aider les agriculteurs qui ont une pratique de l'agriculture moins intensive. Car le contexte agricole français n´est pas pas seulement confronté à des problèmes environnementaux, mais aussi économiques !


    Retrouvez aussi la pétition lancée par la FNE pour l'interdiction des pesticides les plus dangereux et l'application pleine et entière du plan Ecophyto 2018, qui vise à réduire de 50% en dix ans l'usage des pesticides. Par ici pour la signer.

    Affiches non censurées :
    Affiche FNE 1_blog Quat-rues_t shirt bio
    Affiche FNE 2_blog Quat-rues_t shirt équitable
    Affiche FNE 3_blog Quat-rues_t shirt éthique

    Affiches censurées :
    Affiche FNE 1 censurée_blog Quat-rues_vetement bio
    Affiche FNE 2 censurée_blog Quat-rues_vêtement équitable
    Affiche FNE 3 censurée_blog Quat-rues_vetement éthique