Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


Mot clé - pétrole

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 21 janvier 2011

Petrol Addict, vivement la desintox !

petrol addict blog t shirt equitable Quat´rues
Les « Petrol Addict », c´est nous, vous, tout le monde est concerné. Qu´on le veuille ou non, le pétrole fait partie de notre quotidien.

Greenpeace, avec sa campagne « Vivement la desintox », nous propose de suivre des étapes pour sortir de notre dépendance.

Par ici la thérapie de groupe !


Le témoignage de Lucy

Vous pouvez aussi retrouver la carte des projets fous des pétroliers dans le monde.
Cette carte présente des exemples parmi les sites de pétrole non conventionnel partout dans le monde. Certains sont déjà en cours d'exploitation, d'autres seulement à l'état d'étude ou d'exploration.

mardi 20 avril 2010

Humeur du mois d´Avril 2010

humeur mois d´avril 2010 pétrole Total
Les liens :
- Inscription à la Carte postale Quat´rues
- Abonnement au flux RSS du blog Quat´rues
- La page fan Quat´rues sur Facebook et Quat´rues comme ami pour la vie(rtuel) sur Facebook
- Le Tweeter Quat´rues
- Flux RSS Koi de neuf chez Quat´rues...

De quoi faire non ?!

jeudi 4 mars 2010

Quand un petit pays du Sud donne une leçon au Nord : le projet ITT en Equateur. La parole est à Matthieu, l´image à Canal...

Nous avions prévu la mise en ligne de ce billet demain, mais comme une émission est vouée à ce sujet ce soir sur canal +, en avant... A NE PAS MANQUER !
Diffusion le 3 mars à 22H15 sur canal + : Une idée simple...
Rediffusion dimanche 07 mars 2010 à 03h05

Par Matthieu le Quang

"L’Equateur est un pays pauvre doté d’une immense biodiversité mais en même temps dépendant des ressources générées par l’exploitation pétrolière. Ce petit pays est en train de faire un appel au reste du monde afin d’avoir l’appui de pays et de citoyens responsables pour réussir la transition vers un modèle de développement plus soutenable et une économie post-pétrolière. En effet, le projet ITT (sigle venant du nom des trois forages d’exploration qui se trouvent dans la zone : Ishpingo-Tambococha-Tiputini) est une des initiatives du gouvernement équatorien afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agit de ne pas exploiter quelque 850 millions de barils de pétrole situés dans le Parc Yasuní, une réserve naturelle qui contient une des plus importantes biodiversités dans le monde. L’exploitation de ce pétrole lourd, de 14 degrés API, pourrait rapporter à l’Etat entre 5 et 6 milliards de dollars (avec un prix d’environ 70 dollars le baril).

L’Equateur possède une économie basée principalement sur la rente du pétrole. Il faut bien se souvenir que le pétrole représente 22,2% du PIB, 63,1% des exportations et 46,6% du Budget Général de l’Etat, pour l’année 2008. Les réserves de l’ITT représentent environ 20% des réserves totales connues dans le pays. C’est donc une manne financière dont un pays aussi pauvre que l’Equateur ne peut se passer. Pourtant, la proposition du gouvernement équatorien est de ne pas exploiter ces réserves. Mais en échange, l’Equateur, en partant du principe de co-responsabilité pour les problèmes environnementaux globaux, demande à la communauté internationale une contribution à hauteur de 50% de la manne financière dont il pourrait disposer s’il exploitait ce pétrole. C’est une proposition qui vise à lutter contre le réchauffement climatique et contre la perte – sans possibilité de retour – d’une très riche biodiversité, à empêcher l’émission d’environ 410 millions de tonnes de CO2, à freiner la déforestation et la pollution des sols, ainsi que la détérioration des conditions de vie des habitants de la région. Les fonds obtenus par l’initiative seront destinés principalement au changement de la matrice d’offre énergétique et productive, réduisant l’utilisation de combustibles fossiles en les substituant par des formes renouvelables d’énergie hydraulique, géothermique, éolienne ou solaire. Ils serviront aussi à la protection et à l’administration efficiente de 40 Aires Protégées et Territoires indigènes (dans le parc Yasuni, vivent des peuples libres en isolement volontaire : les Tagaeri, les Taromenane et les Oñamenane), à la reforestation d’un million d’hectares ainsi qu’à l’investissement dans l’éducation, la santé, l’habitat et dans la création d’emplois dans des projets en accord avec les besoins des populations locales. Et tout cela, en harmonie avec la nature c’est-à-dire en dépassant le caractère principalement extractif de l’actuel modèle de développement qui dépend de l’exploitation du pétrole et des forêts. Avec ce projet ITT, le gouvernement équatorien veut montrer le nouveau modèle de développement que doit suivre le pays. Ce modèle est basé sur le respect des droits de la nature, l’équité sociale et l’utilisation de manière soutenable des ressources. Cette nouvelle vision implique de rompre avec la vision anthropocentrée du développement et ainsi, constitue un grand défi dans le contexte mondial actuel. De cette manière, le développement économique de l’Equateur ne dépendra plus du sacrifice du patrimoine naturel du pays en l’aidant à la transition d’une économie extractive, basée sur l’exploitation du pétrole, vers un modèle soutenable de développement avec un large emploi de sources renouvelables d’énergie respectant la biodiversité et l’équité sociale."