Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche


vendredi 6 juillet 2012

Du poison dans nos vêtements

visuel engagé bio équitable Quat´rues Belle priseRita Lemoine ne se doutait pas que ses chaussures neuves contenaient du diméthylfumarate, fongicide qui lui a provoqué une réaction cutanée spectaculaire et des paralysies musculaires.
Depuis 2009, ce produit est pourtant interdit dans l'UE. Mais de nombreux objets importés, notamment de Chine, échappent aux contrôles.

Si en Asie, le chrome, les pigments et le chlore font toujours autant de victimes dans les tanneries, les travailleurs européens du textile ne sont pas non plus épargnés.

Le documentaire fait la lumière sur de nombreux poisons de l'industrie textile auxquels sont exposés vendeurs et acheteurs, mais surtout fabricants, toujours inconscients du danger de leur travail.
Une belle démonstration que la protection de l'entreprise passe avant la protection du consommateur et du confectionneur.

Ainsi, nous apprenons par exemple qu'H&M (et ses « Conscious Collection ») s'efforce par différents moyens de rendre l'industrie de la mode plus viable, prenant au sérieux leurs responsabilités vis à vis de la production et des fournisseurs" - Ce qui explique sans doute que la marque utilise au moins 200 substances chimiques présentant un danger pour la santé.

Comme expliqué en toute fin de reportage, les vrais vêtements en coton bio ne font pas encore l'objet d'une production de masse.
Seules de petites et moyennes entreprises en proposent actuellement car les critères sont très strictes - coton cultivé dans le cadre d'une agriculture biologique bien sûr, mais aussi aucune utilisation de produits contaminant le tissu (teintures sans métaux lourds, sans résines synthétiques...).

Un vrai produit bio fait donc l'objet d'une attention toute particulière durant tout le processus de fabrication et l'acheminement des produits. Couplée aux valeurs du commerce équitable garantissant des conditions de travail respectueuses des travailleurs et à des visuels engagés réalisés avec des encres à l'eau 100 % écologiques, cela peut donner par exemple... un T-shirt Quat’rues

"Du poison dans nos vêtements"
(Allemagne, 2010, 43mn) - NDR
Rediffusions sur Arte :
Dimanche, 8 juillet 2012, 04h00
Samedi, 14 juillet 2012, 12h40

lundi 25 juillet 2011

Nutella contient le plus dangereux des phtalates

nutella poison DEHP

Les faits

Il y a 1 an, quasiment jour pour jour, Arte diffusait un reportage intitulé "L'emballage qui tue".
Dedans, nous y apprenions que le Nutella, meilleure pâte à tartiner pour beaucoup, contient un phtalate décelé par l'Office Fédéral de l'environnement, le DEHP, considéré comme le plus dangereux de tous pour l'organisme.
Un an après, voici une piqûre de rappel, avec l'aimable autorisation de Laurence, du blog Abonéobio, chez qui nous avons pioché l'information.

Ainsi donc, le DEHP, l'un des plastifiants les plus efficaces, est présent dans la pâte à tartiner Nutella. Le fabricant, Ferrero, ne s'en cache d'ailleurs pas, ayant lui-même conduit des analyses et constaté la présence de ce phtalate dans son produit. Cependant, Ferrero se défend en affirmant que la quantité de ces plastifiants est très faible et donc totalement inoffensive pour l'organisme.

Par contre, les spécialistes, eux, sont formels : Le DEHP est très dangereux et peut rendre stérile.

Comment cela se passe ?

Les emballages alimentaires contenant des phtalates, dont le DEHP, les verraient se propager dans les produits qu’ils préservent du pourrissement.
De l'aliment, ces phtalates passent alors dans notre organisme, et agissent alors comme des leurres hormonaux, provoquant des dérèglements du même ordre. Ils favorisent alors la stérilité chez l'homme. De même, ingérés par la femme enceinte, ces poisons atteignent le fœtus et peuvent entrainer une atrophie testiculaire qui conduira plus tard à la réduction de production de spermatozoïdes.

Une étude en Allemagne a démontré que sur 600 enfants, 100 % d'entre eux avaient dans leurs organismes des traces de DEHP. On retrouve par ailleurs chez tous les enfants 5 phtalates importants et chez 20 % d'entre eux, en quantité critique, donc toxique !

Dans le cas de Nutella, le DEHP ne provient pas de l'emballage, mais se trouve dans le produit lui-même, ce qui est d'autant plus grave !

Et maintenant ?

Pour les raisons citées ci-dessus, l'usage du DEPH a déjà été interdit dans l'industrie des jouets, classifié «toxique pour la reproduction» par la commission européenne depuis janvier 2007.

Alors que nous avons tous de ces phtalates dans le corps, pourquoi donc, au delà des jouets, cette substance n'est elle pas bannit des emballages et toujours présente dans l'alimentation ?
Si la question reste sans réponse, l'ECHA (Agence Européenne des produits chimiques) a déterminé que l'utilisation du DEHP devrait être entièrement abandonnée d'ici octobre 2012.

D'ici là, nous continuerons à nous empoisonner tranquillement un peu plus chaque jour ! Car si nous limitons désormais notre consommation de Nutella, où trouver une liste complète des aliments contenant du DEHP ?

D'autres questions restent d'ailleurs en suspend :
Pourquoi ne pas mettre en place cette interdiction dès maintenant (ou il y a 1 an au moment du reportage) ?
Quels sont les autres phtalates dangereux pour la santé et présents dans les produits alimentaires ? Seront-ils aussi interdits en Octobre 2012 ?

Si vous avez des éléments de réponses, nous sommes preneurs ! En attendant, nous vous proposons les alternatives de Laurence pour remplacer votre pot de Nutella.


L'emballage qui tue 1/2 par Wakeup-