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Mot clé - régularisation

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vendredi 11 mai 2012

Le président Hollande doit marquer une rupture avec la xénophobie d'Etat et décréter un moratoire sur les expulsions

(Visuel Quat'rues créé dans le cadre d'un partenariat avec Réseau Education Sans Frontières - Le billet qui suit est un relais de cette même association)


En dix années, de l'Intérieur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a emprisonné en centre de rétention plus d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants étrangers sans papiers et en a expulsé de deux à trois cent mille.

A son tour expulsé de l'Elysée, son successeur a affirmé vouloir mener "une autre politique migratoire fondée sur des règles transparentes, stables et justes, conduite dans le respect de la dignité de tous les êtres humains qui sont sur notre territoire" (courrier au RESF et à l'OEE du  20 février 2012 http://www.educationsansfrontieres.org/article41771.html ).


Même si ses engagements ont été limités et prudents, cette volonté du Président Hollande devrait marquer une rupture avec la xénophobie d'Etat, se traduire par un profond réexamen du code de séjour des étrangers et des demandeurs d'asile (CESEDA) et permettre de répondre aux exigences minimum qui ont été portées par le Réseau Education Sans Frontière et par les militants et élus de gauche sous les quinquennats de Chirac et de Sarkozy :

* Conformément aux engagements écrits pris par le candidat Hollande, le placement en rétention des mineurs devra être interdit, la gratuité de l'AME rétablie, la liste des pays dits sûrs supprimée, le droit d'asile pleinement restauré.

* De même les parents d'enfants scolarisés ou les sans papiers ayant un travail déclaré ou au noir devront être régularisés, conformément aux engagements pris par le Parti Socialiste et plusieurs fois évoqués par le candidat.

* Même si, de façon incompréhensible, cet aspect de la question ne figure pas dans le programme du Parti Socialiste ni dans celui de son candidat, le RESF maintient son exigence de la régularisation des jeunes majeurs scolarisés, sauf à souhaitervoir les élèves des lycées des jeunes concernés défiler par centaines sous Hollande comme ils l'ont si souvent fait sous Sarkozy avec la solidarité de militants et d'élus des partis de gauche, dont le Parti Socialiste.

* Le démembrement des familles (l'expulsion d'un père ou d'une mère tandis que le conjoint et les enfants restent en France), mesure inhumaine s'il en est, devra être interdit.

* Les taxes prohibitives perçues sur la délivrance des titres de séjour doivent être réduites, ramenées, par exemples à celles exigées pour la délivrance d'un passeport français (80 €)

* L'accueil des étrangers, y compris ceux en situation régulière, est actuellement organisé dans certaines préfectures dans des conditions dégradantes. Il convient d'y remédier très rapidement.

Ces mesures, et celles concernant les autres catégories de sans papiers devront être prises au plus vite. RESF a cependant conscience de la difficulté à décider et à organiser ces dispositifs en quelques jours.

Aussi semble-t-il indispensable et urgent que le président de la République prenne dès son entrée en fonction une mesure forte, à la fois symbolique, et qui concrétise aux yeux de tous que les promesses électorales ne sont pas du vent : un moratoire sur les expulsions.

L'expulsion est, en effet, une mesure d'une extrême gravité, propre à mettre en cause la vie, l'avenir, de ceux sur lesquels elle s'abat. C'est tout à la fois une arrestation impromptue, une garde à vue, un emprisonnement (jusqu'à 45 jours !), la perte de son travail, de son logement, la spoliation des biens accumulés, la rupture définitive avec son milieu, ses amis, sa famille et une humiliation dont on ne se remet pas : le pays qu'on avait choisi vous rejette et vous dépose, parfois dans la tenue dans laquelle vous avez été arrêté, à la queue de l'avion, sur le tarmac d'un aéroport ou rien ni personne ne vous attend.

La volonté exprimée par le président d'une "une autre politique migratoire" respectant "la dignité de tous les êtres humains" impose la refonte du CESEDA.  Il serait dès lors inacceptable que des hommes, des femmes, des enfants soient expulsés sur la base de textes hérités du sarkozysme et promis à la corbeille très vite. Décréter un moratoire sur les expulsions est une mesure conservatoire à laquelle le nouveau pouvoir ne saurait se dérober.

Le changement, c'est maintenant ?


lundi 12 décembre 2011

Urgent : Enfants en danger, régularisez-les !

De nombreuses écoles en France sont concernées par la présence d'enfants de parents sans papiers.

C'est le cas notamment à Vénissieux (69) où RESF (Réseau d'Education Sans Frontières) se mobilise particulièrement aujourd'hui pour deux familles dont les enfants sont scolarisés dans les écoles Ch. Perrault et à J. Moulin.

Ces deux familles Vénissianes sont en effet menacées d'expulsion malgré leur volonté de construire leur vie en France.
Elles ont besoin de soutiens nombreux pour montrer à la Préfecture qu'elles ne sont pas isolées et qu'en cas de tentative d'expulsion, il y aura une forte mobilisation.

RESF a décidé d'alerter l'opinion sur le durcissement de la politique d'immigration, en organisant notamment ce lundi 12 décembre à 17h15 un rassemblement avec conférence de presse devant la mairie de Vénissieux.

Venez nombreux !


Voici les liens pour les pétitions à imprimer et à faire signer :
Régularisation pour Aoua
Régularisation pour Békir